Bouffeur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que ça intéresse tout mes visionnages de vieilleries, coup de coeur et nanar potentiels. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau visionnage et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère!

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samedi 17 avril 2010

John and Mary - Peter Yates (1969)


Au petit matin, Dustin Hoffman et Mia Farrow se réveillent dans le même lit après une nuit passé ensemble. C'est le point de départ de cette comédie romantique qui inverse le propos en amenant tout le registre séduction après l'acte dans une unité de temps et de lieu épatante (Greenwich Village se dévoilant en toile de fond). Un peu empruntés et méfiants l'un envers l'autre, les deux vont apprendre à se connaître durant la journée qui suit ce qui devait être une coucherie sans lendemain.


Yates
multiplie les astuces narratives géniales et ludiques : arrêt sur image, flashback dévoilant la rencontre finalement assez quelconque de la veille ou encore le passé des héros, faux flash forward où ils imaginent ce qu'ils feront du reste de leur journée après s'être débarrassé l'un de l'autre. Autre excellente idée les pensées des héros dévoilés en voix off à des moments clés, créant un décalage hilarant que ce soit dans les tactiques de séduction, les mots mal interprétés qui déclenchent la suspicion des deux côtés (le passage où Hoffman soupçonne Farrow de vouloir s'installer chez lui est génial). Sans vraiment s'en rendre compte les eux sont tombé amoureux et sont incapable de se décoller, et l'intrigue ne quittant jamais l'appartement d'Hoffman n'est jamais ennuyeuse.

L'alchimie entre Hoffman (qui a gardé tout le charme juvénile du Lauréat) et une Mia Farrow absolument craquante (époque "Rosemary Baby" les cheveux court et tout !) fait le reste, le film adoptant les mécanisme narratif des comédies romantique de l'âge d'or Hollywoodien avec les inventions formelles du Nouvel Hollywood (on sent l'influence énorme de la nouvelle vague notamment A bout de souffle avec le look de Mia Farrow rappelant Anna Karina, les longs instants oisifs dans l'appartement) la dimension sexuelle étant bien présente sans être appuyé outre mesure. Au final une petite merveille de candeur au ton naturaliste et sophistiqué à la fois dont la conclusion tout en retenue devrait définitivement faire fondre la midinette qui sommeille en vous.

Ce petit bijou est uniquement disponible en zone 1 à prix raisonnable chez la Fox, doté d'une VF et de sous titres anglais.

extrait

3 commentaires:

  1. Salut Justin ! :o))

    Justement, Nous avons décidé de nous faire une petite collection des films avec Dustin Hoffman... On commencera donc peut-être avec celui-là. Bonne chance pour ton blog et bon courage (ayant un blog moi-même, je sais combien il est difficile de le mettre à jour tous les jours... Enfin, chez moi, cette difficulté est accrue par le fait qu'il s'agit d'un site d'actualité. Mais le principe reste le même. MàJ chaque jour et ce n'est pas toujours facile à tenir. Quoi qu'il en soit, toutes mes félicitations pour ton blog et longue vie à Chronique du Cinéphile Stakhanoviste ;o)

    N.

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  2. La midinette qui sommeille en moi vous le confirme! Ce film est une merveille.

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  3. Content d'avoir réveillé la midinette! ^^ Et une petite pensée pour Peter Yates qui a disparu récemment, vraiment un de ses meilleurs films ("Bullitt" a un peu éclipsé le reste de sa production...).

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