Bouffeur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que ça intéresse tout mes visionnages de vieilleries, coup de coeur et nanar potentiels. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau visionnage et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère!

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lundi 18 juin 2018

La Perle noire - Bedelia, Lance Comfort (1946)

Jeune mariée, Bedelia Carrington (Margaret Lockwood) passe une belle lune de miel à Monte-Carlo avec son nouveau mari Charlie Carrington (Ian Hunter). Cependant, un jeune artiste cultivé, Ben Chaney (Barry K. Barnes), commence à sonder son passé avec une étrange curiosité pour elle. Chaney est, en réalité, un détective privé qui soupçonne Bedelia d’avoir, dans le passé, assassiné trois autres maris pour toucher l'argent de l'assurance.

Intronisée femme fatale du cinéma anglais grâce à ses rôles de garce vénéneuse dans les mélodrames Gainsborough (The Man in grey (1943) et The Wicked Lady (1945) en tête), Margaret Lockwood hors du studio donne quelques nuances intéressantes à son emploi de méchante dans ce Bedelia. Le film adapte le roman éponyme de Vera Caspary (célèbre pour être l'auteur de Laura magistralement adapté par Otto Preminger) qui participe d'ailleurs au scénario. Sur le papier le postulat est voisin de nombreux film noir américain de l'époque et on pense notamment à Le Médaillon de John Brahm sorti la même année avec ce même portrait de femme idéale dissimulant un passé possiblement criminel.

Bedelia (Margaret Lockwood) savoure ainsi sa lune de miel avec son nouvel époux (Ian Hunter) quand un jeune peintre va venir troubler leur quiétude en semblant en connaître long sur les secrets de la jeune femme. Le scénario ne la joue pas flashback tortueux comme Le Médaillon mais au contraire distille bien son malaise au présent à travers les attitudes de Bedelia. Margaret Lockwood joue une partition si fébrile qu'on ne sait si elle est une victime oppressée ou une criminelle. Elle dégage une vulnérabilité si authentique que même les éléments suspects (la bague à perle noire) nous place du point de vue de son époux qui semble toujours lui faire confiance et accorder le bénéfice du doute. A l'inverse le jeu neutre du tourmenteur Ben Chaney (Barry K. Barnes) en fait un quasi méchant avant que sonne l'heure des révélations.
Finalement le film opère de façon inverse de Laura qui crée le mystère avant l'apparition de son héroïne, ce mystère se créant par l'omniprésence insaisissable de Bedelia - et figé dans un portrait peint vu en ouverture et conclusion. La mise en scène élégante de Lance Comfort retranscrit cette anxiété diffuse dans des environnements luxueux (le tournage se partage entre Monaco et les décors du studio Ealing) avant de poser une vraie chape de plomb dans la dernière partie (hormis des maquettes grossières notamment lors d'une scène d'accident de voiture). Une œuvre intéressante donc qui doit beaucoup à la prestation de Margaret Lockwood notamment un dernier quart d'heure entre hystérie et tragédie.

 Sorti en dvd zone 2 anglais chez Screenbound et sans sous-titres

jeudi 14 juin 2018

Stoker - Park Chan-Wook (2013)


Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…

Vertigo (1958)  fut pour Park Chan-Wook un véritable choc qui éveilla sa vocation de cinéaste. Il y avait donc comme une évidence à le voir enfin s’essayer à l’exercice Hitchcockien avec Stoker qui est son premier film américain. Le modèle ici sera plus précisément L’Ombre d’un doute avec ici un postulat voisin où une jeune fille va se confronter à la présence néfaste d’un charismatique membre de sa famille. Stoker remet pourtant l’idée au goût du jour thématiquement et formellement. L’Ombre d’un doute illustrait la découverte de l’existence du mal par l’innocente Theresa Wright, découvrant le monstre que dissimule l’oncle adoré (Joseph Cotten) dans une forme de souillure de l’imagerie americana en arrière-plan. Stoker n’évoque pas la découverte du mal, mais plutôt sa révélation et son apprentissage pour la jeune India (Mia Wasikowska). 

Dans sa « trilogie de la vengeance » (Sympathy for Mister Vengeance (2002), Old Boy (2003) et Lady Vengeance (2005)), Park Chan-Wook articulait des drames qui poussaient ses protagonistes à s’abandonner malgré à ce mal avec des conséquences tragiques pour eux. Dans Stoker la dimension de thriller à tiroir déleste l’intrigue de ce motif tout en laissant entendre en filigrane que l’oncle Charlie (Matthew Goode) est impliqué dans la mystérieuse disparition du père d’India. Cependant la vengeance n’a rien à faire dans le cheminement de la jeune fille et le scénario ne tient pas sur un twist que l’on voit largement venir. Ce qui intéresse le réalisateur c’est la notion de passage à l’âge adulte d’India qui passe par cette révélation et délectation du mal. 

