Dévoreur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que cela intéresse tous mes visionnages de classiques, coups de coeur et curiosités. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau film et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère! Vous pouvez me contacter à justinkwedi@gmail.com, sur twitter et instagram

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mercredi 9 septembre 2026

La Vie d'une femme - Charline Bourgeois-Tacquet (2026)

Gabrielle se consacre corps et âme à son métier. Chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public, elle court et se démultiplie, assaillie de responsabilités. Il lui reste peu de temps pour sa vie privée — un mari qui l’aime et une mère dont elle doit s’occuper. Lorsqu'une romancière vient passer quelques semaines dans son service pour les besoins d’un livre, son équilibre vacille. Dans le quotidien que Gabrielle s’est construit, y a-t-il de la place pour l’inattendu ?

La Vie d’une femme de Charline Bourgeois-Tacquet est au premier abord le portrait d’une « workaholic » dans l’urgence constante, à travers son métier de chef de service chirurgienne, et propageant dans sa vie personnelle cette nécessité de contrôle absolu. Le début du film est à ce titre assez lassant par sa narration chapitrée trop saccadée, où le professionnel (le quotidien médical et son exigence envers ses collaborateurs) fonctionne sur le même rythme que l’intime, notamment une mère déclinante souffrant de la maladie d’Alzheimer.

On comprend bientôt que cette entame agaçante est voulue, pour mieux nous happer quand le rythme daigne se ralentir. La romance lesbienne entamée avec Mélanie Thierry suspend le temps durant une scène de séduction en plein spectacle de danse, le fige lors d’une scène de sexe où l’érotisme importe moins que le lâcher prise de la control freak magnifiquement incarnée par Léa Drucker. Il y a là un beau questionnement sur la solitude, la manière dont un mode de vie se retourne contre nous alors que l’on se sent prêt à changer. Loin de la déprime, La Vie d’une femme nous dépeint une héroïne égale à elle-même, pour le meilleur et à ses dépens.

En salle 

mercredi 4 février 2026

L'Ennui - Cédric Kahn (1998)


 Martin, professeur de philosophie à la dérive, est possédé par une passion charnelle tournant à l'obsession sexuelle pour une femme-enfant ; obsession dont il ne peut sortir sans dégât ni douleur.

L'Ennui est un de ces exemples d'adaptations presque littérale mais qui paradoxalement passent totalement à côté du roman. Le roman d'Alberto Moravia, publié en 1960, est ici transposé dans la France contemporaine de la fin des années 90. Le livre appartenait à la plus introspective et existentialiste de Moravia dans sa description de la liaison torride entre un trentenaire et une femme-enfant. Le premier problème est que l'on ne gagne rien dans la bascule du contexte contemporain, soit par l'absence d'un nouveau cadre intéressant, soit par le stricte suivi de mœurs logiques en 1960 mais hors-sujet en 1998 - les subterfuges qu'invente supposément Cécilia (Sophie Guillemin) pour voir Martin (Charles Berling) ne tiennent pas la route pour une jeune fille de 17 ans dans un cadre moderne. 

Cédric Kahn enlève toute la dimension sociale, le rejet de son milieu nanti et le rapport conflictuel à sa mère du personnage de Martin pour en faire un simple dépressif narcissique assez antipathique. Les longs monologues intérieurs où il s'interroge sur son désir et amour ambivalent envers Cécilia sont transposés tels quels, et alors qu'un usage de la voix-off aurait déjà été fort redondant, le scénario fait un choix pire encore en inventant le personnage prétexte d'Arielle Dombasle auprès duquel Martin vient se plaindre et laisser Charles Berling déclamer des paragraphes quasi entiers du livre.

Ce côté sur explicatif joue aussi sur les nombreuses scènes de sexe, certes frontale mais qui ne disent rien sur le lien des amants. Cédric Kahn préfère faire décrire verbalement à Martin la manière dont Cécilia se nourrit de son désir dans ses mouvements au lit, plutôt que de l'expliciter par l'image durant les scènes de sexe. Les circonstances limpides de la rencontre du couple dans le roman (Cécilia amante du voisin peintre décédé de Martin) est remplacé par une laborieuse mise en place là aussi prétexte à du crapoteux vain en nous faisant visiter un Pigalle interlope. Le film mérite assez vite son titre dans le mauvais sens du terme, tant par l'indigence formelle de son Paris grisâtre et de ses intérieurs ternes, que la sensualité morne des étreintes ne vient pas relever. 

