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lundi 25 juin 2012

Tarantula - Jack Arnold (1955)


Le professeur Gerald Deemer travaille sur la formule d’un nutriment spécial qui pourrait s’avérer bénéfique pour la population. Mais jusqu'à présent ses expérimentations n’ont pas réellement données de résultats probants. Accidentellement, suite à quelques problèmes survenus dans le labo, ce fameux produit va être injecté dans une tarentule qui va s’échapper et croître jusqu'à atteindre une taille exceptionnelle et ainsi menacer l’Arizona…

Spécialiste du genre, Jack Arnold un de ses tous meilleurs films avec ce Tarantula, belle réussite de la prolifique SF des années 50. L’intrigue est typique de l'époque avec cette peur et remise en cause de l’avancée scientifique forcément néfaste, même dotés de bonnes intentions.

S’il n’est pas tout à fait question de peur du nucléaire ici (même si on devine que c’est l’élément accidentel qui fait basculer la mutation de la tarentule), cette méfiance rejoint les angoisses du moment abordés plus frontalement dans Les Monstres attaquent la ville de Gordon Douglas sorti un an plus tôt et très proche du film d’Arnold (cette fois il sera question de mutations de fourmis géante).

Le crescendo dramatique est assez parfait dans cet art de la série B à doser ses effets, à créer le mystère avant de laisser exploser les morceaux de bravoures. La scène intrigue ainsi grandement avec cet homme défiguré succombant dans le désert avant qu’une intrigue linéaire dévoile peu à peu la créature pour dernier tiers sacrément impressionnant. Si l’on n’a pas encore la dimension philosophique de L'Homme qui rétrécit (le chef d’œuvre de Jack Arnold) réalisé deux ans plus tard, niveau spectaculaire Tarantula n'a absolument rien à lui envier.

Les transparences sont stupéfiantes de perfection encore aujourd'hui (pas d'effets mécanique comme Des monstres attaquent la ville justement mais une vraie araignée filmée et parfaitement agencée au décor) avec une foule d'idée visuelles inventives tel comme ces visions subjectives de la tarentule lors des attaques.

Le parti pris d’Arnold est clairement de jouer sur l’épouvante puisque hormis la créature, les maquillages montrant les effets dévastateurs des expériences ratées sur les humains provoquent le malaise aussi. Le parti pris d’user d’une vraie araignée en dépit du trucage va également dans ce sens, la bête en étant d'autant plus repoussante et effrayante.

Le réalisateur multiplie les choix d’une efficacité redoutable pour accentuer l’effroi avec des plans d'ensemble et des cadrages la faisant surgir de manière toujours plus graphique. Très réussi même si Jack Arnold a fait mieux (notamment L’étrange créature du lac noir déjà traité ici) et pour l’anecdote le film est l’occasion d’une des premières apparitions de Clint Eastwood qu’il faut néanmoins repérer derrière son casque de pilote de chasse mais ce regard ne trompe pas…

Sorti en dvd zone 2 français chez Bach Films


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