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jeudi 28 juillet 2011

Mariti in Citta - Luigi Comencini (1957)


Les épouses parties en vacances, plusieurs maris décident de profiter pleinement de ce célibat provisoire...

Mariti in Citta est une variation italienne du Sept ans de réflexion de Billy Wilder, qui y rajoute la petite touche truculente latine mais restant tout aussi sage dans le fond (aucun réel adultère à signaler au final). Le film s'inscrit dans la comédie italienne populaire des années 50 pas encore transgressive qui sera balayée par Le Pigeon. Par rapport au film de Wilder, Comencini multiplie les maris ici au nombre de quatre, variant ainsi les situations et les formes de tentations.

C'est très inégal même si toutes sont bien amorcées. La plus intéressante étant l'histoire du jeune marié Renato Salvatori avec une jeune peintre étrangère, le charme de Giorgia Moll dans le rôle y étant pour beaucoup. Il est dommage que le scénario dirige cette intrigue dans le vaudeville assez basique car c'est vraiment la colonne vertébrale du film, la seule histoire qui se suit avec un réel intérêt dramatique contrairement aux autres versant plus dans la grosse farce. On peut citer l'histoire du professeur hypnotisé par sa jeune voisine aux formes généreuses ou encore l'homme profitant de l'absence de sa épouse pour adopter brièvement un chien, ce qu'elle lui a toujours refusé : amusant mais anecdotique.

Le faux séducteur mais vrai amoureux cachant sa fiancée chez lui sans l'épouser est assez intéressant également, tout comme ce mari brocanteur jaloux maladif, mais comme les autres sous-intrigues c'est traité de manière trop relâchée pour maintenir l'intérêt. Cependant Comencini filme divinement bien le charme et la langueur de cette Rome estivale (ça donne définitivement envie d'y aller) et cette relative légèreté du traitement est finalement autant un défaut qu'un atout. Ces supposées infidélités ne sont pas très sérieuse et personne ne doute que tout rentrera dans l'ordre. Comencini propose donc un vrai bon moment volontairement inoffensif. On est aux antipodes de la chaleur d'un Pain, amour et fantaisie ou de la férocité de L'Argent de la vieille avec ce petit Comencin qui se révèle donc néanmoins plaisant.

Sorti en dvd zone 2 français chez SNC/M6 Vidéo

Extrait de la sympathique ritournelle de Domenico Modugno qu'on entend tout au long du film.

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