Si Charles Berling passe à côté en confondant obsession et hystérie, en revanche Sophie Guillemin est une vraie révélation. Son visage poupin et formes voluptueuses offrent un contraste entre un corps offert mais un esprit qui restera irrémédiablement opaque à son amant. Elle l'incarne avec naturel, suscitant paradoxalement le mystère sans rien cacher certes de son corps mais surtout de ses pensées, ce qui désarçonne Martin cherchant la faille pour la dominer par la jalousie, l'argent, la brutalité mais se heurtant toujours à un mur. Un des rares moments du livre bien rendu à l'écran sera d'ailleurs la scène où Martin agace Cécilia en lui délégant des tâches diverses pour retarder le moment de coucher avec elle, sans pour autant avoir prise en définitive. Le détachement de l'une s'oppose à l'ébullition cérébrale de l'autre, la délectation du présent face à son incapacité. Un beau ratage, Moravia a été autrement mieux servi précédemment par le cinéma.

Extrait 

mardi 5 juillet 2016

Nelly et Monsieur Arnaud - Claude Sautet (1995)

Pour surmonter des difficultés financières et gagner son indépendance, une jeune femme, Nelly (Emmanuelle Béart) fait plusieurs petits boulots. Par l'intermédiaire d'une amie, Jacqueline (Claire Nadeau), elle rencontre dans un café un riche retraité, Pierre Arnaud (Michel Serrault), qui lui propose de dactylographier ses mémoires. Nelly accepte. Elle quitte son mari Jérôme (Charles Berling) et passe de plus en plus de temps avec Monsieur Arnaud. Elle entre ainsi en rapport avec Vincent (Jean-Hugues Anglade), qui se propose d'éditer le livre.

Avec cette œuvre sensible, troublante et feutrée, Claude Sautet conclut sa filmographie en apothéose avec Nelly et Monsieur Arnaud. Sautet avait exploré sous toutes ses formes la thématique de l’homme mûr indécis entre vulnérabilité et machisme traditionnel dans la société française en mutation des 70’s (Les Choses de la vie (1969) César et Rosalie (1972), Vincent, François, Paul... et les autres (1974), Mado (1976), Une histoire simple (1978)). Il parvint à totalement se réinventer dans les 80’s en capturant cette fois les tourments d’une jeunesse écorchée vive et en manque de repère dans les superbes Un mauvais fils (1980) et Quelques jours avec moi (1988) où il bousculait le ton austère et la forme maîtrisée de ses films précédents par une touche d’excentricité et de fougue où la sensibilité du drame ne s’estompait pas. Nelly et Monsieur Arnaud apparait à la fois comme une nouvelle mue tout en étant un aboutissement de ces deux axes de sa filmographie, représenté par les personnages-titres.

A travers l’amitié trouble se nouant entre la jeune Nelly (Emmanuelle Béart) et le riche retraité Monsieur Arnaud (Michel Serrault), c’est tout un pendant des personnages emblématiques de Sautet qui renaît sous une forme plus sobre. Pierre Arnaud représente ainsi au soir de la vieillesse les figures masculines ambitieuses et handicapées sentimentalement des 70’s. La biographie qu’il rédige retrace ainsi un parcours qui le vit passer du magistrat idéaliste à l’homme d’affaire froid pour aboutir à une vieillesse en solitaire, séparé de son épouse et voyant rarement ses enfants sans que cela ne semble l’affecter outre mesure. Nelly quant à elle, entre deux boulots précaire et une vie sentimentale sans but aboutissant d’entrée par une séparation d’avec son mari (Charles Berling) reprend la résignation en plus et la folle énergie en moins le relai des Patrick Dewaere et Daniel Auteuil pour cette jeunesse sans but. Nelly comme Monsieur Arnaud se satisfont, l’une par l’apathie, l’autre par l’indifférence, de leurs solitudes respectives. La reconnaissance polie de Nelly répond ainsi à la philanthropie détachée de Monsieur Arnaud lorsque ce dernier la secoure financièrement. L’évolution se fera lorsqu’ils se verront au quotidien pour rédiger les mémoires de Monsieur Arnaud.

La simple dictée de départ devient plus impliquante pour Monsieur Arnaud, tout comme la rédaction pour Nelly à travers leurs échanges. Michel Serrault alterne ainsi bonhomie et détachement de plus en plus forcé, perturbé qu’il est par cette jeune femme opaque. Sautet les oppose par leur positionnement à l’image, par le dialogue et par le jeu très différent de Michel Serrault et Emmanuelle Béart. Monsieur Arnaud arpente son bureau en tous sens quand Nelly reste figée à son bureau, soliloque sur sa vie tant dans la dictée de ces mémoires que dans des anecdotes plus personnelles qui n’y figurent pas alors que Nelly garde ses distances et est peu diserte. La construction du film inverse d’ailleurs en partie cette approche, les éléments du quotidien de Monsieur Arnaud n’intervenant presque toujours que dans le cadre de son appartement et sous le regard de Nelly (les coups de fils de sa femme, les visites étranges de Michael Lonsdale, la rencontre avec sa fille) quand cette dernière voit son quotidien bien plus fouillé (ses amis, son divorce, sa romance naissante) comme pour offrir un contrepoint à cette apparente froideur. 

