Dévoreur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que cela intéresse tous mes visionnages de classiques, coups de coeur et curiosités. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau film et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère! Vous pouvez me contacter à justinkwedi@gmail.com, sur twitter et instagram

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vendredi 8 novembre 2024

8 Femmes ½ - 8 ½ Women, Peter Greenaway (1999)

Philip, un riche homme d'affaires genevois, hérite de plusieurs "Salons de Pachinko", des salles de jeux dont les néons illuminent les grandes artères de toutes les villes nippones. Son fils Storey, fasciné par le Japon et par les tremblements de terre, accepte d'en prendre la direction. A la mort soudaine de sa mère, Storey rentre à Genève. Pour distraire son père, Storey décide de transformer le manoir familial en maison close privée.

Peter Greenaway avait brillamment renouvelé son imaginaire en l’infusant d’influence asiatique dans son précédent film, The Pillow Book (1996). 8 Femmes ½ poursuit cette entreprise avec son intrigue teintée d’éléments rattachés à la culture japonaise, mais le film constitue aussi une forme de retour aux sources pour le réalisateur. Les précédents films de Greenaway, en particulier Prospero’s Books (1991) et The Baby of Macon (1993), étaient davantage des défis formels dont les tableaux baroques illustraient de grands thèmes plutôt que de suivre le cheminement intime de personnages. Les plus grands films de Greenaway sont justement ceux où la prouesse formelle, le ludique, s’équilibrent avec une émotion dans un ensemble soulignant un propos social, une veine romanesque. Pour retrouver cet élan, le réalisateur contraindre sa mise en scène sur 8 Femmes ½. Alors que l’environnement japonais dominant une partie du film s’y prête, Greenaway privilégie les plans américains et gros plans plutôt que les majestueux cadrage en tableaux baroque dont il a le secret.

Le postulat audacieux ne mettra paradoxalement pas en valeur les situations érotiques, mais choisira de se focaliser sur les personnages. Un parti-pris marquant dès la scène d’ouverture où l’homme d’affaire Philip Emmenthal (John Standing) et son fils Storey (Matthew Delamere) récupère lors d’une transaction financière plusieurs salles de pachinko, jeu d’argent à billes inondant les villes japonaises. Durant cette séquence, la neutralité du bureau dans lequel se discute la transaction compte moins que le montage heurté et les gros plans successifs sur les différents protagonistes. Le sérieux apparent mais l’excentricité en germe de Philip se devine, la nature plus explicitement fantasque de Storey également, tandis qu’une certaine sensualité se dégage de l’intermédiaire Kito (Vivia Wu) sous ses airs rigoureux. Le mort de son épouse plonge Philip dans une profonde dépression dont cherchera à le sortir son fils.

Ayant goûté aux plaisirs de la vie nocturne nippone, Storey va entamer « l’apprentissage » sensuel de son père qui de tout sa vie n’a connu qu’une seule femme avec sa mère. L’argument est surprenant mais pas totalement neuf chez Greenaway qui dans Zoo (1985) prenait déjà le prétexte d’un deuil pour développer une sorte de complicité sexuelle entre les membres d’une même famille, en l’occurrence une fratrie de jumeaux. 8 Femmes ½ n’a pas du tout le caractère morbide de Zoo (même s’il en reprend parfois la symétrie des cadrages lors des expériences érotiques communes père/fils) et cherche plutôt à nouer une complicité ludique, tant dans les dialogues (Philip narrant à Storey sa fascination enfantine pour le sexe de son père) que les situations dont la nature équivoque est désamorcée par l’affection unissant Philip et son fils.

Les 8 femmes et demie du titres correspondent au groupe d’amantes que vont progressivement se constituer le père et le fils. La rencontre inopinée puis la recherche explicite de « femmes perdues » les amènent à réunir des excentriques qui, entre contrainte financière et goût pour l’aventure, vont accepter de se prêter aux jeux érotiques des Emmenthal. Le grain de folie est déjà en germe pour Simato (Shizuka Inoh) joueuse compulsive de pachinko offrant son corps pour couvrir ses dettes. Il en va de même pour Mio (Kirina Mano), fantasmant sur les hommes travestis des spectacles de kabukis, ou Clothilde (Barbara Sarafian) initialement simple domestique mais rêvant de prendre la place de sa patronne disparue dans le lit conjugal.

