Bouffeur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que ça intéresse tout mes visionnages de vieilleries, coup de coeur et nanar potentiels. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau visionnage et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère!

Vous pouvez me contacter à justinkwedi@gmail.com et suivre le blog sur twitter à http://twitter.com/#!/JustinKwedi

Pages

jeudi 15 avril 2010

Champagne Charlie - Alberto Cavalcanti (1944)


Incursion dans le milieu des music hall londonien de l'Angleterre victorienne au travers de destin croisés de personnages, notamment l'ascension d'un jeune provincial dans la chanson. Un film qui respire la fougue et la joie de vivre, la reconstitution et l'ambiance de l'époque étant traduit dans une tonalité festive porté par une narration trépidantes.


C'est une sorte d'ode ultime à la boisson avec des personnages qui engloutissent des hectolitre d'alcool tout au long de l'histoire lors de beuveries épiques dont l'apogée se situe lors d'une longue scène anthologique où le héros et son rival se mènent un duel à distance pour celui qui chantera la meilleure chanson alcoolisée : plus de 10 minutes extraordinaires vantant avec poésie et truculences les mérites du porto, du sherry, du rhum pour finir sur le champagne qui donne son surnom au héros et le titre du film. D'autres séquences grandioses comme ce duel au pistolet tourné en dérison avec les médecins et les employés des pompes funèbres venu faire leurs affaires ou cette baston de bar dantesque.


Sous la légèreté et la bonne humeur destinée à évader le public anglais subissant les privation de la guerre, on trouve un message de rébellion et de liberté d'expression fort avec les gens du music hall unis face à la censure et la morale tenace, le ton lorgnant sur certains des meilleurs Renoir ou encore Les Enfants du Paradis. Tommy Trinder est génial en Champagne Charlie, sorte d'anglais cockney ultime, dents de travers, accent à couper et une sacrée allure en costume et haut de forme. Un des meilleurs films du studio Ealing, société de production anglaise spécialiste dans les fables caustiques et ironique. Je reviendrais sûrement sur d'autres films du studio tout aussi bon à l'avenir.

Trouvable en dvd zone 2 UK sans sous titre (bon courage avec les accents Londoniens !) et surtout dans le coffret consacré au Studio Ealing sorti en France chez Studio Canal avec des interventions brillantes et érudidtes de Bertrand Tavernier.

extrait d'une des plus mémorable chansons

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire