Only You (2018)
Il y a 2 heures
Effet spéciale à elle toute seule, Raquel Welch affolante tout du long dans son micro bikini en peau de bête gagne définitivement ses galons de sex symbol en s’inscrit dans l’inconscient collectif cinéphile, plus pour ses formes que pour ses talents dramatiques qu’elle aura l’occasion de prouver plus tard. Le plaisir fantasmatique est d’ailleurs à son comble lors d'un combat à main nue entre elle et une Martine Beswick tout aussi peu vêtue. Cette dernière aura même droit à une suite/spin off exploitant le filon avec l’amusant mais anecdotique The Prehistoric Women. Un spectacle des plus agréable donc et très loin de la réputation de nanar que le film se traîne parfois.
Excellentissime comédie d'espionnage 60's, un sous genre pas si simple à gérer mais qui compte son lot de pépites comme les les deux Flint ou encore la première version de Casino Royale. Leslie H.Martinson, réalisateur entre autre de l'adaptation cinéma de la première série parodique Batman gère idéalement l'équilibre entre comique et sérieux. Si on est bien conscient que l'on est devant un objet léger et fantaisiste, l'intrigue n'est jamais traitée par dessus la jambe et se suit avec intérêt de bout en bout porté par un esprit serial particulièrement plaisant avec son lot de péripéties, trahison et retournement de situations surprenant (comme l'enjeu qui change totalement suite à une révélation à mi film).
Le film repose entièrement sur le charme et le classe de Raquel Welch. Epatante en espionne amateur, elle affole totalement le spectateur par son sex appeal ravageur (il faut voir son apparition en petit bikini vert...) mais avec l'once de second degré sur elle même et de charme qui font la différence tout en étant tout à fait crédible dans les moments plus tendu. Le jeu de séduction avec le personnage ambigu de Tony Franciosa (très classe et charmeur aussi) fonctionne donc très bien avec une belle alchimie entre les deux.
Contrairement aux Filnt ou à Casino Royale cités auparavant, on est plus dans une comédie d'espionnage qu'une parodie, et le scénario évite les moments en roue libre (qui gâchait le bariolé Modesty Blaise de Joseph Losey par exemple) avec une intrigue bien nerveuse et palpitante. Martinson livre un festival de morceaux de bravoures bien enlevés où une réelle tension se ressent.
Au programme une course poursuite en hors bord digne de meilleurs James Bond, Raquel Welch en robe rouge livrée en pâture à un taureau dans une arène de corrida, un face à face en pleine mer avec un tueur armé d'un harpon ou encore un joli duel aérien final entre deux avions. Léger, enlevé et emballé en 1h30, petite surcrerie irrésistible pour les amateurs du genre.