Bouffeur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que ça intéresse tout mes visionnages de vieilleries, coup de coeur et nanar potentiels. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau visionnage et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère!

Vous pouvez me contacter à justinkwedi@gmail.com et suivre le blog sur twitter à http://twitter.com/#!/JustinKwedi

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Ronald Colman. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ronald Colman. Afficher tous les articles

mardi 20 août 2019

Prisonniers du passé - Random Harvest, Mervyn LeRoy (1942)

Le jour où la victoire des Alliés de la Première Guerre mondiale est prononcée au moment du traité de Versailles en 1919, un officier britannique amnésique s'échappe de l'asile de Melridge en Angleterre où il séjournait depuis des mois, après qu'il a été libéré par les Allemands à la suite de l'armistice de 1918. Errant dans le village de Melridge, il fait la rencontre d'une jeune femme, Paula, qui vient d’entrer dans un bureau de tabac comme lui, le prend en pitié et décide de s'occuper de lui. Elle s'enfuit avec lui et lui donne le nom de John Smith. Ils finissent par se marier et un enfant naît de leur union

Mervyn LeRoy signe un mélo aussi rocambolesque que touchant au service de son actrice fétiche Greer Garson (reine du mélo hollywoodien des années 40). L'idée centrale du film (adapté d'un roman de James Hilton paru en 1941) serait que l'amour véritable et la passion ne peut exister qu'à travers une forme de vulnérabilité où s'affirment les sentiments. Cette vulnérabilité est poussée à l'extrême avec Ronald Colman, traumatisé et amnésique après son expérience des tranchées de la Première Guerre Mondiale. Ses attitudes fébriles, son élocution laborieuse et sa mémoire vierge en font un enfant terrorisé (y compris dans un écart de violence incontrôlé) par le monde extérieur jusqu'à sa rencontre avec Paula (Greer Garson). L'amour se dispute à l'instinct maternel envers cet être chétif qu'elle veut protéger, qu'elle va aider à reprendre pied jusqu'à ce qu'ils s'avouent leurs sentiments mutuels.

Mervyn LeRoy filme toute cette première partie comme un songe, tour à tour cauchemar que Mr Smith (Ronald Colman) se trouve perdu dans le tumulte de la ville, puis le rêve dans sa vision de la romance avec Paula. Le réalisateur laisse transparaître une facticité volontaire et tonalité de conte dans les arrière-plans (les vues depuis la vitre du compartiment de train où le couple se fait face, celle depuis la fenêtre du domicile conjugal), les décors (la campagne de studio pour la scène de pique-nique) et même à travers la bienveillance de toutes les figures rencontrées par le couple. La mémoire défaillante de Mr Smith l'a forcé à s'ouvrir naturellement et sans fard à Paula qui trouve en lui l'écrin idéal à l'affection qu'elle est prête à offrir. La deuxième partie où Colman retrouve la mémoire renvoie donc la beauté des évènements qui ont précédés à leur nature de songe trop beau pour être vrai.

En retrouvant son ancienne vie, nom et repères, Ronald Colman renoue avec l'instinct de protection du réel (et presque celui de la civilisation, toutes les scènes romantiques étant rattachées à un environnement rural, la luxuriance pastorale cède au simple luxe matériel), symbolisé par l'abandon des aspirations littéraires de son "moi" amnésique pour être le tycoon financier et politique qu'appelle son "moi" naturel et pragmatique. L'acteur est assez stupéfiant en grand meurtri de la Grande Guerre (peut-être que sa vraie expérience du conflit où il fut blessé en 2014 puis démobilisé en 2015 -pour une blessure le laissant boiteux toute sa vie - a pu aider) pour offrir un contraste saisissant en homme d'affaire pressé et distant - même si toujours solitaire et incomplet, d'une manière différente. Si un rebondissement improbable amène une proximité nouvelle entre Smith et Paula (mais l'amateur de mélo le tolérera volontiers), les parallèles entre la première partie émotionnellement à nu et la seconde sous contrôle sont captivants.

On pense à la demande en mariage toute en candeur pastorale du début de film et la quasi et glaciale "embauche" où la malheureuse Greer Garson passe d'idéal amoureux à simple tremplin de réussite politique. L'actrice est toute en élégance résignée et touchante, dans l'attente de l'étincelle où elle retrouvera l'identité de celui qu’elle a aimé. On regrettera juste que Mervyn LeRoy soit si sobre dans sa conclusion, plus de flamboyance dans les retrouvailles n'aurait pas été de refus. Il n'en reste pas moins un superbe mélo qui sera un des grands succès de la MGM cette année-là au box-office, récoltant également sept nomination aux Oscars.

