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dimanche 24 juin 2018

Candlelight in Algeria - George King (1944)

1942. La sculptrice américaine Susan Foster (Carla Lehmann) en villégiature en Tunisie dissimule l'espion anglais Alan Thurston (James Mason) à ses poursuivants nazis. Elle décide d'assister Thurston dans sa mission, retrouver un appareil photo contenant les plans exacts du futur débarquement des Alliés en Afrique du Nord. Le Docteur Müller (Walter Rilla) est, quant à lui, sur les traces de la jeune femme, espérant qu'elle va le mener à l'espion et aux documents.

Candlelight in Algeria est une énième variation autour du Casablanca de Michael Curtiz avec ce jeu de dupe et d'espion en Afrique du nord. Les échanges piquants entre l'espion anglais Alan Thurston (James Mason) et l'américaine Susan Foster (Carla Lehman) notamment sur leurs origines respectives n'est pas sans rappeler aussi l'excellent L'Étrange aventurière de Frank Launder (1946). Le scénario a pour prétexte la vraie Opération Torch, rencontre secrète entre Général Clark (envoyé par Eisenhower) et les anglais afin de planifier le débarquement des Alliés en Afrique du Nord. La sculptrice américaine se trouve embarqué malgré elle lorsqu'elle recueillera Thurston poursuivi par les nazis. Ce dernier la charge alors de récupérer l'appareil photo contenant les plans de cette future manœuvre.

On est donc entraîné dans un récit alerte et plein de rebondissements. L'Alger de studio charme par son aspect pittoresque et factice assumé, le réalisme du cadre important moins que la complicité du couple et des dangers qu'il rencontre. Les autochtones sont donc des silhouettes un peu clichés, tout comme les français vichyste et résistant, à l'exception de la serveuse amoureuse de Mason Yvette (Pamela Stirling) assez touchante (et pendant de la Yvonne amouraché de Bogart dans Casablanca). Ces raccourcis et simplification ne dérangent pas trop tant l'ensemble parvient à tenir en haleine, notamment grâce à un mémorable méchant nazi incarné par un Walter Rill sournois et glaçant.

George King emballe l'ensemble avec énergie et offre quelques morceaux de bravoures bien sentis comme l'évasion d'un hôtel ou encore une poursuite en voiture rondement menée. La belle photo d'Otto Heller illustre bien le mélange des genres du film, les contrastes du film noir alternant avec une délicatesse plus romantique. Très plaisant donc à quelques incohérences près, notamment une narration en flashback que la conclusion de l'histoire ne justifie pas (pourquoi Susan se trouve-t-elle à l'hôpital ?). James Mason tout en distance et charme est parfait, pas le premier dans ce registre d'espion suave déjà incarné dans They met in the dark (1943) ou Service secret (1942).

Sorti en dvd zone 2 anglais sans sous-titres chez Odeon

 

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