Certainement un des films les plus étranges de la filmographie de Paul Schrader où son attrait pour la perversion et l'interdit s'exprime le mieux. Une première moitié de film montrant un couple Rupert Everett/Natasha Richardson en vacances à Venise où la beauté de la ville ne semble pas atténuer le manque de communication et l'éloignement progressif entre les deux. On a rarement vue Venise filmée comme cela, Schrader privilégie les ruelles vides, les coins bizarres où déambule notre couple en crise. Les monuments et zones touristiques ne sont aperçus que dans des ambiances très particulières, au petit matin où à la nuit tombante ce qui leur confère une étrangeté certaine et inédites.
Schrader se lâche enfin et orne les demeures vénitiennes de ses fameux éclairages tape à l'oeil (plus discrets que dans La Féline ou un American Gigolo quand même) vert ou rose pastels. L'inspiration picturale de la Renaissance offre de véritables tableaux où se fondent nos protagonistes, les passions humaines se mêlant aux vestiges dans un tout bien tortueux. La photo de Dante Spinotti est somptueuse et le score de Badalamenti appuie encore l'aspect vénéneux du récit.
Disponible en dvd zone 1 et sone 2 chez MGM pour pas grand chose.
J'ai envie de dire : enfin !!! On va avoir un aperçu de ta collection et de tes réflexions !
RépondreSupprimerJ'ai hâte de savoir ce que ta pile de DVD a dans le ventre ...
La pile a de la réserve tu vas voir !
RépondreSupprimerUn film par jour... T'es dingue. :) Courage.
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