Bouffeur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que ça intéresse tout mes visionnages de vieilleries, coup de coeur et nanar potentiels. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau visionnage et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère!

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vendredi 23 juillet 2010

Comment tuer votre femme - How to murder your wife, Richard Quine (1965)



Stanley Ford (Jack Lemmon) est un auteur de bande dessinée à succès qui raconte chaque jour les aventures de Bash Brannigan, agent secret. Célibataire endurci, il vit avec son majordome Charles Firbank (Terry-Thomas) une vie réglée et immuable. Un jour, sous l'emprise de l'alcool, il épouse une strip-teaseuse italienne (Virna Lisi) qui ne tarde pas à prendre une grande place dans son existence. Stanley Ford ne rêve alors que de sortir de cette situation.

Après L'inquiétante dame en noir et le génial Deux têtes folles, le film qui conclu en quelque sorte unee trilogie entamée par Quine et George Axelrod sur la mise en abîme, les rapport entre réel et création.Le scénario déplace cette fois tout l'aspect référenciel au cinéma des deux précédents film pour une évocation hilarante des rapports hommes/femmes. C'est par la voix off puis la silhouette distinguée de son majordome (Terry Thomas fabuleux en valet british possessif) que nous est présenté le héros Jack Lemmon, dessinateur de bd et célibataire endurci au quotidien réglé comme du papier à musique. Le ton est distancié à souhait avec un Terry Thomas multipliant les clins d'oeils au spectateur tandis qu'il présente l'intérieur cossu de son maître et son mode de vie dont toute relation durable est exclu.

L'argument du film est outrageusement machiste puisque les femmes et le mariage son synonyme d'enfer ultime auquel il convient absolument d'échapper à tout prix. Un enterrement de vie de garçon aux allures de veillée funèbre confirme cette idée de manière jubilatoire avant que l'annulation des fiançailles lance la vraie fête, au lendemain de laquelle Lemmon se réveille marié à la belle Virna Lisi (1ere apparition mémorable en petite tenue sortant d'un gâteau...). Celle ci joue l'italienne exubérante et sexy dans toute sa splendeur, envahissante pour un Lemmon qui subit tout les clichés liés au mariage puisqu'il s'empâte à force de bon plat, ne dort plus à cause des ardeurs de sa belle et de son addiction à la télévision tandis que la décorations féminine criardes envahissent l'appartement. Le questionnement entre réel et fiction se fait par l'intermédiaire de la bd du héros qui fait de son personnage un extension de lui même.

Du temps du célibat, celui ci était un agent secret à la vie trépidante dont Lemmon expérimente les exploits physiques dans la réalité et une fois la corde au cou c'est à l'aventure du mariage qu'est soumis le double de papier. Lemmon y lâche donc ces frustrations et y projette le meurtre de sa femme, mais est ce vraiment uniquement dans la bd ? Le côté machiste assumé est d'une drôlerie irrésistible, à la convention du devoir de mariage Lemmon argumente pour sa défense dans une grandiose tirade finale le droit de chaque homme à souhaiter un jour tuer sa femme, appuyé par tout les maris présents... Il est d'ailleurs dommage que le scénario n'entretienne pas plus vivement le doute sur la fait que le meurtre ait été effectué ou non, la question étant trop vite résolue.

Quine multiplie les idées de gags fabuleuses tel tout les gaffes commises par Virna Lisi conclues par un gros câlin dont l'image se floute progressivement, le rapport presque marital entre Lemmon et son valet... Virna Lisi au grand potentiel comique n'est pas tout à fait au diapason de Lemmon sur le registre dramatique et la conclusion ne rend pas tout à fait toute l'émotion souhaité après les envolées anti mariage qui ont précédées, même si on saisit la morale de l'histoire (applicable dans les deux sens) en dépit des défauts divers l'autre est indispensable.

Trouvable facilement en dvd zone 2

Petite leçon de tyrannie féminine



Et en toute parité génial exemple d'égoïsme masculin !

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