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vendredi 3 décembre 2010

La Momie - The Mummy, Karl Freund (1932)


En 1921, sur le site de Thèbes, des archéologues du British Museum découvrent un sarcophage contenant la momie d'Imhotep, prêtre de l'ancienne Égypte embaumé vivant pour être tombé amoureux de la princesse Ank-Souh-Namun, en dépit de l'interdit. Ramené à la vie par accident, Imhotep s'enfuit en emportant le parchemin de Thot, qui permet de ressusciter les morts.

Onze années plus tard, Imhotep, sous le nom de Ardath Bey, indique aux membres d'une nouvelle expédition l'emplacement de la tombe d' Ank-Souh-Namun. Persuadé qu' Helen Grosvenor, fille du gouverneur du Soudan, est la réincarnation de la princesse, prêt à tout pour conquérir le cœur de celle qu'il aime, il terrorise les membres de l'expédition.


La découverte du tombeau de Toutânkhamon dans les années 20 aura réveillé dans l'inconscient collectif la fascination pour l'Egypte et ses légendaires rites et traditions morbides. Le sujet tombait donc à pic pour Universal qui sortait notamment du succès du Frankenstein de James Whale avec Boris Karloff. Ce même Karloff est envisagé pour le rôle titre de La Momie grâce à cette nouvelle notoriété et la trame à l'origine destiné à un projet nommé Cagliostro sur un alchimiste immortel au 18e siècle est transposée en Egypte contemporaine. A la réalisation on trouve le directeur photo allemand Karl Freund déjà bien rôdé au fantastique car ayant officié sur le Dracula de Todd Browning.

Les compétences de Karl Freund constituent d'ailleurs le défaut et la qualité du film. Les atmosphères sont magnifiquement oppressantes et mystérieuses par un jeu d'ombres subtil tel la scène d'ouverture où Boris Karloff se réveille et terrifie un archéologue jusqu'à la folie. Les magnifiques décors inspirés fidèlement de vraies peintures et intérieur égyptiens sont bien mis en valeur notamment la fameuse scène en flashback où Imhotep et fait découvrir sa vie intérieur à Helen à travers un bassin d'eau. Malgré cette recherche esthétique manifeste le tout s'avère pourtant très statique et dénué de rythme, l'ennui guettant parfois.

Heureusement le mélange réussi de terreur morbide et d'histoire d'amour est suffisamment intense pour maintenir l'attention. Boris Karloff fait preuve de sa présence inquiétant habituelle bien aidé par l'extraordinaire maquillage de Jack Pierce, autant en momie statique qu'en être vivant au visage parcheminé son visage se prêtant toujours aussi bien à ses effets. Sous l'aspect terrifiant son regard mélancolique et triste exprime parfaitement la passion de cette être ayant traversée les siècle pour retrouver son amour. Zita Johann avec son jeu expressif et ses traits étranges 'ainsi que sa vraie croyance au sciences occultes dans la réalité) amènent également toute l'extravagance et le mystère voulu dans le double rôle de Helen et la réincarnation de la princesse Ank-Souh-Namun. C'est vraiment leur alchimie qui donne toute sa puissance dramatique au film, le reste du casting étant assez transparent.

Au final un classique qui a subit l'usure des ans (contrairement à Dracula ou les deux Frankenstein produits au même moment) mais toujours digne d'intérêt et qui donnera bien plus tard un pétaradant blockbuster avec le remake de Stephen Sommers en 99 plus orienté aventures qu'épouvante.

Sorti en dvd zone 2 français dans la collection Universal Monster


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