Tant qu’elle reste cette enfant apeurée, tout ce qui tient du monde extérieur revêt des contours menaçant notamment les garçons qui la tourmentent au lycée. Tout cela passe par une notion sensorielle et la gestion du décor dans la mise en scène de Park Chan-Wook. India découvre et subit les évènements à distance comme une enfant apeurée comme l’attirance entre sa mère (Nicole Kidman) et l’oncle Charlie, ce dernier devenant quasi omniscient pour toujours surprendre notre héroïne en faute. Park-Chan Wook appuie cet aspect ou bouleversant les notions de temporalité et de lieu (le premier face à face impossible où pour s’isoler avec India, Charlie semble se trouver dans deux pièces en même temps) puis tout simplement de logique rationnelle quand Charlie surgit tel un ange-gardien démoniaque quand India sera en difficulté.

Cependant Charlie n’est pas qu’une présence menaçante, mais aussi séduisante pour India. Le spectre de l’inceste plane sans être franchi (nul doute que dans une production coréenne le tabou aurait été effectif vu le sens de la provocation habituel du cinéaste) et est d’ailleurs latent avec le père défunt comme il est plusieurs fois souligné. La tension sexuelle règne le temps d’un duo au piano ou d’autres instants de proximité mais c’est bien dans l’accomplissement du mal qu’elle est symboliquement consommée. Park Chan-Wook joue de la notion de point de vue pour nous offrir deux interprétations possibles dans une scène qui amorce la mue d’India. 

Lorsqu’elle manque d’être violée par un camarade de lycée en forêt, le montage joue sur l’ambiguïté avec l’arrivée salvatrice de Charlie. Dans un premier temps il stoppe l’action et laisse sa nièce se défouler sur son agresseur ficelé mais encore bien vivant. Un second flashback nous montrera pourtant le violeur tué aussi sec par strangulation par Charlie. C’est la réaction lors du retour au présent qui fait basculer le tout. Park-Chan Wook adopte une imagerie et un jeu affecté pour India afin de nous signifier qu’elle a subit le meurtre comme une forme de viol et doit s’en laver sous la douche dont le jet se confond avec les larmes de la jeune fille. Lorsque le flashback révèle sa nature ambiguë, c’est la jouissance de la violence commise qui se devine dans la réaction d’India se masturbant au souvenir de son acte sous la douche.

L’oncle Charlie n’a fait qu’éveiller au mal sa nièce déjà ouverte à la chose (tous les flashbacks de chasse). La mise en scène fétichiste du décor gothique de la maison – mais également vestimentaire voir l’importance du changement d’une paire de chaussure - ne pèse plus sur l’héroïne mais se déploie avec elle, notamment dans de fabuleuse idée de transition au montage (la chevelure peignée de Nicole Kidman devant les épis d’un champ où chassait India et son père). S’abandonner à ses bas-instincts ne mène plus à une déchéance comme dans les précédents Park Chan-Wook mais à la renaissance et l’émancipation. La chrysalide est devenue est papillon sanglant et le mal semble comme héréditaire. Un belle leçon de maîtrise où le réalisateur reste lui-même malgré le cadre de production différent, même si on déplorera une certaine froideur. Cependant toutes les bases sont posées pour le flamboyant Mademoiselle (2016) à venir. 

 Sorti en bluray et dvd zone 2 français chez Fox

mardi 12 juin 2018

Porco Rosso - Kurenai no buta, Hayao Miyazaki (1992)


Dans l'entre-deux-guerres quelque part en Italie, le pilote Marco, aventurier solitaire, vit dans le repaire qu'il a établi sur une ile déserte de l'Adriatique. A bord de son splendide hydravion rouge, il vient en aide aux personnes en difficulté.

Porco Rosso marque un tournant dans la filmographie d’Hayao Miyazaki. Si ses précédentes réalisations ne l’avaient pas empêché d’aborder des sujets ambitieux, elles situaient le plus souvent dans des univers imaginaires ou en tout cas avaient pour héros des protagonistes juvéniles, enfant ou adolescent propre à avoir encore une vision candide et idéalisée du monde. Porco Rosso avec son héros adulte, son contexte géographique et historique réels ainsi qu’un ton grave et introspectif change la donne. A l’origine Porco Rosso est supposé être une sorte de récréation pour les équipes de Ghibli après la production rondement menée de Souvenirs goutte à goutte (1991). Le film adapte un court manga en trois histoires destiné au magazine de modélisme Model Grafix sous le titre L'Âge des hydravions et mettant en scène un cochon (parmi d’autres cochons soldats) pilotant un hydravion. Le projet doit au départ consister en un moyen-métrage de 45 minutes reprenant les péripéties du manga et est destiné à être diffusé sur les vols de la Japan Airlines. Le projet prend cependant plus d’ampleur au fur et à mesure que Miyazaki se trouve marqué par le drame qui se joue dans la guerre en ex Yougoslavie qui fait alors rage. 

