Bouffeur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que ça intéresse tout mes visionnages de vieilleries, coup de coeur et nanar potentiels. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau visionnage et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère!
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Le jour où la victoire des Alliés de la
Première Guerre mondiale est prononcée au moment du traité de Versailles
en 1919, un officier britannique amnésique s'échappe de l'asile de
Melridge en Angleterre où il séjournait depuis des mois, après qu'il a
été libéré par les Allemands à la suite de l'armistice de 1918. Errant
dans le village de Melridge, il fait la rencontre d'une jeune femme,
Paula, qui vient d’entrer dans un bureau de tabac comme lui, le prend en
pitié et décide de s'occuper de lui. Elle s'enfuit avec lui et lui
donne le nom de John Smith. Ils finissent par se marier et un enfant
naît de leur union
Mervyn LeRoy signe un mélo aussi
rocambolesque que touchant au service de son actrice fétiche Greer
Garson (reine du mélo hollywoodien des années 40). L'idée centrale du
film (adapté d'un roman de James Hilton paru en 1941) serait que l'amour
véritable et la passion ne peut exister qu'à travers une forme de
vulnérabilité où s'affirment les sentiments. Cette vulnérabilité est
poussée à l'extrême avec Ronald Colman, traumatisé et amnésique après
son expérience des tranchées de la Première Guerre Mondiale. Ses
attitudes fébriles, son élocution laborieuse et sa mémoire vierge en
font un enfant terrorisé (y compris dans un écart de violence
incontrôlé) par le monde extérieur jusqu'à sa rencontre avec Paula
(Greer Garson). L'amour se dispute à l'instinct maternel envers cet être
chétif qu'elle veut protéger, qu'elle va aider à reprendre pied jusqu'à
ce qu'ils s'avouent leurs sentiments mutuels.
Mervyn LeRoy filme
toute cette première partie comme un songe, tour à tour cauchemar que
Mr Smith (Ronald Colman) se trouve perdu dans le tumulte de la ville,
puis le rêve dans sa vision de la romance avec Paula. Le réalisateur
laisse transparaître une facticité volontaire et tonalité de conte dans
les arrière-plans (les vues depuis la vitre du compartiment de train où
le couple se fait face, celle depuis la fenêtre du domicile conjugal),
les décors (la campagne de studio pour la scène de pique-nique) et même à
travers la bienveillance de toutes les figures rencontrées par le
couple. La mémoire défaillante de Mr Smith l'a forcé à s'ouvrir
naturellement et sans fard à Paula qui trouve en lui l'écrin idéal à
l'affection qu'elle est prête à offrir. La deuxième partie où Colman
retrouve la mémoire renvoie donc la beauté des évènements qui ont
précédés à leur nature de songe trop beau pour être vrai.
En
retrouvant son ancienne vie, nom et repères, Ronald Colman renoue avec
l'instinct de protection du réel (et presque celui de la civilisation,
toutes les scènes romantiques étant rattachées à un environnement rural,
la luxuriance pastorale cède au simple luxe matériel), symbolisé par
l'abandon des aspirations littéraires de son "moi" amnésique pour être
le tycoon financier et politique qu'appelle son "moi" naturel et
pragmatique. L'acteur est assez stupéfiant en grand meurtri de la Grande
Guerre (peut-être que sa vraie expérience du conflit où il fut blessé
en 2014 puis démobilisé en 2015 -pour une blessure le laissant boiteux
toute sa vie - a pu aider) pour offrir un contraste saisissant en homme
d'affaire pressé et distant - même si toujours solitaire et incomplet,
d'une manière différente. Si un rebondissement improbable amène une
proximité nouvelle entre Smith et Paula (mais l'amateur de mélo le
tolérera volontiers), les parallèles entre la première partie
émotionnellement à nu et la seconde sous contrôle sont captivants.
On
pense à la demande en mariage toute en candeur pastorale du début de
film et la quasi et glaciale "embauche" où la malheureuse Greer Garson
passe d'idéal amoureux à simple tremplin de réussite politique.
L'actrice est toute en élégance résignée et touchante, dans l'attente de
l'étincelle où elle retrouvera l'identité de celui qu’elle a aimé. On
regrettera juste que Mervyn LeRoy soit si sobre dans sa conclusion, plus
de flamboyance dans les retrouvailles n'aurait pas été de refus. Il
n'en reste pas moins un superbe mélo qui sera un des grands succès de la
MGM cette année-là au box-office, récoltant également sept nomination
aux Oscars.
