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jeudi 15 mars 2012

Le Phare du bout du monde - The Light at the Edge of the World (1971)


En 1865, le capitaine du phare de la pointe du Cap Horn et son acolyte sont sauvagement assassinés sous les yeux de Denton par des pirates qui s'emparent du phare. Une lutte sans merci va alors s'engager entre le chef des pirates, Jonathan Kongre et Denton...

Adaptation d'un roman méconnu de Jules Verne, cette coproduction américano espagnole est l'occasion d'un beau face à face entre les deux monstres sacrés Kirk Douglas et Yul Brynner. C'est le premier qui s'en sort le mieux, dans son rôle de gardien de phare increvable menant la vie dure à une horde de pirate, parvenant malgré le contexte à construire un personnage intéressant et au passé douloureux. C'est un peu plus compliqué pour Brynner dont le personnage est bizarrement écrit et contradictoire.

Tour à tour présenté comme une vraie ordure impitoyable, puis fait montre d'une tristesse et d'une compassion un peu forcée lorsque Douglas décime sans pitié ses meilleurs hommes (dont il se débarrasse pourtant sans soucis quand le besoin s'en fait sentir) sans parler de penchant homo sous-jacent vu la froideur qu'il témoigne à Samantha Eggar seule présence féminine ici. Il faut tout le charisme taciturne de Brynner pour faire passer l’écriture bancale.

Kevin Billington exploite parfaitement la beauté et la topographie de son décor, avec une île qui sera parcourue de fond en comble lors de la traque de Kirk Douglas (et rendant parfaitement compréhensibles les manœuvres stratégique entre Douglas et Brynner) et offre quelques prises de vue de toutes beauté du paysage rocailleux entourant le phare.

Le film étonne par ses quelques moments de violence bien corsés. On retiendra cette scène où Douglas se fait malmener par les pirates (une sacrée galerie de trognes patibulaire qui pille, tue et viole sans états d'âmes avec un casting où on trouve Jean Claude Drouot, oui Thierry la Fronde en personne ici en pirate efféminé) ou encore le sort final du personnage de Samantha Eggar.

Billington offre une mise en scène solide et sans génie où il tire le meilleur des morceaux de bravoures que ce soit un naufrage impressionnant ou encore l'ultime affrontement Douglas/Brynner dans le phare valent le détour. Pas parfait non plus, loin de là et souffrant de quelques longueurs et effets vieillots (la marionnette bien visible quand Douglas plonge dans la falaise) est néanmoins un solide film d’aventures qui se suit sans ennui.

Sorti en dvd zone 2 français chez Studio Canal

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