Au fil des entrevues, le rapport change et l’ouverture à l’autre de chacun répond à cette caractérisation initiale. Monsieur Arnaud moins centré sur lui-même questionne sans succès Nelly sa vie et celle-ci par ses critiques et réflexion sur l’ouvrage qu’elle tape laisse deviner un intérêt, une proximité et finalement un attachement pour le vieil homme. Sautet procède par esquisses, l’évolution de Monsieur Arnaud faisant évoluer son caractère gentiment bougon par un semblant de jalousie quand Nelly nouera une liaison avec son éditeur (Jean-Hugues Anglade). Pour Nelly cela passe par le regard (on a le sentiment qu'elle lève soudainement enfin les yeux sur Monsieur Arnaud) d’Emmanuel Béart perdant peu à peu de sa nature indéchiffrable pour se faire plus tendre et finalement par le geste quand un massera Arnaud victime de douleurs lombaires. Le sommet de cette complicité sera une belle scène de dîner où Sautet traduit subtilement la reconnaissance et l’affection pour l’autre qui remplis si bien sa vie.

L’écart d’âge semble empêcher chacun d’envisager une possible romance ou en tout cas sa supposée attente se fera en décalage. Si Monsieur Arnaud lui fait retrouver confiance en elle, Nelly ira plutôt se jeter au bras de Jean-Hugues Anglade. Lorsque Nelly rompra (une scène de rupture glaciale et cruelle typique de Sautet) et fera enfin de son bienfaiteur un vrai confident, ce sera le moment où ce dernier décidera enfin de briser sa solitude casanière. Le désir et l’amour que ressentent les deux personnages ne s’expriment alors qu’avec ce mélange d’intimité et de recul. On pense à cette magnifique scène où Monsieur Arnaud observe Nelly dormir et n’ose toucher sa peau nue. 

La brusque séparation finale où les regards en disent plus que la timide étreinte est tout aussi poignante. La dernière scène inverse leur rapport à l’espace, en exprimant par l’image le regret de ce qui aurait pu être et le manque que l’on ressentira de l’autre. L’éternelle solitude se ressent avec cette fois un Michel Serrault figé en gros plan le regard perdu et cette fois Emmanuelle en mouvement arpentant d’un pas spectral une rue où le temps semble comme s’être arrêté. Entre amitié et romance inassouvie, Claude Sautet tisse un délicat entre-deux où ses héros ont toujours autant de difficultés  se livrer. Magnifique. 

Sorti en dvd zone 2 français et bluray chez Studiocanal 

Belle interview d'époque

 

samedi 28 mai 2016

Elle - Paul Verhoeven (2016)

Michèle Leblanc est agressée et violée dans sa grande maison de banlieue parisienne où elle vit seule. Elle ne porte pas plainte par la suite et reprend sa vie entre sa société de jeux vidéo qu'elle dirige avec son amie Anna, sa liaison avec Robert le compagnon de celle-ci, son fils Vincent, son ex-mari Richard, ses voisins Patrick et Rebecca.

Nous avions laissé Paul Verhoeven sur l’époustouflant Black Book (2006) et depuis la nouvelle provocation du « hollandais violent » se faisait attendre. Il adapte ici le roman de Philippe Dijan Oh et faute de financement aux Etats-Unis se plie à un tournage en France avec le langage et casting idoine. Ce changement de contexte n’empêche pas de signer une œuvre singulière typique de son cinéma. La nature dominant/dominés des relations hommes/femmes a toujours constitués une notion subversive chez Verhoeven qui en donne un versant clinique et déroutant ici. La femme d’affaire Michèle Leblanc (Isabelle Huppert) est violée par un inconnu vêtu de noir et cagoulé dans le pavillon de banlieue où elle vit seule. Le film s’ouvre sur ce traumatisant moment dont la brutalité se révèle d’abord par le son des cris et du mobilier brisé sur fond d’écran noir, avant de se le laisser voir crument par l’image. Ce choix amorce l’idée du déni de l’héroïne de cette agression - dont les circonstances se dévoileront de manière fragmentée -, ou du moins d’une acceptation placide de ce qui constitue le pire des abus pour une femme. Isabelle Huppert excelle à exprimer cela par un détachement qui relève du maladif, rangeant machinalement l’appartement dévasté, commandant chinois et prenant un bain.  La tâche de sang apparaissant dans le blanc immaculé du bain moussant exprime pourtant subtilement la brisure mentale et physique indélébile sous la normalité de façade.

Chez Verhoeven la sexualité féminine est tout à la fois un instrument de pouvoir et de souffrance. Les personnages les moins subtils en font une simple arme de manipulation de la gent masculine telle la Sharon Stone de Total Recall (1990) et Basic Instinct (1991). Souffrance et pouvoir se conjuguent chez les figures les plus fascinantes comme l’innocente Jennifer Jason Leigh abusée dans La Chair et le Sang (1985), le passif douloureux que l’on devine chez l’héroïne white trash et ambitieuse de Showgirls (1995) et bien sûr la résistante juive infiltrée de Black Book. Dans chacune de ces œuvres, Verhoeven dilue habilement les repères moraux, les héroïnes s’avérant insaisissables et ambiguës dans leur rapport à ceux dont elles voulaient se venger. Jennifer Jason Leigh hésite entre trahison et amour qui ne s’avoue pas envers le brutal Rutger Hauer, Elizabeth Berkeley se confronte aux contradictions de son ambition dans Showgirls, et le mal prend un visage plus trouble que le seul nazisme pour Carice Van Houten dans Black Book

Le sens de la provocation de ses œuvres hollandaise explorant les mêmes questions (Business is Business (1971), Katie Tippel (1975) ou Le Quatrième Homme (1983)) trouvaient leur équivalent dans l’outrance et la démesure de sa période américaine, dessinant des sociétés corrompues où les femmes devaient s’astreindre de toute vertus morales ou physiques pour s’imposer. Paul Verhoeven y agissait comme un véritable agent du chaos bousculant la bienséance de la société hollandaise ou l’hypocrisie de la société américaine. Le problème de Elle est de vouloir reprendre ces motifs avec une sorte de retenue, de subtilité. Ce n’est pas le registre de Verhoeven qui n’est jamais aussi bon que dans l’outrance, le portrait au vitriol et la violence (physique, sexuelle, psychologique) exacerbée jusqu’à l’absurde qui fait tout s’annuler. Une démarche qui fonctionne parfaitement dans les contextes hauts en couleurs de ses films américains, le Moyen Age paillard et bigot de La Chair et le sang, Las Vegas terre de tous les vices dans Showgirl, le néo noir hypersexué de Basic instinct sans parler des futurs cauchemardesques de Robocop (1987) et Starship Troopers (1997). La banalité du cadre franchouillard de Elle ne s’y prête pas et ne fait jamais décoller le propos de Verhoeven.

Cette retenue se justifie dans un premier temps par la nature froide et « sous contrôle » d’Isabelle Huppert dont la dureté d’apparence est mise à mal en sous-texte par son rapport aux hommes – les raisons de la séparation avec l’ex époux joué par Charles Berling, la défiance de ses employés et le passif douloureux avec son père. Le traumatisme ressurgit au gré d’une construction habile (le montage révélant le rôle malheureux du chat dans l’agression), d’un décalage comique réjouissant et inattendu - la désinvolture avec laquelle l’héroïne révèle les faits à ses amis – avant de tenter de refaire naître la tension lorsque le violeur nargue Isabelle Huppert, lui faisant comprendre qu’il l’observe et est prêt à récidiver. La banlieue pavillonnaire terne, le milieu du jeu vidéo vu de façon très superficielle et la galerie de personnage grossièrement dessinée (mention spéciale à l’amant queutard joué avec de gros sabots par Christian Berkel) tisse un environnement trop quelconque pour faire basculer le film dans cet ailleurs monstrueux et immoral que sait si bien éveiller Paul Verhoeven. 

Il se repose avant tout sur une extraordinaire Isabelle Huppert perdue entre attente et crainte de son agresseur dont l’identité peut aisément s’anticiper. En poussant jusqu’à l’absurde vulgaire et violent ces autres films, Verhoeven balayait d’un revers tout jugement moral des pourfendeurs de ses films (Basic Instinct provoquant les foudres du milieu gay, Starship Troopers accusé de nazisme) tandis que Elle par une approche plus subtile et/ou timorée (selon les gouts) provoque des réactions certes injustifiée des féministes y voyant une apologie du viol, mais que la froide bienséance du film ne contredit pas avec suffisamment de conviction. La force des autres films de Verhoeven était d’interroger par la satire sa Hollande d’origine ou ses Etats-Unis d’accueil, difficile de voir un vrai regard sur une France résumée à des banlieues pavillonnaires et adultères bourgeois qu’on trouverait partout ailleurs. Les quelques pistes lancées avec le personnage du fils sont trop grossières (et desservie par l’interprétation de Jonas Bloquet et Alice Isaaz en jeune fiancée) pour rétablir cette faille. Le cadre qui oppresse/brise l'héroïne n'existe pas assez pour rendre son redressement aussi spectaculaire et puissant que dans les autres films du réalisateur. Paul Verhoeven pèche par une retenue qui ne lui sied guère et facilite les interprétations hasardeuses pour les moins familiers à son cinéma dans ce qui est son film le plus faible avec Hollow Man (2000).

En salle