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lundi 5 octobre 2026

Doraemon et le Château sous-marin - Eiga Doraemon Shin Nobita no Kaiteiki Ganjô, Tetsuo Yajima (2026)

Un été d’ennui, Doraemon propose à Nobita et leurs amis d’aller faire du camping sous la mer. En explorant les fonds marins, la bande découvre une épave et fait la rencontre des Thalassiens. C’est alors qu’une annonce très inquiétante survient : « Le Château sous-marin s’est réveillé ! ». Nobita et ses amis doivent se lancer dans une bataille qui décidera du sort de la Terre !

Ce nouveau film Doraemon est une nouvelle occasion de faire connaître en France une véritable icône de la pop culture japonaise. Il y a à l’origine un manga créé par le duo Fujiko Fujio publié entre 1969 et 1994 (et en France aux éditions Kana entre 2007 et 2018), et dont le succès va se prolonger dans une adaptation animée au long cours pour la télévision diffusée entre 1979 et 2005 sur plus de 1700 épisodes - une seconde série étant produite depuis 2005. Entretemps Doraemon est devenu une véritable franchise déclinée également sous forme de film, jeux vidéo et autre goodies, tous les enfants japonais ont grandi avec lui et sa popularité peut se mesurer au choix de l’avoir pour représenter la ville de Tokyo en 2013 lors de sa candidature d’organisation aux Jeux Olympique.

Mais qu’est-ce que Doraemon ? C’est le nom d’un facétieux chat robot venu du futur pour aider Nobita, petit garçon de dix ans, et ancêtre de son créateur dans un avenir lointain. Tout au long de leurs multiples aventures, les inventions farfelues de Doraemon vont entraîner Nobita et ses amis dans des situations toujours plus surprenantes. C’est sur ces bases que s’ouvre ce nouveau film (le 45e de la franchise Doraemon) partant d’une base très triviale de l’enfance avec Nobita souhaitant partir en camping avec ses amis mais contraint par les devoirs de vacances. 

Une fois cet obstacle difficilement franchit, Doraemon va à l’aide d’un véhicule sous-marin entraîner Nobita dans une odyssée semée d’embuche dans les profondeurs des océans. Franchise bien connue oblige, le récit ne s’embarrasse pas d’une introduction aux personnages que tout bambin nippon connaît déjà. Cela peut être surprenant pour un spectateur adulte, mais assez fluide même pour un enfant occidental. Les personnages secondaires sont les seuls à en souffrir, gardant un côté assez unidimensionnel, d’autant que les allusions amusantes à leurs traits de caractères passeront au-dessus d’un non-initié (les talents très relatifs de Gian pour la chanson, sujet de vexation pour lui).

Le film est réalisé par Tetsuo Yajima, coutumier de l’univers de Doraemon puisqu’il a travaillé sur de nombreux épisodes de la série ainsi que sur de précédentes itérations cinématographiques du personnage. Il est aussi rompu aux cahiers des charges de ce type de franchise transmédia en ayant participé à plusieurs film Pokémon. Ici le récit débute donc dans la veine enjouée et inventive de Doraemon lors des premières pérégrinations maritimes, avant d’installer un certain mystère lorgnant sur L’Île Mystérieuse de Jules Verne, puis d’embrasser un ton plus ouvertement épique qui revisite le mythe de l’Atlantide et la mythologie grecque avec Poséidon comme antagoniste. 

Les enjeux grimpent progressivement, le ton se fait plus sombre et Yajima parvient à conférer à l’ensemble une belle ampleur cinématographique, que ce soit dans le foisonnement des fonds marins durant la première partie d’exploration, ou lors des grandes batailles dans le climax haletant. On sera même surpris par l’irruption d’une certaine noirceur avec la disparition assumée jusqu’au bout d’un nouveau protagoniste attachant. Malgré quelques tentatives comme une diffusion de la série à la télévision française dans les années 2000 (sur M6 notamment), la greffe n’a jamais vraiment pris entre Doraemon et la France alors que le personnage est culte dans d’autres contrées occidentales dont l’Espagne et l’Amérique du Sud. Ce nouveau film constitue une indéniable et plutôt réussie porte d’entrée pour les novices. 

En salle le 7 octobre 

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