L’histoire se situe dans l’Italie de l’entre-deux guerre dans la Mer Adriatique, alors même que l’idéologie belliqueuse fasciste grimpe dans le pays. L’ouverture sur le modèle de Mad Max met en parallèle l’attaque et l’enlèvement de pirates sur un paquebot chargé d’or avec les préparatifs nonchalant de celui qui va les stopper, le pilote à tête de cochon Marco alias Porco Rosso. Seul la construction de cette entrée en matière peut être comparée au classique brutal de George Miller, la menace empotée des pirates (dépassé par leurs otages en culotte courtes) étant désamorcée tandis que le chasseur de prime Porco Rosso ne daignera pourtant s’interposer qu’en apprenant que des enfants sont concernés. La scène où il les stoppe n’en est pas moins virtuose mais on comprend bien là que le cœur émotionnel du film ne repose pas sur ses morceaux de bravoures aériens. 

Ancien héros de la Première Guerre Mondiale, Porco Rosso est le dernier représentant d’une forme de chevalerie des pilotes à l’heure où les plus chevronnés sont enrôlés de force dans l’armée mussolinienne. Les escarmouches avec les pirates ou le duel avec le pilote américain Curtis sont donc des récréations, des vestiges de ces temps glorieux et héroïques qui s’illustrent dans de somptueux flashback. Miyazaki y exprime un onirisme, une mélancolie et nostalgie poignante où se ressent la profonde solitude de Porco Rosso. Le flashback sur le paradis des pilotes confère une imagerie flottante et mortifère de cette légende de l’aviation, qui se prolonge dans l’émotion de celui sur le vol juvénile de Gina et Marco au visage encore humain avec à l’inverse l’exaltation des premières fois atténué par l’imagerie sépia qui fige cet instant dans un passé révolu. La malédiction affectant notre héros d’un visage porcin est en fait la métaphore de son isolement, le sort réside finalement à être celui obligé de vivre dans un monde allant vers le chaos puisque la Deuxième Guerre Mondiale se profile.

Porco Rosso n’est pourtant pas un film mortifère, loin de là. La personnalité goguenarde du héros, la nature pittoresque des antagonistes (Curtis comme les pirates) ainsi que l’innocence de la jeune Fio en font un des films les plus attachants de Miyazaki. Toute la solitude recherché par le personnage (appuyé par le récit qui l'isole dans les airs, sur son île, dans la nuit où il daigne seulement apparaître aux yeux de tous et même dans le restaurant où il déjeune seul) est malmenée par l'affection qu'il inspire, à travers la jeune Fio bien sûr mais aussi plusieurs scènes amusante comme la réparation de l'avion avec la (très) nombreuse famille de l'ingénieur mettant la main à la patte. Le temps des hauts faits est certes passé mais cela n’empêche pas de vivre intensément l’ivresse du moment dans des scènes de vol à l’animation époustouflante. Le décollage pour échapper aux agents fascistes est séquence absolument stupéfiante, tout comme le duel final, le cadre réaliste forçant le réalisateur à une recherche de crédibilité inédite dans ces œuvres de pur imaginaire. La beauté majestueuse de la Mer Adriatique et de ses îles est également magnifiquement rendu, le contemplatif suspendu témoignant de cette veine introspective et nostalgique tant dans les airs que sur terre (l’attente vaine de Gina dans son jardin secret). 

L’imprégnation profonde de ces lieux et la nostalgie du temps qui passe s’expriment comme rarement dans le score de Joe Hisaishi, bercé de plages lancinantes et de clins d’œil à la culture européenne avec l’usage de la chanson Le Temps des cerises ou du standard italien 'O sole mio. Porco Rosso c’est finalement l’histoire d’un homme hors de son époque. Seul dans les airs avec ses compagnons disparus et ses souvenirs, seul sur terre face à une idéologie éloignée de son tempérament humaniste, et seul dans son cœur avec ce visage porcin qui le complexe et l’empêche de vivre son amour avec Gina. La conclusion souligne bien qu’il n’est destiné qu’à être un souvenir de temps plus glorieux, plus heureux et innocent en montrant son appareil rouge disparaître dans le lointain. Miyazaki amorce là sa veine crépusculaire et désenchantée qui se poursuivra dans Princesse Mononoké (1997) et Le Vent se lève (2014 dont le héros est justement un exalté dans une ère qui ne l’est plus) et semble pour la première fois conscient qu’il est un vieil homme ne se reconnaissant plus dans le monde qui l’entoure. Sinon au passage il s'agit du 2000e texte du blog !