Lorsque le Holmes Woolen Mill
se retrouve ravagé par un incendie, son directeur, Andrew Holmes, accuse
l'un des employés, Leopold Dilg, contestataire notoire. Un homme ayant
été tué dans le désastre, Dilg, qui clame son innocence, se retrouve
inculpé de meurtre au milieu d'une campagne de presse savamment
orchestrée par Holmes. Ayant réussi à s'évader, et décidé à obtenir un
jugement équitable, il trouve refuge chez Nora Shelley, une ancienne
camarade de classe. Mais cette dernière loue justement sa maison à
Michael Lightcap, un important juriste de Boston venu au calme pour
écrire un livre...
George Stevens réussi avec un brillant mélange de comédie romantique et de réflexion sociale avec ce surprenant The Talk of the Town.
Les ruptures seront de mise tout au long du récit avec notamment une
ouverture saisissante et digne d'un film noir qui nous fait découvrir la
situation dramatique de Leopold Dilg (Cary Grant). En quelques
vignettes nous découvrons le parcours ayant mené le personnage en prison après avoir été accusé de l'incendie de l'usine de son patron Andrew
Holmes et provoqué la mort d'un gardien.
Cette entrée en matière choc
nous laisse dans l'expectative, d'autant que Stevens use très bien de
l'allure inquiétante que peut avoir Cary Grant sous les airs joviaux (et
surtout exploité avec brio par Hitchcock dans Soupçons (1941) ou Les Enchaînés (1946))
lors de son évasion et de la traque qui s'ensuit. La thématique du film
est déjà posée avec le regard sur Dilg qui est biaisé par
l'introduction tapageuse et qui en fait une figure menaçante, le scénario
questionnant constamment sur ce qui définit réellement un être derrière
ce qu'une campagne médiatique peut en faire. C'est d'abord ce que saura
voir Nora Shelley (Jean Arthur), amie d'enfance de Dilg chez laquelle il
se réfugie, où plutôt la pension qu'elle loue. Ne sachant que faire
d'un Dilg blessé et repu de fatigue et ne pouvant se résoudre à le
dénoncer, Nora sera bientôt prise de cours lorsque son premier locataire
arrive en avance. Il s'agit en plus de la personne la moins indiquée vu
la situation, le très austère et acariâtre Michael Lightcap (Ronald
Colman), juriste prestigieux de Boston venu au calme pour écrire un
livre.
Stevens tiens alors avec un équilibre délicat comédie
enlevée, triangle amoureux et trame policière toujours en poursuivant
ce thème de ce qui se révèle derrière l'idée qu'on veut nous donner
d'un personnage. Leopold Dilg s'avère ainsi un activiste dont le patron
a voulu se débarrasser tout en touchant les assurances de son usine
déclinante, aura monté toute la petite ville contre lui et acheté juges
et journaux locaux pour parvenir à ses fins. Lightcap s'avère tout à la
fois la pire et la meilleure compagnie possible par sa rigueur et sens
de la justice pour faire changer les opinions et sauver Dilg. Seulement,
le jugement de Lightcap est surtout théorique et représente une
application froide et sans âme de la loi en laquelle il a toute
confiance. Nora et Dilg devront amadouer le glacial juriste pour le
convaincre et le scénario joue sur plusieurs registres pour le pousser
dans ses derniers retranchements. D'abord la grosse comédie où une
délicieuse et maladroite Jean Arthur titille sévèrement les nerfs d'un
Ronald Colman raide comme la justice justement, au phrasé précieux et
susceptible même s'il ne tardera pas à être sous le charme.
L'autre
angle d'approche est la réflexion avec une vraie respiration entre
l'urgence du début et la fin du film où Dilg se faisant passer pour le
jardinier bouscule Lightcap dans son idée de loi et qui pour lui doit
prendre l'humain avant de poser son verdict aveugle et implacable, ce
déséquilibre étant la cause de cet engagement qui lui a causé tant de
problème. Lightcap rarement aussi bousculé revoit ainsi progressivement
son jugement d'autant qu'il est exposé à la corruption locale et à la
campagne contre Dilg téléguidée par sa "victime". Stevens ose une sorte
d'aparté philosophique et une confrontation intellectuelle qui n'ennuie jamais et met en valeur les deux
héros masculins dont la rivalité hors écran (Cary Grant ayant demandé le
changement du titre initial Mr Twilight
mettant en avant le personnage de Colman plus riche selon lui et le
film constituant à l'époque une rareté avec deux lead stars masculine
partageant ainsi l'affiche sur un pied d'égalité) se prolonge dans le
film pour les faveurs de Jean Arthur.
Les deux héros sont d'ailleurs si
bien caractérisé et attachants que l'indécision du triangle amoureux se
maintient jusqu'à la dernière minute, Stevens tournant les deux options
possibles et ne faisant son choix qu'après les retours de
projection-test. Cary Grant et Ronald Colman sont en fait les deux
revers d'une même pièce formant la justice idéale, le premier sous ses
airs légers incarnant un personnage engagé et déterminé devant parfois
apprendre à rentrer dans le rang et faire confiance aux institutions.