Sorti en dvd zone français chez Warner 

dimanche 20 avril 2014

La Justice des hommes - The Talk of the Town, George Stevens (1942)

Lorsque le Holmes Woolen Mill se retrouve ravagé par un incendie, son directeur, Andrew Holmes, accuse l'un des employés, Leopold Dilg, contestataire notoire. Un homme ayant été tué dans le désastre, Dilg, qui clame son innocence, se retrouve inculpé de meurtre au milieu d'une campagne de presse savamment orchestrée par Holmes. Ayant réussi à s'évader, et décidé à obtenir un jugement équitable, il trouve refuge chez Nora Shelley, une ancienne camarade de classe. Mais cette dernière loue justement sa maison à Michael Lightcap, un important juriste de Boston venu au calme pour écrire un livre...

George Stevens réussi avec un brillant mélange de comédie romantique et de réflexion sociale avec ce surprenant The Talk of the Town. Les ruptures seront de mise tout au long du récit avec notamment une ouverture saisissante et digne d'un film noir qui nous fait découvrir la situation dramatique de Leopold Dilg (Cary Grant). En quelques vignettes nous découvrons le parcours ayant mené le personnage en prison après avoir été accusé de l'incendie de l'usine de son patron Andrew Holmes et provoqué la mort d'un gardien.

 Cette entrée en matière choc nous laisse dans l'expectative, d'autant que Stevens use très bien de l'allure inquiétante que peut avoir Cary Grant sous les airs joviaux (et surtout exploité avec brio par Hitchcock dans Soupçons (1941) ou Les Enchaînés (1946)) lors de son évasion et de la traque qui s'ensuit. La thématique du film est déjà posée avec le regard sur Dilg qui est biaisé par l'introduction tapageuse et qui en fait une figure menaçante, le scénario questionnant constamment sur ce qui définit réellement un être derrière ce qu'une campagne médiatique peut en faire. C'est d'abord ce que saura voir Nora Shelley (Jean Arthur), amie d'enfance de Dilg chez laquelle il se réfugie, où plutôt la pension qu'elle loue. Ne sachant que faire d'un Dilg blessé et repu de fatigue et ne pouvant se résoudre à le dénoncer, Nora sera bientôt prise de cours lorsque son premier locataire arrive en avance. Il s'agit en plus de la personne la moins indiquée vu la situation, le très austère et acariâtre Michael Lightcap (Ronald Colman), juriste prestigieux de Boston venu au calme pour écrire un livre.

Stevens tiens alors avec un équilibre délicat comédie enlevée, triangle amoureux et trame policière toujours en poursuivant ce thème de ce qui se révèle derrière l'idée qu'on veut nous donner d'un personnage. Leopold Dilg s'avère ainsi un activiste dont le patron a voulu se débarrasser tout en touchant les assurances de son usine déclinante, aura monté toute la petite ville contre lui et acheté juges et journaux locaux pour parvenir à ses fins. Lightcap s'avère tout à la fois la pire et la meilleure compagnie possible par sa rigueur et sens de la justice pour faire changer les opinions et sauver Dilg. Seulement, le jugement de Lightcap est surtout théorique et représente une application froide et sans âme de la loi en laquelle il a toute confiance. Nora et Dilg devront amadouer le glacial juriste pour le convaincre et le scénario joue sur plusieurs registres pour le pousser dans ses derniers retranchements. D'abord la grosse comédie où une délicieuse et maladroite Jean Arthur titille sévèrement les nerfs d'un Ronald Colman raide comme la justice justement, au phrasé précieux et susceptible même s'il ne tardera pas à être sous le charme.

L'autre angle d'approche est la réflexion avec une vraie respiration entre l'urgence du début et la fin du film où Dilg se faisant passer pour le jardinier bouscule Lightcap dans son idée de loi et qui pour lui doit prendre l'humain avant de poser son verdict aveugle et implacable, ce déséquilibre étant la cause de cet engagement qui lui a causé tant de problème. Lightcap rarement aussi bousculé revoit ainsi progressivement son jugement d'autant qu'il est exposé à la corruption locale et à la campagne contre Dilg téléguidée par sa "victime". Stevens ose une sorte d'aparté philosophique et une confrontation intellectuelle qui n'ennuie jamais et met en valeur les deux héros masculins dont la rivalité hors écran (Cary Grant ayant demandé le changement du titre initial Mr Twilight mettant en avant le personnage de Colman plus riche selon lui et le film constituant à l'époque une rareté avec deux lead stars masculine partageant ainsi l'affiche sur un pied d'égalité) se prolonge dans le film pour les faveurs de Jean Arthur.

Les deux héros sont d'ailleurs si bien caractérisé et attachants que l'indécision du triangle amoureux se maintient jusqu'à la dernière minute, Stevens tournant les deux options possibles et ne faisant son choix qu'après les retours de projection-test. Cary Grant et Ronald Colman sont en fait les deux revers d'une même pièce formant la justice idéale, le premier sous ses airs légers incarnant un personnage engagé et déterminé devant parfois apprendre à rentrer dans le rang et faire confiance aux institutions.