 Sorti en bluray et dvd zone 2 français chez Buena Vista

lundi 11 juin 2018

Local Hero - Bill Forsyth (1983)

MacIntyre, américain célibataire vivant bien, avec une maison et une Porsche, doit aller en Écosse sur l'ordre de son patron, chef de Knox Oil qui veut construire une usine pétrochimique sur une plage du nord de l'Alba. Mac et un collègue doivent négocier avec les habitants qui, s'ils l'acceptent, n'auront plus rien mais seront riches. Mac sympathise petit à petit avec les habitants et apprécie de plus en plus les paysages, remettant ainsi en question la pertinence de sa mission.

Local hero sera l'œuvre de la reconnaissance internationale pour Bill Forsyth après le salut critique et le succès local de ses deux premiers films That sinking feeling (1979) et Gregory's Girl (1981). Dans ces deux films, Forsyth en abordant tour à tour le film de casse décalé ou la chronique adolescente amusée montrait par la truculence de ses protagonistes un autre visage d'une Ecosse à l'arrière-plan social et urbain sinistre. Avec Local hero, le réalisateur poursuit cette idée mais en adoptant le point de vue d'un personnage extérieur amené à être subjugué par l'Ecosse. Il s'agit de MacIntyre (Peter Riegert), agent d'une compagnie pétrolière envoyé dans un village qu'elle souhaite remplacer par une usine pétrochimique. Dans un premier temps le récit semble donner dans le cliché tant dans le cynisme de Mac en jeune yuppie arrogant que dans le cadre pittoresque du village (imaginaire) de Ferness. Cependant Forsyth distille dès le départ çà et là quelques éléments soulignant la solitude de cette vie de cadre dynamique (Mac célibataire et sans ami la veille de son départ) où la vacuité d'être en haut de la pyramide avec un Burt Lancaster délicieusement décalé.

Bill Forsyth n'invente pas avec Local hero le postulat du citadin confronté à un environnement atypique, et d'autant plus en Ecosse avec des classiques anglais comme The Maggie d'Alexander Mackendrick (1954) ou Je sais où je vais de Michael Powell et Emeric Pressburger (1946). Cependant le réalisateur sort des sentiers battus dans en évitant une attendue caractérisation pittoresques des habitants. Les quelques moments attendus sont certes bien là (comme une scène de beuverie au pub) mais sans une construction classique allant de la confrontation à l'acceptation. Les habitants sont en effets largement ouverts à la manne de la compagnie en échange de leur logis et notre héros mène tranquillement les négociations tout en s'imprégnant des lieux. C'est le décalage entre cette absence d'opposition avec l'attachement qu'il se découvre pour les lieux qui change peu à peu la perception. Mac se pose ainsi en observateur charmé par les mœurs locales (l'ardeur amoureuse de l'hôtelier Urquhart (Peter Lawson) et son épouse) et surtout par son cadre.

Le paysage est le vrai personnage secondaire du film, dans lequel Forsyth fond son héros qui s'y déleste progressivement de ses atours et préoccupations citadines. Un somptueux panorama de plage en fin de jour perd sa silhouette dans le lointain avant de peu à peu la figer en plus grand comme pour illustrer sa connexion avec les lieux dans des séquences magiques comme une pluie de comètes ou une aurore boréale. Forsyth donne un contour quasi féérique à ces passages, à leur épiphanie nocturne répondant une humeur bucolique de jour - et une photo fabuleuse de Chris Menges dans les deux cas - lorsque son associé Oldsen (Peter Capaldi) tombera amoureux de la belle océanographe Marina (Jenny Seagrove). La majesté grandiose se conjugue à des détails plus anodins (l'insert sur la montre de Mac laissée dans l'eau, ce dernier anticipant les raids à moto du chauffard local...) pour nous signifier l'intégration à ces lieux et cette communauté.

Local hero est donc un film à l'équilibre parfait entre humanisme et pure atmosphère (qui évite l'autre cliché qui guettait, celui mythologique/mystique) dans une trame volontairement lâche qui laisse les choses se dérouler sans conflit. Ainsi le premier obstacle au projet intervient dans les dernières minutes (soit quand plus personne ne souhaite le voir se réaliser) et le potentiel rebondissement autour du mensonge amoureux entre Oldsen et Marina est désamorcé avant même d'avoir pu exister. Ce village, cette plage, ces récifs et ces attachants habitants sont un arrêt paisible (le personnage du pêcheur russe, le pasteur africain) dans un monde matérialiste voire même un appel pour ceux qui en sont las avec l'arrivée triomphale du personnage de Burt Lancaster lors du final. Une réussite qui sera un immense succès en Angleterre (où il raflera le BAFTA du meilleur réalisateur) et aux Etats-Unis où il sera distribué par la Warner.

Sorti en dvd zone 2 français chez M6 Vidéo