Bouffeur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que ça intéresse tout mes visionnages de vieilleries, coup de coeur et nanar potentiels. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau visionnage et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère!

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dimanche 28 novembre 2010

Le Pigeon - I soliti ignoti, Mario Monicelli (1958)


Une bande de petits malfrats prépare un gros coup. Mais Cosimo, le cerveau de l'affaire, est arrêté pour un misérable vol de voiture. Afin de le faire sortir de prison, ses comparses se mettent en quête d'un pigeon qui endossera le vol.

Même s'il y a eu nombre de comédies italiennes populaires réalisées durant les années cinquante, c'est le succès international celle ci associée à la reconnaissance critique qui lance véritablement le genre. Monicelli reste dans la veine sociale du néoréalisme avec ses personnages de vas nus pied cherchant à s'en sortir, par le cadre du récit tourné dans les banlieues et quartiers populaire de Rome en reconstruction mais le drame laisse cette fois la place au comique grinçant.

Le début est un modèle d'introduction où l'équipe de bras cassés qui va tenter le vol est présentées à travers la quête du pigeon destiné à libérer le cerveau de l'affaire. Des personnalités bien marquées par un casting de star en devenir ou déjà établies : Vittorio Gassman (qui brisait là son images associée à des rôles d'intellectuels) en gros bras séducteur, le grand Marcello Mastroianni en voleur encombré d'un bébé, la superstar comique Toto en professeur es cambriolage et une flopée de second rôle tordant comme le petit vieux pique assiette, la toute jeune Claudia Cardinale dans un de ses premiers rôle (si ce n'est le premier).

Le contexte social est omniprésent même si toujours abordé par le versant comique tel cette séquence où Cosimo en prison maudit toute les mères des prisonniers ne lui offrant pas de cigarette, qui n'en ont cure puisque tous orphelin. Entre jolie petites histoires (la romance entre Cardinale et Renato Salvatori), dialogues tordants (énorme Il ira en prison quand il sera grand asséné par Mastroianni rendant visite à sa femme) et situation comique énormes (Gassman cabot à souhait lorsqu'il vient se dénoncer à la place d'un autre ) le rythme est alerte et nous tient parfaitement attentif jusqu'au cambriolage final.

Là c'est un très grand numéro comique où le thème de l'échec omniprésent tout du long se manifeste pour de bon avec nos héros sur lesquels s'acharne le sort pour notre plus grande hilarité. Le parallèle avec la construction de Du Rififi chez les hommes de Dassin est flagrant, la méticulosité et le professionnalisme laissant place à l'amateurisme et à la guigne. C'est aussi drôle que désolant, et c'est ce sentiment mitigé qui nous conduit à une fin douce amère très réussie. La comédie italienne était lancée (Monicelli réitérant l'exploit avec son film suivant La Grande Guerre) et nombre de chefs d'oeuvres allaient bientôt suivre.


Sorti en dvd zone 2 français chez Studio Canal

extrait

1 commentaire:

  1. J'ai vu ce film et il est excellent ! J'ai beaucoup ri et le recommande fortement ! De plus ton analyse est très bonne.
    Bisous ! T.

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