A l'inverse Colman doit aller au-delà des textes et décrets pour plonger parmi ceux sur lesquels ils seront appliqués, savoir se dérider et s'adapter au défaillances bien humaine qui rendent le jugement parfait impossible sans une proximité et clairvoyance. L'idée de fendre l'armure de notable distant en se rasant la barbe est brillante, mettant le personnage sur les bons rails dès qu'il arbore une moustache bien plus séduisante. Jean Arthur est au centre de ses idéologies, représentant justement ce peuple dans ce qu'il a de plus sincère en voyant l'innocent derrière l'accusé idéal désigné par les journaux pour Dilg, et l'homme compatissant et sympathique derrière le juriste glacial pour Lightcap.

La dernière partie en forme de trépidante enquête policière inverse donc les rôles pour une issue attendue mais très bien amenée. On adhère à l'idéalisme de Stevens porté par un trio d'acteurs épatant et porté par un propos passionnant dans ce très beau film.

Sorti en dvd zone 2 français chez Sony mais l'édition étant introuvable désormais et hors de prix se pencher sur le zone 1 bien plus abordable et qui comporte des sous-titres français

Extrait

jeudi 26 septembre 2013

Le Marquis de Saint-Évremond - A Tale of Two Cities, Jack Conway (1935)


En 1789, Lucie Manette, dont Sydney Carton vient de s'éprendre, aime Charles Darney, neveu du tyrannique Marquis de Saint-Évremont. Celui-ci, responsable de la mort d'un enfant, sera tué par le père de ce dernier. En outre, la Révolution française gronde et bientôt, ce sera la Prise de la Bastille...

Cette adaptation du roman éponyme de Charles Dickens nous offre un captivant et tumultueux mélodrame historique, sommet des productions d'un David O'Selznick officiant encore à la MGM. L'intrigue offre une tonalité tout à la fois romanesque et respectueuse de la réalité historique, entremêlant constamment l'intime et la grande Histoire. Cela fonctionne notamment par un usage volontaire des grands archétypes associés à cette période. L'ouverture nous plonge donc dans une France faisant office de poudrière prête à exploser durant cette période pré révolutionnaire.

Les tableaux de misères sont saisissants avec ce peuple s'abreuvant de flaques d'eau insalubre, les nobles et aristocrates sont plus abjects les uns que les autres tel un Basil Rathbone en Marquis de Saint-Évremond écrasant sans un regard les enfants ayant le malheur de se trouver sur le chemin de sa calèche lancée à toute vitesse. Même en nuançant le propos on retombe dans ces mêmes archétypes avec un Charles Darney (Donald Woods) en neveu de Saint-Évremond reniant l'attitude de son oncle et défenseur du peuple. La vraie émotion naîtra surtout avec les retrouvailles poignantes entre le Dr Manette (Henry B. Walthall) embastillé depuis 18 ans et sa fille Lucie (Elizabeth Allan) tandis que l'originalité se ressentira dans la nature très feuilletonesque donnée à ces prémisses de la Révolution amorcée bien en amont par la société secrète des "Jacques".

Cruels au point d'en être grotesque (le Marquis de Saint-Évremont), vertueux jusqu'à en paraître lisses (Charles Darney et Lucie), tous ces personnages et ce contexte historique ne nous paraîtra plus palpable qu'avec l'arrivé de Carton (Ronald Colman) dans l'intrigue. Dénué de l'égoïsme des aristocrates, de la soif de vengeance du peuple et de la bienveillance des républicains, Carton ne sert finalement que le mépris qu'il a de lui-même et l'auto destruction à laquelle il se livre dans ses beuveries. C'est un être plus faillible et humain auquel nous pouvant épouser le regard. On découvre ainsi autant ses aptitudes (remarquable scène d'enquête et de procès) que les démons qui le rongent par ses interactions avec les autres personnages qu'il fait réellement exister.

Lucie par sa sollicitude pour lui devient un touchant enjeu d'amour platonique qui le forcera à se montrer sous un meilleur jour jusqu'au magnifique sacrifice final. Ronald Colman qui caressait depuis longtemps le rêve d'interpréter le personnage de Dickens offre une prestation subtile et poignante. Les nuances et contradictions de Carton exprime ainsi une certaine idée du libre arbitre où la bonté naîtra plus de notre éveil et fort intérieur plutôt que d'une idéologie.

A l'inverse les mouvements collectifs même bien intentionnés sont voués à l'échec moral. Les scènes de procès où l'esprit de revanche a plus court que la vraie justice (tout aristocrate ou plus ou moins lié à eux étant condamné à mort dans ce règne de la terreur) renvoient finalement les révolutionnaires et nobles dos à dos, les premiers faisant preuve de la même indifférence que les seconds en méprisant une caste entière sans se préoccuper de l'individu.

Les équipes de la MGM offrent une direction artistique époustouflante portée par la mise en scène inspirée de Jack Conway encore sous haute influence du muet lorsqu'il use grandement de phrases exaltées s'affichant à l'écran pour appuyer les moments les plus évocateurs de l'oppression puis de la révolte du peuple. La caméra s'attarde sur les regards mornes puis enragés, les élans collectifs se font dans des mouvements de caméra amples où la conscience et la colère semblent monter comme un seul homme au sein d'une population qui a trop subie.

Mme Defarge (Blanche Yurka) la plus enragée de tous exprime à elle seule cette furie qui renverra finalement à des motifs plus personnels. Le plus impressionnant morceau de bravoure ne sera cependant pas dû à Jack Conway mais plutôt à Val Newton et Jacques Tourneur à la seconde équipe qui signent l'incroyable séquence de prise de la Bastille, d'une ampleur et intensité stupéfiante.

Conservant sa liberté d'action et de pensée jusqu'au bout, Carton se détache de toute cette fourmilière indistincte pour finalement signer l'acte le plus noble du film dans une belle conclusion où la fin imminente se confond avec un sentiment d'éternité lors du plan aérien final.

  
Sorti en dvd zone 2 français chez Warner

vendredi 9 août 2013

Double Chance - Lucky Partners, Lewis Milestone (1940)


David Grant partage un billet de loterie avec Jean Newton. Avec leurs gains, ils entreprennent alors une lune de miel « imaginaire ».

Lucky Partners est un des plus gros succès de la RKO de 1940 et voit la rencontre entre le charme distingué de Ronald Colman et la gouaille de la populaire working class girl Ginger Rogers dans une délicieuse comédie romantique. Dès l'ouverture, tout semble prédestiné pour lier les destins de David Grant (Ronald Colman) et Jean Newton (Ginger Rogers). Charmé par l'allure de Ginger Rogers qu'il croise dans la rue, Ronald Colman lui lance un amical et innocent "Bonne chance !" dont il ne devine pas les conséquences. Soudainement auréolée d'une chance étonnante après ce salut d'un inconnu, elle décide de reprendre sa marotte abandonnée pour la loterie et de partager un billet de loterie avec Colman. Celui-ci accepte mais au lieu d'empocher sa part du gain potentiel lui propose de lui un voyage en commun, une fausse lune de miel platonique vu qu'elle s'apprête à se marier avec le balourd Frederick (Jack Carson).

Ce pitch improbable (et en fait remake du Bonne chance ! (1935) de Sacha Guitry) fait reposer tout son charme sur la personnalité des deux interprètes et des étincelles naissant de leurs caractère opposé. C'est par cette opposition constante que l'impossible sera constamment permis, que ce soit les hasards et rencontres lorgnant sur le conte de fée (la "victoire" à la loterie, la rencontre et le serment avec le vieux couple) et surtout le passif des personnages.

David Grant vit une existante bohème sans se soucier de l'opinion des autres, Jean est une fille ordinaire n'ayant jamais quitté son quartier pour qui ce regard extérieur importe justement. Cette attitude de David Grant est due à une déconvenue passée qu'on ne découvrira qu'en conclusion (qui en fait un peu un personnage à la Mon homme Godfrey (1936) William Powell reprendra d'ailleurs le rôle de Ronald Colman à la radio avec Ginger Rogers) et il cherche avant tout à amener un regard plus vaste à une Jean dont l'existence s'annonce plutôt quelconque après son mariage. L'apport mutuel sera finalement commun, puisque en tombant amoureux de Jean David va bien malgré lui être ramené à des préoccupations plus intimes alors qu'il cherchait à être détaché de tout.

Milestone parvient à exprimer toutes cette gamme de sentiment avec une grande finesse. L'amour naissant se devinera le plus souvent par les gestes (Ginger Rogers entre confiance et méfiance fermant à clé ou laissant ouverte la porte de sa chambre ou guettant en vain les tentatives de séduction de Colman) ou les regards (le début où Ginger Rogers en une moue craquante regrette d'avoir envoyé son homme casser la figure de Colman et bien sûr la merveilleuse scène dans le jardin isolé).

L'alchimie et la complicité des deux acteurs est palpable et se ressent d'autant plus par cette approche subtile, Ronald Colman bienveillant puis fuyant quand il sent ses sentiments basculer et à l'inverse une Ginger Rogers renfermée qui ne demande qu'à s'épanouir. Du coup on regrettera un peu la conclusion avec une amusante mais lourdement explicative scène de procès qui surligne lourdement tout ce qu'on nous avait fait subtilement deviner jusque-là. Un très joli moment tout de même.

Sorti en dd zone 2 français aux Editions Montparnasse dans la collection RKO