Le ton est espiègle, ludique et surtout accessible comme cela n’avait plus été le cas depuis quasiment l’inaugural Meurtre dans un jardin anglais (1982). Les grands espaces verdoyants anglais ont simplement été remplacés par les salons de la propriété suisse des Emmenthal, ou les néons des nuits kyotoïtes. Alors que Greenaway ne craignait jamais d’aller loin en provocation au niveau de l’érotisme, le film est plutôt retenu à ce sujet, amorçant les situations sans jamais être explicite. En effet, constituer une imagerie dionysiaque à la Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (1989) semblait malvenu car, malgré la caractérisation attachante des héros, le postulat n’en demeure pas moins misogyne. Greenaway dépeint ainsi le plaisir avant tout dans la quête et les rencontres inattendues des différentes femmes plutôt que dans l’assouvissement charnel. Il en résulte d’irrésistibles dialogues comme lorsque les héros dépeignent leur idéal féminin selon une caractérisation « littéraire » (la femme Thomas Hardy, la femme Jane Austen), l’humour fonctionnant d’autant plus en connaissant l’œuvre des auteurs.

Jamais réellement soumises malgré la situation, les 8 femmes (et demie) vont peu à peu inverser la tendance dans le rapport à leur « bienfaiteurs ». Ce sera tout d’abord à travers leurs personnalités. Griselda (Toni Colette) va ainsi dépasser et s’approprier le fantasme fétichiste de Philip qui l’imaginait en nonne lubrique, en endossant totalement ce rôle jusqu’à transformer une section de la maison en chapelle puis en prononçant réellement ses vœux. L’inversion sera également formelle quand toute l’imagerie nippone va contaminer la demeure des Emmenthal, les machines de pachinko envahissant les salons cossus, ou Philip réalisant à son tour le fantasme de sa maîtresse en arborant un costume traditionnel kabuki et en se travestissant. 

Le profane et le sacré, la tradition et la modernité, tout cela s’entremêle joyeusement pour nous signifier la nature désormais incertaine des relations. Dominant/dominée ? Amour ou simple désir ? Les discussions parfois agacées entre Philip et Storey constituent, le nombre en plus et le temps avançant, celles que pourraient avoir n’importe quels hommes concernant leurs compagnes. Même au cœur du rapport le plus torride et trivial se dissimule même une authentique romance avec Palmira (Polly Walker) entièrement soumise aux désirs de Philip dont le corps marqué par l’âge correspond parfaitement à son idéal masculin - au grand désespoir de Storey.

Greenaway joue sur tous les tableaux et l’ambiguïté même de la nature humaine – et confirme l’écho assumé et explicite au Huit et demi de Federico Fellini (1963). On passe du harem excentrique à une sorte de sincère polyamour, mais à trop jouer avec les équilibres moraux le poids de la destinée plane. La construction du film correspond à une sorte de rise and fall polisson dont la menace (divine ?) plane lorsque Storey s’amuse de sa propension à provoquer les séismes au Japon. Le film parvient à être sincèrement touchant (la dernière scène entre Philip et Palmira), revisitant et renouvelant les thèmes de certains des meilleurs films de Greenaway comme Zoo déjà évoqué, mais aussi le superbe Le Ventre de l’architecte (1987). Accessible et moins expérimental que certains de ses travaux précédents (ainsi que de ceux à venir dans les années 2000), 8 Femmes ½ est une des belles réussites de Greenaway. 

Sorti en dvd zone 2 français chez Film sans frontières

vendredi 6 septembre 2024

The Pillow Book - Peter Greenaway (1996)


 Nagiko, la fille d'un calligraphe célèbre, qui autrefois lui avait souhaité son anniversaire en lui calligraphiant ses vœux sur le visage, entreprend à son tour d'écrire. Après un mariage raté, un incendie, elle se lance à la poursuite de l'amant-calligraphe idéal qui usera de son corps tout entier en lieu et place de papier. Après bien des échecs, elle rencontre finalement Jérôme, un traducteur d'origine anglaise. Il la convainc d'être le pinceau plutôt que le papier.

La noirceur des conclusions d’œuvres comme Zoo (1985), Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (1989) ou encore TheBaby of Macon (1993), avaient érigé le corps humain comme espace de souillure fascinante, de cannibalisme ou de culte morbide. The Pillow Book voit Peter Greenaway poursuivre cette réflexion, mais en se renouvelant avec une influence culturelle et esthétique cette fois tournée vers l’Asie. Le réalisateur s’inspire ici de Les Notes de chevet, classique de la littérature japonaise du 11e siècle, reposant sur une suite d’impression triviale de Sei Shōnagon, dame de compagnie de l'impératrice consort Teish. L’ouvrage est explicitement cité et mis en scène par intermittences, mais le récit repose davantage sur une sorte de variation moderne dont l’héroïne est la jeune Nagiko (Vivian Wu).

Fille d’un célèbre calligraphe, elle sert dès l’enfance de modèle à celui-ci, s’amusant à lui calligraphier des vœux sur le visage et le cou lors de ses anniversaires. La signification des motifs écrits place la fillette, et au sens large la femme, comme un objet soumis et définit par son créateur, et par conséquent l’homme. Nagiko observe cette soumission dans une logique de classe en voyant son père (Ken Ogata) subir les avances de son éditeur (Yoshi Oida), puis en la subissant elle-même par un mariage arrangé dont elle finira par s’évader. Exilée à Hong Kong, Nagiko ne peut cependant se défaire de ce conditionnement et va chercher de nouveau à être le réceptacle corporel d’un calligraphe inspiré. Peter Greenaway prolonge les expérimentations formelles entamées sur Prospero’s Books (1991), transformant l’image en prolongement des pages et corps calligraphiés, rajoutant des écrans exprimant le point de vue et les sentiments ambivalents des personnages.

Ainsi Nagiko d’une part fait montre d’émancipation en quittant son milieu et son Japon natal, mais de l’autre recherche la « signature » d’un homme sur son corps. C’est l’occasion pour Greenaway de multiplier les situations érotiques scandaleuses dont il a le secret, bien aidé par la prestation tout en lâcher-prise de Vivian Wu, tour à tour vulnérable, espiègle et provocante. L’arrière-plan japonais délaisse ses inspirations picturales occidentales habituelle pour travailler un mimétisme entre les situations sensuelles du récit et les estampes érotiques japonaises, auxquelles s’ajoutent parfois un « écran » rejouant des situations de Les Notes de chevet. Déstabilisant dans un premier temps, ce choix devient de plus en plus organique et instinctivement compréhensible par le spectateur, par l’écho qui se crée naturellement avec le cheminement de Nagiko.

Le melting-pot esthétique exprimé par les différents milieux que traverse l’héroïne font du film un objet hybride, voyant U2 alterner avec de la cantopop, Guesch Patti ou de l’enka japonaise, les costumes varier entre costumes traditionnels japonais et tenue de mode marquées nineties – conçus par Emi Wada. L’unité ne se dégage qu’avec la sérénité amoureuse et artistique conjuguées acquises par Nagiko. Après avoir sollicité différentes rencontres et amants occasionnels à marquer son corps de leur inspiration, Nagiko est décontenancée lorsque le polyglotte Jérôme (Ewan McGregor) l’incite au contraire à se faire peintre plutôt que tableau. Ce qui n’était que tumulte et provocation devient alors une merveille de langueur charnelle, romantique et artistique où les peaux des amants se font le parchemin de leurs baisers, caresses et bien sûr inspiration littéraire, avec un Jérôme devenant un véritable « manuscrit » humain délivré à l’éditeur.  Ce dernier est la source des maux d’enfance de notre héroïne, qui en s’ouvrant au sentiment amoureux éveille aussi sa jalousie, ravive sa rancœur et met à mal le fragile équilibre qu’elle a trouvé.

La dimension d’espace mental se renforce, tout en permettant encore de nouvelles visions originales et inédites de la part de Greenaway qui parvient totalement à fondre son univers extravagant à cette imagerie nippone. La conclusion faisant d’un corps aimé une matière littéraire à archiver et chérir ravive fortement le souvenir romanesque et vengeur de Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant. Tout à sa mue asiatique, Greenaway demeure totalement cohérent dans ses obsessions et cet amour funèbre. 

Sorti en bluray anglais chez Indicator et doté de sous-titres anglais

mardi 3 décembre 2019

The Soong Sisters - Song jia huang chao, Mabel Cheung (1997)

On y dépeint la vie de trois sœurs au destin hors du commun, filles de Charles Song, missionnaire méthodiste devenu un riche entrepreneur et l'ami de Sun Yat-sen. La plus âgée, Ai-ling, va épouser l'un des hommes les plus riches de Chine, le banquier Kong Xiangxi. La seconde, Ching-ling, épouse le révolutionnaire Sun Yat-sen, premier président de Chine, et poursuivra son œuvre après sa mort. La plus jeune, May-ling, épousera Tchang Kaï-chek, le généralissime et leader nationaliste.

The Soong Sisters est une fresque historique qui s'attache à la vie des soeurs Soong, trois femmes chinoises au destin hors du commun puisqu'elles épousèrent chacune des figures historiques majeures de la Chine du XXe siècle et eurent une importance significatives dans leurs agissements. Le film sort en 1997, année de la rétrocession de Hong Kong à la Chine et, sans atteindre la censure (ou l'autocensure) qu'impose l'actuel pouvoir chinois sur la production de Hong Kong, le film se montre à la fois critique et déférent sur plusieurs points et altérations historiques. La volonté d'entamer de manière sereine la coexistence avec la Chine explique cela, notamment avec une partie du tournage qui se fera à Pékin, et 14 minutes qui finiront coupées au montage.

Le film démarre comme un conte de fée à travers une ritournelle connue de la Chine populaire.

Il était une fois trois soeurs, L'une aimait l'argent, la deuxième la Chine, et la troisième le pouvoir.