A
l'inverse Colman doit aller au-delà des textes et décrets pour plonger
parmi ceux sur lesquels ils seront appliqués, savoir se dérider et
s'adapter au défaillances bien humaine qui rendent le jugement parfait
impossible sans une proximité et clairvoyance. L'idée de fendre l'armure
de notable distant en se rasant la barbe est brillante, mettant le
personnage sur les bons rails dès qu'il arbore une moustache bien plus
séduisante. Jean Arthur est au centre de ses idéologies, représentant
justement ce peuple dans ce qu'il a de plus sincère en voyant l'innocent
derrière l'accusé idéal désigné par les journaux pour Dilg, et l'homme
compatissant et sympathique derrière le juriste glacial pour Lightcap.
La
dernière partie en forme de trépidante enquête policière inverse donc
les rôles pour une issue attendue mais très bien amenée. On adhère à
l'idéalisme de Stevens porté par un trio d'acteurs épatant et porté par
un propos passionnant dans ce très beau film.
Sorti en dvd zone 2 français chez Sony mais l'édition étant introuvable désormais et hors de prix se pencher sur le zone 1 bien plus abordable et qui comporte des sous-titres français
En 1789, Lucie Manette, dont Sydney
Carton vient de s'éprendre, aime Charles Darney, neveu du tyrannique
Marquis de Saint-Évremont. Celui-ci, responsable de la mort d'un enfant,
sera tué par le père de ce dernier. En outre, la Révolution française
gronde et bientôt, ce sera la Prise de la Bastille...
Cette
adaptation du roman éponyme de Charles Dickens nous offre un captivant
et tumultueux mélodrame historique, sommet des productions d'un David
O'Selznick officiant encore à la MGM. L'intrigue offre une tonalité tout
à la fois romanesque et respectueuse de la réalité historique,
entremêlant constamment l'intime et la grande Histoire. Cela fonctionne
notamment par un usage volontaire des grands archétypes associés à cette
période. L'ouverture nous plonge donc dans une France faisant office de
poudrière prête à exploser durant cette période pré révolutionnaire.
Les tableaux de misères sont saisissants avec ce peuple s'abreuvant de
flaques d'eau insalubre, les nobles et aristocrates sont plus abjects
les uns que les autres tel un Basil Rathbone en Marquis de
Saint-Évremond écrasant sans un regard les enfants ayant le malheur de
se trouver sur le chemin de sa calèche lancée à toute vitesse. Même en
nuançant le propos on retombe dans ces mêmes archétypes avec un Charles
Darney (Donald Woods) en neveu de Saint-Évremond reniant l'attitude de
son oncle et défenseur du peuple. La vraie émotion naîtra surtout avec
les retrouvailles poignantes entre le Dr Manette (Henry B. Walthall)
embastillé depuis 18 ans et sa fille Lucie (Elizabeth Allan) tandis que
l'originalité se ressentira dans la nature très feuilletonesque donnée à
ces prémisses de la Révolution amorcée bien en amont par la société
secrète des "Jacques".
Cruels au point d'en être grotesque (le
Marquis de Saint-Évremont), vertueux jusqu'à en paraître lisses (Charles
Darney et Lucie), tous ces personnages et ce contexte historique ne
nous paraîtra plus palpable qu'avec l'arrivé de Carton (Ronald Colman)
dans l'intrigue. Dénué de l'égoïsme des aristocrates, de la soif de
vengeance du peuple et de la bienveillance des républicains, Carton ne
sert finalement que le mépris qu'il a de lui-même et l'auto destruction à
laquelle il se livre dans ses beuveries. C'est un être plus faillible
et humain auquel nous pouvant épouser le regard. On découvre ainsi
autant ses aptitudes (remarquable scène d'enquête et de procès) que les
démons qui le rongent par ses interactions avec les autres personnages
qu'il fait réellement exister.
Lucie par sa sollicitude pour lui devient
un touchant enjeu d'amour platonique qui le forcera à se montrer sous
un meilleur jour jusqu'au magnifique sacrifice final. Ronald Colman qui
caressait depuis longtemps le rêve d'interpréter le personnage de
Dickens offre une prestation subtile et poignante. Les nuances et
contradictions de Carton exprime ainsi une certaine idée du libre
arbitre où la bonté naîtra plus de notre éveil et fort intérieur plutôt
que d'une idéologie.
A l'inverse les mouvements collectifs même bien
intentionnés sont voués à l'échec moral. Les scènes de procès où
l'esprit de revanche a plus court que la vraie justice (tout aristocrate
ou plus ou moins lié à eux étant condamné à mort dans ce règne de la
terreur) renvoient finalement les révolutionnaires et nobles dos à dos,
les premiers faisant preuve de la même indifférence que les seconds en
méprisant une caste entière sans se préoccuper de l'individu.
