Bouffeur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que ça intéresse tout mes visionnages de vieilleries, coup de coeur et nanar potentiels. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau visionnage et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère!

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mardi 25 mai 2010

Ariane - Love in the afternoon, Billy Wilder (1957)

Claude Chavasse, détective privé, habite un modeste appartement parisien avec sa fille Ariane, élève au conservatoire de musique. Pour le compte d'un client, il doit épier les faits et gestes de l'épouse de celui-ci et de son amant, un certain Frank Flannagan, homme d'affaires américain d'âge mûr et fameux don Juan, qui loue toujours la même suite au Ritz lors de ses séjours à Paris. Lorsque Chavasse fait son rapport au mari trompé, celui-ci prend un coup de sang et menace d'aller tuer son rival sur-le-champ. Ariane, séduite par la prestance de Flannagan qu'elle a vu en photo, cherche par tous les moyens à le prévenir. Jusqu'à se rendre elle-même dans sa garçonnière...


Charmante comédie romantique comme Wilder en a le secret, avec la légère dose de provocation qui fait son style. Confrontation entre la jeune fille innocente incarné par Audrey Hepburn et le coureur insensible joué par Gary Cooper (un pur rôle à la Cary Grant dans les moment les plus comique). Une suite de circonstances rocambolesque amène la rencontre entre ces deux être aux mondes totalement différent et Hepburn sous le charme ne trouve pas d'autres moyen pour mettre le grappin sur Gary Cooper que de se faire passer pour son égal féminin en s'imaginant une foule de conquête masculine. Le défaut et la qualité du film sont le temps qu'il prend pour montrer Cooper tout d'abord amusé, puis intrigué avant de tomber réellement amoureux de Hepburn, lui qui fuit jusque là les femmes en demande.

Le film est audacieux en montrant les réactions que peuvent causer (même si cela s'avère faux) une femme qui à l'égal des hommes, multiplierai les aventures sans états d'âmes et au grand jour, chose pas encore admise à l'époque comme le montre les réactions du personnages de Cooper peu à peu agacé puis réellement jaloux du passé tumultueux de Ariane. Audrey Hepburn est excellente, bien espiègle dans les tours qu'elle joue à Flannagan et la dernière scène où elle poursuit son mensonge à la gare les larmes au yeux alors que Cooper a tout deviné est parmi les séquences les plus touchante de Wilder.

Belle alchimie entre un Cooper vieillissant et la candeur de Hepburn, Maurice Chevalier père et détective cynique est tout aussi bon. Sinon foule de petits détails comiques typique de Wilder comme l'ironique séquence d'ouverture qui nous présente Paris comme l'idéal romantique sous toute ses formes avant de conclure sur une scène d'adultère, Chavasse qui se contente de demander ses honoraires à un client qui projette de tuer sa femme ou encore le groupe de musicien tziganes qui suis Gary Cooper à la trace et ce jusque dans un hammam. Très joli film qui souffre juste de sa longueur (2h10 quand même) quoique en cherchant difficile de dire ce qu'il aurait fallu couper, ça prend son temps et ce n'est pas plus mal finalement. En collaboration Wilder/Hepburn j'ai une nette préférence pour celui ci, injustement moins célébré que Sabrina auquel j'accroche beaucoup moins.

Ressorti l'an dernier dans une belle édition zone 2 chez Carlotta

1 commentaire:

  1. Très beau film en effet.
    Et je suis définitivement fan de la scène finale également, qui, même revue indépendant du film, me donne toujours des larmes aux yeux.

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