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jeudi 7 novembre 2013

L'Affaire Manderson - Trent's Last Case, Herbert Wilcox (1952)

Un journaliste enquête sur la mort mystérieuse d'un homme d'affaires de renom.

Trent's Last Case est un whodunit assez astucieux dont l'intrigue adaptée d'un roman de E. C. Bentley connu une première version à Hollywood en 1929 et réalisée par Howard Hawks dont ce fut l'un des premiers films. Au petit matin, un cadavre est découvert dans le jardin d'une luxueuse demeure. Il s'agit de du richissime homme d'affaire Sigsbee Manderson et la nouvelle fait bientôt le tour du monde tant cette mort semble entourée de mystère.

Le journaliste Phillip Trent (Michael Wilding) est dépêché pour mener l'enquête et bien que le jugement opte pour un suicide les soupçons du héros vont bientôt se porter sur la veuve du défunt (Margaret Lockwood) et son secrétaire John Marlowe (John McCallum) soupçonnés d'être amants. D'autres indices sèment le trouble dans option du suicide comme l'arme du crime retrouvé dans la main droite du mort qui était pourtant gaucher. La première partie où Trent sonde et interroge tous ses suspects est un peu longuette car trop bavarde et sans mystère, Michael Wilding supposé mener la danse manquant singulièrement de présence face aux très charismatique suspects incarnés par Margaret Lockwood et John McCallum.

Margaret Lockwood incarne ici un personnage trop innocent pour être honnête et le passif filmique de la star suffit à semer le doute malgré ses airs angéliques et McCallum séduisant et suave affiche une belle présente. On s'ennuie un peu et pense voir venir l'issue quand une remarquable seconde partie nous prend réellement de cours par ses rebondissements. Acculés, les deux suspects racontent les évènements ayant menés au drame initial la narration en flashback permettant enfin de donner un visage à Manderson et quel visage puisqu'il s'agit d'Orson Welles.

La star en 15 minutes de présence vampirise littéralement le film, Herbert Wilcox théâtralisant largement son introduction qui se fait d'abord par sa voix de stentor alors qu’il place face à lui sa femme et son secrétaire qu'il soupçonne. Une fois à l'image, sa présence monstrueuse s'impose littéralement aux autres protagonistes pour qui sa démence ne fait aucun doute.

On va ainsi assister à une terrible machination de la part de cet homme jaloux mais les circonstances et la fatalité vont venir entraver la tournure criminelle de l'ensemble. Difficile d'en dire plus sans déflorer la surprise mais c'est tout à fait étonnant, le final virant même presque au pastiche et à la plaisanterie. Très inégal mais pas déplaisant et du coup curieux de voir la version de Hawks qui se délecterait potentiellement d'une trame pareille.

Sorti en dvd zone 2 anglais et sans sous-titres

Extrait

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