Bouffeur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que ça intéresse tout mes visionnages de vieilleries, coup de coeur et nanar potentiels. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau visionnage et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère!

Vous pouvez me contacter à justinkwedi@gmail.com et suivre le blog sur twitter à http://twitter.com/#!/JustinKwedi

Pages

jeudi 24 juin 2010

Ho ! - Robert Enrico (1968)



Ex-coureur automobile, François Holin, est aussi le chauffeur d'une équipe de malfrats qui n'ont pas beaucoup de respect pour lui et le considèrent comme un minus. Un jour, l'occasion se présente pour lui de diriger une opération, mais les autres ne veulent rien entendre. Tant pis, Ho ira seul.

Un film de gangster tout à fait atypique pour ce qui reste un des meilleurs rôle de Jean Paul Belmondo. Celui ci campe un ex coureur automobile déchu pour magouille reconverti chauffeur de gangster aspirant à la grande vie. En soif de reconnaissance, il est traité en larbin et méprisé par ses complice. Un concours de circonstance lui permet d'avoir la possibilité de prendre le pouvoir, qu'il va totalement rater avant qu'un coup d'éclat inattendu le transforme en ennemi public numéro 1.

Belmondo est génial en gangster flambeur qui se voit plus beau qu'il n'est, et le scénario adapté d'un roman de José Giovanni anticipe les contours de deux des plus grande figures du crime des années à venir en France. Robert Spaggiari (massacré récemment par Jean Paul Rouve) pour l'image de caïd faussée qu'il dégage et Mesrine pour le jeu avec les médias. Le film sans construction linéaire narre l'errance de Ho, incapable de concevoir un plan sur le long terme contrairement aux bandits endurcis, multipliant ainsi les escarmouches et s'affichant avec crânerie.

Belmondo est génial, se moquant presque sans le savoir des futurs héros rouleur de mécaniques qu'il incarnera plusieurs fois à l'avenir. Le film joue autant ainsi sur la rouerie de son héros (avec une des scène d'évasion parmi les plus géniales jamais filmée où mimétisme et duperie de la lourdeur administrative font merveilles) que sur un vrai aspect hard boiled méchant tel cette fusillade éclatant en pleine rue et surtout un face à face final assez mémorable et filmé au cordeau par Robert Enrico.

Diaporama sur l'excellente musique signé François de Roubaix

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire