Bouffeur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que ça intéresse tout mes visionnages de vieilleries, coup de coeur et nanar potentiels. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau visionnage et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère!

Vous pouvez me contacter à justinkwedi@gmail.com et suivre le blog sur twitter à http://twitter.com/#!/JustinKwedi

Pages

dimanche 19 février 2012

Song of Freedom - J. Elder Willis (1936)

Bien qu'heureux en ménage, John Zinga décide de partir à la recherche de ses racines africaines. Ayant réussi à faire le voyage, il ne dispose que d'un médaillon comme piste pour retrouver les siens. Il découvrira qu'il est l'héritier du trône de Cazanga et fera tout son possible pour aider son peuple malgré l'opposition des sorciers locaux

Song of Freedom est un très beau film qui fait office de jolie curiosité par la singularité de son contenu vu l'époque de sa sortie : casting de couleur inédit et qui plus est sur un thème fort audacieux sur une réalité encore vivace dans les esprits sur l'esclavage et le colonialisme. On nous narre ici le destin d’un noir fils d’esclave dont le talent pour le chant va faire passer des docks de Londres aux scènes des plus grands opéras du monde et devenir une star. Mais lui n’a qu’un souhait, retourner en Afrique et percer le secret de ses origines liées à un médaillon qu’il garde depuis l’enfance.

Cette production Hammer (!) permet de découvrir des acteurs noirs aux rôles moins caricaturaux que ceux vus dans le cinéma hollywoodien et notamment l’imposant Paul Robeson et son timbre de stentor. Vraie star de la chanson au parcours étonnant (fils d’esclave, diplômé de droit, partisan communiste…), il impose ici une personnalité marquante qui aurait mérité une filmographie plus intéressante (Song of Freedom étant son seul fait marquant avec Les Mines du Roi Salomon). Les thèmes sont passionnants et toujours très actuels avec ce sentiment d’inachevé de l’exilé entre une terre d’accueil de toujours mais qui n’est pas la sienne et celle d’origine, fantasme lointain et idéalisé.

Un beau parcours initiatique chaleureux, poétique (belle mise en scène de Willis encore imprégné du muet mais aussi de l’influence de Flaherty pour l’imagerie de l’Afrique mi-documentaire mi-cinématographique) et grinçante dans sa description de la domination des tyrans locaux par la superstition.

Sorti en dvd chez Wild Side dans la collection Vintage Classic

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire