Bouffeur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que ça intéresse tout mes visionnages de vieilleries, coup de coeur et nanar potentiels. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau visionnage et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère!

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jeudi 10 juin 2010

L'été en pente douce - Gérard Krawczyk (1987)


Suite à la mort de sa mère, Fane accompagné de Lilas, rejoint son frère handicapé mental dans la maison de sa mère. Voke, le garagiste voisin, a des vues sur la maison et sur Lilas.

Adapté d'un roman de Pierre Pelot, un drame puissant qui lorgne sur Les Désaxés de Huston (avec l'analogie évidente entre Marilyn Monroe/ Pauline Laffont objet de désir innocent et provocateur à la fois, et la réalité tragique des deux actrices) et Les Chiens de Paille (pour le milieu rural hostile et la bêtise crasse) où trois paumés essaient envers et contre tout d'accéder à une existence meilleure mais qui se retrouvent confronté à une cruelle réalité et à la méchanceté ordinaire. La réalisation inspirée (et une superbe photo caniculaire de Michel Cenet) instaure une ambiance sensuelle et moite, se mélangeant étrangement à la déliquescence du cadre dont la solarité cache une vraie noirceur.

Les acteurs sont exceptionnels, Jean Pierre Bacri (encore chevelu et sans les tics qui le perdront parfois) trouve là son meilleur rôle, tout comme Jacques Villeret bouleversant en frère attardé. Quant à Pauline Laffont, elle est belle à se damner en femme enfant déterminée, le sex appeal et la sensibilité à fleur de peau ramènant encore une fois à Marilyn. . Une très belle fin également où le renoncement matériel permet enfin l'épanouissement après la noirceur qui à précédé, Bacri impuissant parvenant enfin à faire l'amour à Lila. Magnifique film qui semble être un chant du cygne pour ses participant.

Le destin fera que Pauline Laffont ne pourra saisir la carrière fabuleuse qui s'offrait à elle, le scénariste Jean-Paul Lilienfeld (qui joue également dans le film) va avoir une carrière de réalisateur sinistre (XY, Quatres garçon plein d'avenir), le pire restant Gérard Krawczyk devenu l'homme à tout faire des pires productions de Besson.

Trouvable pour pas grand chose en dvd zone 2

Extrait

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