Ces contours grossiers dessinent le caractère des trois sœurs même s'ils seront plus nuancés durant le film. Une scène l'explicite d'ailleurs fort bien par l'image dès les premiers instants. Imprégnés dès l'enfance par leur père sur les préceptes de la révolution, les soeurs sont contraintes de brûler leurs jouets occidentaux lors d'une grande purge. Chacune agira selon la caractérisation que la comptine fait d'elle, Ching-ling (celle qui aime son pays) jette sa poupée sans hésitation, Ai-ling (celle aimant l'argent) fait mine de d'agir de même mais dissimule un jouet et Mai-ling (celle voulant le pouvoir) obéit la mort dans l'âme. La première partie s'attarde sur la conviction révolutionnaire de leur père Charles Soong (Jiang Wen) rêvant d'une Chine libre et moderne et qui inculque une culture occidentale à ses filles et les envoie étudier aux Etats-Unis. Ching-ling (Maggie Cheung) va devenir la secrétaire puis l'épouse Sun Yat-sen (Winston Chao) révolutionnaire, père de la Chine moderne et futur premier président du pays.

Le scénario endosse une veine romanesque pour poser son discours, l'amour mêlant à l'amour de la nation dans le choix amoureux de Ching-ling qui défie alors son père (retrouvant des réflexes patriarcaux loin de ses idées modernes) qui s'oppose à cette union. La réalisatrice Mabel Cheung magnifie totalement Maggie Cheung, basculant de cette esthétique de conte initiale (la scène où elle fuit le domicile familiale dans une lumière bleutée et féérique) à la figure iconique à travers quelques péripéties grandioses (comme lorsque Ching-ling traversera les lignes ennemies pour retrouver à bout de forces son époux, ou quand elle testera le premier avion de fabrication chinoise). Son identité de femme s'estompe donc progressivement pour devenir d'abord la fidèle compagne du grand homme, puis la gardienne de son héritage politique après sa mort prématurée.

Le romanesque s'entremêle à nouveau à la grande Histoire pour May-ling (Vivian Wu) va épouser Tchang Kaï-chek (Wu Hsing-kuo), militaire chef de file des nationalistes du Kuomintang qui deviendra président après Sun Yat-sen. C'est une figure impulsive et autoritaire que May-ling épouse par pure ambition, sur les conseils de sa soeurs aînée Ai-ling (Michelle Yeoh) qui y anticipe l'influence et le profit financier à en tirer, elle qui s'est mariée à un riche homme d'affaire. Tout en se montrant très didactique sur les soubresauts de les l'histoire de la Chine à cette période, le film ne nous égare jamais en revenant constamment à sa dimension familiale. La guerre civile entre communiste et nationaliste est ainsi également un déchirement intime entre Ching-ling voyant bafoué l'héritage de Sun Yat-sen et May-ling dont l'époux écrase l'opposition.

La caractérisation négative de Tchang Kaï-chek opposée aux figures communistes plus nobles et anonyme semble être un raccourci et une concession mais la veine intimiste parvient à surmonter ces écueils. Clara Cheung croise à merveille les moments d'agitations sociaux-politiques qui se joue à la fois dans la rue, l'alcôve des bureaux politiques et donc dans le cadre familial sorti de sa neutralité. Le récit retombe sur ses pattes dans l'unité qui se fera au sein de la nation face à l'envahisseur japonais qui profite de ces tumultes internes.

L'interprétation est grandiose, notamment une Maggie Cheung qui endosse pleinement l'aura et l'autorité de son personnage tout en maintenant une vraie vulnérabilité. Michelle Yeoh parait faussement plus effacée mais fait figure d'éminence grise ambitieuse à l'image des intérêts financier de son personnage, et Viviane Wu impressionne en gagnant en une scène magistrale ses galons d’héroïne nationale. Le scénario avec le choix de ces trois stars appuie ses élans féministes puisque dans la réalité les soeurs Soong avaient des frères qui eurent un rôle majeur aussi dans les évènements mais qui sont totalement absent du film (tout comme d'autres figures historiques comme Mao Zedong).

Le budget pharaonique est bien visible à l'écran à travers une reconstitution soignée, des scènes de batailles spectaculaires et surtout la ferveur de ses séquences nationalistes. L'atterrissage d'un avion offre donc un moment épique qui associe l'union nationale, l'unité familiale et le pouvoir de l'argent (les possesseurs de voiture ayant été grassement payés par Ai-ling pour éclairer une piste de fortune et faire atterrir l'avion où se trouve sa sœur). Belle épopée donc malgré quelques raccourcis (qui seraient sans doute lus grossier aujourd'hui avec la plus grande mainmise chinoise ou en tout cas l'autocensure dans la production hongkongaise) portée par trois magnifiques actrices.

Disponible en dvd hongkongais