Bouffeur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que ça intéresse tout mes visionnages de vieilleries, coup de coeur et nanar potentiels. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau visionnage et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère!

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dimanche 5 décembre 2010

Howard the Duck - Willard Huyck (1986)

Howard T. Duck est un canard humanoïde qui vit sur une planète remplie de canards comme lui. Mais un jour, alors qu'il se prélasse sur son fauteuil, il se retrouve aspiré dans l'espace et atterrit sur la planète Terre. Il se fait recueillir par une rockeuse, Beverly.

Aujourd'hui conspué par les fans pour ses multiples retouches numériques sur la première trilogie Star Wars (et son long refus de sortir les épisodes sous leurs forme originale jusqu'à récemment) et sa controversée nouvelle trilogie récente, il fut pourtant un temps où tout était pardonné à George Lucas. Sa volonté de fonder son empire avait conduit à un Retour du Jedi en demi teinte (pas un mauvais film mais très en dessous des promesses de L'Empire Contre - Attaque) avec notamment l'apparition des ewoks (rappelons qu'à l'origine ce devait être les frères wookies de Chewbacca à la place) destiné à alimenter le merchandising de jouet. Ces même ewoks allaient être l'objet de leur propre film avec le niais L'Aventure des Ewoks mais l'aura de Lucas était telle que tout ces égarements seraient pardonné.

Le mythe allait pourtant sérieusement s'effriter pour la première fois avec ce Howard the duck (adapté d'un délirant et méconnu comics Marvel de Steve Gerber qui reniera d'ailleurs cette version filmée), blockbuster pharaonique et succès annoncé qui devait renflouer Lucas après un divorce couteux et la construction de son Skywalker Ranch. L'échec sera pourtant monumental, le film accumule les razzies award (dont plus tard celui de pire film de la décennie) se traîne un réputation de nanar intersideral et constitue une grosse tâche dans le cv de tout ses participants. Tim Robbins débutant y est particulièrement mauvais, John Barry renie son score d'une effroyable nullité et la carrière prometteuse du réalisateur Willard Huyk (responsable avec sa femme Gloria Katz des scripts de American Graffiti ou encore Indiana Jones et le Temple Maudit pour George Lucas) tuée dans l'oeuf.

Alors à la découverte aujourd'hui une fois les passions calmées le film est t il une telle abomination ? Honnêtement non même si on est loin du chef d'oeuvre voire même du bon film tout court. L'échec commercial du film viendra de son pitch lorgnant vers le récit pour enfant contrebalancé par un ton adulte rigolard et osé qui le rendra invendable. L'histoire nous dépeint les mésaventures d'Howard, canard vivant dans une Terre parallèle où ne vive que ses semblabe qui se retrouve aspiré dans notre monde. On aura vite fait le parallèle avec ET à travers les pérégrinations de notre canard parmi les humains. mais là où ET est bienveillant, fragile et amical Howard se traîne un caractère ronchon épouvantable, jure comme un charretier et est toujours prêt à ruer dans les brancards si son honneur est en jeu.

C'est le caractère de ce héros atypique (génialement doublé par Chip Zien, le nain Ed Gale enfilant lui le costume ridicule) qui fait tout le sel d'un film qui par ailleurs multiplie les fautes de gouts. Les effets spéciaux de ILM sont réussis mais affreusement ringards dans leur exécution (le costume de Howard donc, les pouvoirs du méchants qui singent SOS Fantôme et les Star Wars) l'hilarité est de mise lors de l'histoire d'amour premier degré entre Howard et Beverly (Lea Thompson révèle dans Retour vers le futur) la jeune humaine qui lui vient en aide et la patine 80's de l'ensemble (coupe de cheveux à la permanente flamboyante, bande son datée) achève le tout.

Pourtant étrangement le charme opère donc, par la grâce de son délirant héros, d'une narration menée tambour battant et de quelques scènes vraiment très drôle. L'audition du canard pour trouver du travail, sa pratique du duck fu sur les méchants ou encore l'excellente scène d'ouverture où plusieurs figures de la pop culture sont détournées version canard sont à signaler parmi les bons moments. A défauts d'être réussi, Howard the duck parvient à amuser et relativement distraire, le final spectaculaire où il est une fois de plus question de sauver le monde s'avérant même assez palpitant. Pas indispensable mais en tout cas loin de l'atrocité annoncée, l'échec commercial ayant sans doute renforcé cette fâcheuse réputation.

Disponible en dvd zone 1 doté de sous titres anglais et d'une vf.


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