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jeudi 4 août 2011

Some Girls Do - Ralph Thomas (1969)


Une série d'accidents inexplicable surviennent à des personnes responsables du premier avion de ligne supersonique, le SST1. Un agent secret britannique, Hugh Drummond, est envoyé pour enquêter avec l'aide d'un autre agent (Ronnie Stevens). Ils découvrent un complot organisé par Carl Petersen qui doit gagner huit milllion de livres sterling si l'avion n'est pas prêt à une certaine date.

"Bulldog" Drummond est relancé et une suite Some Girls Do sort deux ans plus tard en 1969. Dans l'ensemble c'est assez en dessous du premier volet sans être désagréable pour autant. L'absence de Jimmy Sangster au scénario se fait ressentir avec pas mal de flottement et d'ennui par instants alors que le film fait la même durée que le premier volet était trépidant de bout en bout. L'autre gros défaut est la réorientation très Bondienne du personnage de Bulldog Drummond. 

Malgré l'univers qui pouvait évoquer le héros de Ian Flemming, Drummond trouvait vraiment son identité propre dans le premier film, usant plus de son intelligence que de ses muscles et au final pas si séducteur que ça. Richard Johnson conscient de ne pas pouvoir concurrencer un Sean Connery sur ce terrain avait judicieusement esquivé cette approche dans Plus féroce que les mâles mais cette fois (sans doute à la demande des producteurs) enchaîne les postures et répliques macho à des conquêtes énamourées. Un choix malheureux d'autant que la Bondmania retombait à ce moment et que l'épisode en cours Au Service Secret de Sa Majesté tentait déjà une rénovation du personnage.

Autre soucis, les ennemis. Le duo de tueuses était un des points fort du premier, on tente ici de remettre ça mais ça ne fonctionne pas complètement. Si Dahlia Lavi (connue pour avoir tâté de la cravache de Christopher Lee dans Le Corps et le Fouet, épouvante gothique teintée de SM signée Mario Bava) est excellente de vice et de méchanceté en Baronne Helga Hagen, on ne retrouve pas la même complémentarité que le duo infernal du premier volet avec la jolie mais quelconque Pandora joué par Bebe Loncar.

D'ailleurs sans doute conscient de la faiblesse du nouveau duo, le scénario multiplie les personnages féminins secondaires (dont une toute jeune Joanna Lumley avant même Au Service Secret de Sa Majesté), notamment Flicky une jeune délurée blonde traînant dans les pattes de Bulldog Drummond. Sinon le méchant Carl Peterson pourtant mort dans le précédent fait son grand retour, cette fois incarné par James Villiers qui a bien du mal à faire oublier Nigel Green.

Pour le reste si on est amateur de ce genre de série B pop d'espionnage, le film reste tout de même très sympathique. Les scènes d'actions sont une nouvelles fois très réussies (même si lorgnant trop sur Bond une nouvelle fois) avec un duel aérien en planeur où Drummond tombe dans le vide sans parachute ou encore une très dynamique course en hors-bord. Les idées délirantes sont légion avec l'armée d'androïde féminins sexy et indestructible du méchant, le dévastateur émetteur d'ultra son tuant dans d'atroces souffrances et un Ralph Thomas qui dénude son casting à la moindre occasion. Un dytique inégal donc mais plaisant pour l’amateur de ce type de sucrerie estampillées 60’s.


Sorti dans le même coffret que précédemment cité regroupant les deux films et dépourvu de sous-titres français.

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