Bouffeur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que ça intéresse tout mes visionnages de vieilleries, coup de coeur et nanar potentiels. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau visionnage et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère!

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mercredi 18 mai 2011

Hercule et la Reine de Lydie - Ercole E La Regina Di Lidia, Pietro Francisi (1959)


Suite aux succès des Travaux d'Hercule, la même équipe gagnante était réunie pour un second volet avec Pietro Francisci/Steve Reeves et Mario Bava à la photo. Comme le précédent le scénario mélange des éléments de l'épopée d'Hercule (cette fois le mythe d'Omphale ) qui se greffent à la tragédie grecque ( les sept contre Thèbes et Oedipe). Le mélange opère parfaitement pour un scénario bien plus intéressant que le premier film et mettant Hercule plus en difficulté, ici soumis et séduit par la reine de Lydie et dont sa force semblant indissociable de sa volonté propre ne sera retrouvée qu'en redevenant lui même.

Visuellement c'est un croisement entre le classicisme du premier épisode et les excès à venir dans les épisodes suivant, Hercule contre les vampires et Hercule à la conquête de l'Atlantide. Mario Bava s'en donne ainsi à coeur joie sur les couleurs surréalistes de l'antre souterraine de la Reine de Lydie. Les éclairages de même décors évoluent ainsi constamment selon les sentiments d'Hercule lors de sa captivité, parfois au sein de la même scène comme lorsqu'il cède pour de bon à la séduction de la Reine Lydie. L'ambiance se fait gothique à souhait pour illustrer les moments les plus sadiques comme ce musée Grévin humain où la Reine de Lydie expose tout ses anciens amants ou encore la cuve égyptienne ( les style sont toujours assez hétéroclite dans le péplum italien) où elle entrepose leurs cadavres pour les soumettre à l'opération. Les décors studios sont très réussis et truffé de pièges transformant la séquence d'évasion en jeu vidéo avant l'heure.

D'un autre côté le film offre une splendide (bien que trop courte) scène de bataille finale pour la défense de Thèbes des plus efficace (où le métier de Francisi permet de gérer parfaitement le manque de moyen par rapport au ciné Hollywoodien) avec un Hercule plus surhomme que jamais qui fait s'écrouler les tourelles adverses à la force de ses bras. Parmi les autres moments réussis l'affrontement au début avec le fils de Guée dont l'énergie se régénère dès qu'il touche le sol ce qui offre quelques difficultés. Par contre le combat de Hercule face à une horde de tigres est franchement raté pour cause de montage hasardeux et d'une peluche un peu trop visible lors des gros plans.

Steve Reeves pour la dernière fois dans le rôle est toujours aussi imposant et charismatique tandis que Sergio Fantoni offre un flamboyant Étéocle, méchant bien théâtral. Sylvia Lopez est assez convaincante en Reine de Lydie bien aidée par son physique assez étrange et c'est finalement l'autre rôle féminin Sylvia Koscina qui en fait les frais avec un personnage moins présent et consistant que dans le premier film. Bien meilleur que le premier volet donc et d'un classicisme très agréable mais on peut sans doute préférer le grain de folie qui animera les volets suivant plus inventifs. On en reparlera prochainement...

Comme le premier sorti dans la collection Péplum paru chez les marchand de journaux

Extrait des 10 premières minutes

mardi 17 mai 2011

Les Travaux d'Hercule - Le Fatiche Di Ercole, Pietro Francisi (1958)


Hercule sert de précepteur au fils du roi de Thèbes. Il va affronter le lion de Némée qui terrorise la région, puis s'embarquer en compagnie de Jason à la recherche de la Toison d'or.

Les Travaux d'Hercule est le film qui lança la vague des musculeux dans le péplum italien et constitue la première grande aventure d'Hercule à l'écran. C'est un vrai délice visuel grâce à la mise en scène efficace du très doué artisan Pietro Francisci (réalisateur qui avait déjà donné dans le péplum quelques années auparavant avec notamment le très réussi Attila Fleau de Dieu) qui gère parfaitement son scope avec une flopée de plans spectaculaire en studio (impressionnante scène de tempête sur le bateau, les palais somptueux) ou en extérieur (superbes vue de la côte, le bateau en pleine mer). La direction artistique et la photo splendide d'un certain Mario Bava n'est pas étrangère nom plus à la beauté plastique du film.

Niveau scénario on a un un mélange de deux récits de la mythologie grecque avec les fameux Douze Travaux d'Hercule mais aussi l'épopée de Jason et la toison d'or. Les travaux sont limités à deux à l'écran, le lion de Nemée et le taureau de Crète tandis que certains épisodes Herculeen sont associés à Jason (comme un passage très réussis chez des amazones redoutables) et inversement sans parler de personnages déplacés ici comme un tout jeune Ulysse en lieu et place de Iolas, neveu et inséparable compagnon d'Hercule.

Malgré de petites longueur par instants, c'est donc un vrai bon film d'aventure spectaculaire ettruffé de bons moments. La première apparition d'Hercule qui stoppe des chevaux emballés en soulevant un tronc d'arbre impressionne d'emblée, tout comme plus tard l'affrontement avec le monstre protégeant la toison d'or ou encore un final épique où Hercule décime une armée à lui seul. Steve Reeves s'avère un des tout meilleurs interprète d'Hercule car en plus d'être sacrément imposant physiquement il possède un vrai charisme et fait preuve de relatives qualités dramatiques appréciables (on est loin des colosses inexpressifs qui joueront Hercule dans les films futurs) notamment pour exprimer la solitude d'Hercule, demi dieu ne pouvant totalement s'intégrer à la vie des hommes qui se méfient de lui. Les autres seconds rôle sont très bons également notamment l'infâme roi Pelias et son acolyte Eurysthée ( leur association revêtantavec un soupçon d'homosexualité sous-jacente) tandis que chez les femmes on retrouve la grande méchante du péplum italien Gianna Maria Canale vénéneuse reine des amazones et la belle Sylva Koscina en épouse d'Hercule.

Grand succès au box-office, le film lance pour quelques années une vague massive de péplum qui ne s'essoufflera qu'avec l'arrivée d'un nouveau genre plus porteur, le western spaghetti. Il connaîtra une suite encore plus réussie tournée un an plus tard avec la même équipe Hercule et la Reine de Lydie et engendrera une série de cinq films très intéressants où passeront des réalisateurs aussi doués que Mario Bava ou Vittorio Cottafavi. On en reparle très vite dès demain !

Disponible dans la collection "péplum" parue il y a quelques années chez les marchands de journaux et dont on retrouve assez facilement les exemplaires sur les sites de ventes divers.

Extrait des 1o premières minutes