Les
équipes de la MGM offrent une direction artistique époustouflante
portée par la mise en scène inspirée de Jack Conway encore sous haute
influence du muet lorsqu'il use grandement de phrases exaltées
s'affichant à l'écran pour appuyer les moments les plus évocateurs de
l'oppression puis de la révolte du peuple. La caméra s'attarde sur les
regards mornes puis enragés, les élans collectifs se font dans des
mouvements de caméra amples où la conscience et la colère semblent
monter comme un seul homme au sein d'une population qui a trop subie.
Mme Defarge (Blanche Yurka) la plus enragée de tous exprime à elle seule
cette furie qui renverra finalement à des motifs plus personnels. Le
plus impressionnant morceau de bravoure ne sera cependant pas dû à Jack
Conway mais plutôt à Val Newton et Jacques Tourneur à la seconde équipe
qui signent l'incroyable séquence de prise de la Bastille, d'une ampleur
et intensité stupéfiante.
Conservant sa liberté d'action et de pensée
jusqu'au bout, Carton se détache de toute cette fourmilière indistincte
pour finalement signer l'acte le plus noble du film dans une belle
conclusion où la fin imminente se confond avec un sentiment d'éternité
lors du plan aérien final.
David Grant partage un billet de
loterie avec Jean Newton. Avec leurs gains, ils entreprennent alors une
lune de miel « imaginaire ».
Lucky Partners
est un des plus gros succès de la RKO de 1940 et voit la rencontre
entre le charme distingué de Ronald Colman et la gouaille de la
populaire working class girl Ginger Rogers dans une délicieuse comédie
romantique. Dès l'ouverture, tout semble prédestiné pour lier les
destins de David Grant (Ronald Colman) et Jean Newton (Ginger Rogers).
Charmé par l'allure de Ginger Rogers qu'il croise dans la rue, Ronald
Colman lui lance un amical et innocent "Bonne chance !" dont il ne
devine pas les conséquences. Soudainement auréolée d'une chance
étonnante après ce salut d'un inconnu, elle décide de reprendre sa
marotte abandonnée pour la loterie et de partager un billet de loterie
avec Colman. Celui-ci accepte mais au lieu d'empocher sa part du gain
potentiel lui propose de lui un voyage en commun, une fausse lune de
miel platonique vu qu'elle s'apprête à se marier avec le balourd
Frederick (Jack Carson).
Ce pitch improbable (et en fait remake du Bonne chance !
(1935) de Sacha Guitry) fait reposer tout son charme sur la
personnalité des deux interprètes et des étincelles naissant de leurs
caractère opposé. C'est par cette opposition constante que l'impossible
sera constamment permis, que ce soit les hasards et rencontres lorgnant
sur le conte de fée (la "victoire" à la loterie, la rencontre et le
serment avec le vieux couple) et surtout le passif des personnages.
David Grant vit une existante bohème sans se soucier de l'opinion des
autres, Jean est une fille ordinaire n'ayant jamais quitté son quartier
pour qui ce regard extérieur importe justement. Cette attitude de David
Grant est due à une déconvenue passée qu'on ne découvrira qu'en
conclusion (qui en fait un peu un personnage à la Mon homme Godfrey (1936) William Powell reprendra d'ailleurs le rôle de Ronald Colman à la radio avec Ginger Rogers)
et il cherche avant tout à amener un regard plus vaste à une Jean dont
l'existence s'annonce plutôt quelconque après son mariage. L'apport
mutuel sera finalement commun, puisque en tombant amoureux de Jean David
va bien malgré lui être ramené à des préoccupations plus intimes alors
qu'il cherchait à être détaché de tout.
Milestone parvient à
exprimer toutes cette gamme de sentiment avec une grande finesse.
L'amour naissant se devinera le plus souvent par les gestes (Ginger
Rogers entre confiance et méfiance fermant à clé ou laissant ouverte la
porte de sa chambre ou guettant en vain les tentatives de séduction de
Colman) ou les regards (le début où Ginger Rogers en une moue craquante
regrette d'avoir envoyé son homme casser la figure de Colman et bien sûr
la merveilleuse scène dans le jardin isolé).
L'alchimie et la
complicité des deux acteurs est palpable et se ressent d'autant plus par
cette approche subtile, Ronald Colman bienveillant puis fuyant quand il
sent ses sentiments basculer et à l'inverse une Ginger Rogers renfermée
qui ne demande qu'à s'épanouir. Du coup on regrettera un peu la
conclusion avec une amusante mais lourdement explicative scène de procès
qui surligne lourdement tout ce qu'on nous avait fait subtilement
deviner jusque-là. Un très joli moment tout de même.
Sorti en dd zone 2 français aux Editions Montparnasse dans la collection RKO