Dévoreur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que cela intéresse tous mes visionnages de classiques, coups de coeur et curiosités. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau film et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère! Vous pouvez me contacter à justinkwedi@gmail.com, sur twitter et instagram
Gabrielle se consacre corps et âme à son métier.
Chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public, elle court et se
démultiplie, assaillie de responsabilités. Il lui reste peu de temps pour sa
vie privée — un mari qui l’aime et une mère dont elle doit s’occuper.
Lorsqu'une romancière vient passer quelques semaines dans son service pour les
besoins d’un livre, son équilibre vacille. Dans le quotidien que Gabrielle
s’est construit, y a-t-il de la place pour l’inattendu ?
La Vie d’une femme de Charline Bourgeois-Tacquet est
au premier abord le portrait d’une « workaholic » dans l’urgence constante, à
travers son métier de chef de service chirurgienne, et propageant dans sa vie
personnelle cette nécessité de contrôle absolu. Le début du film est à ce titre
assez lassant par sa narration chapitrée trop saccadée, où le professionnel (le
quotidien médical et son exigence envers ses collaborateurs) fonctionne sur le
même rythme que l’intime, notamment une mère déclinante souffrant de la maladie
d’Alzheimer.
On comprend bientôt que cette entame agaçante est voulue,
pour mieux nous happer quand le rythme daigne se ralentir. La romance lesbienne
entamée avec Mélanie Thierry suspend le temps durant une scène de séduction en
plein spectacle de danse, le fige lors d’une scène de sexe où l’érotisme
importe moins que le lâcher prise de la control freak magnifiquement
incarnée par Léa Drucker. Il y a là un beau questionnement sur la solitude, la
manière dont un mode de vie se retourne contre nous alors que l’on se sent prêt
à changer. Loin de la déprime, La Vie d’une femme nous dépeint une
héroïne égale à elle-même, pour le meilleur et à ses dépens.
Martin, professeur de philosophie à la dérive,
est possédé par une passion charnelle tournant à l'obsession sexuelle
pour une femme-enfant ; obsession dont il ne peut sortir sans dégât ni
douleur.
L'Ennui est un de ces exemples
d'adaptations presque littérale mais qui paradoxalement passent
totalement à côté du roman. Le roman d'Alberto Moravia, publié en 1960,
est ici transposé dans la France contemporaine de la fin des années 90.
Le livre appartenait à la plus introspective et existentialiste de
Moravia dans sa description de la liaison torride entre un trentenaire
et une femme-enfant. Le premier problème est que l'on ne gagne rien dans
la bascule du contexte contemporain, soit par l'absence d'un nouveau
cadre intéressant, soit par le stricte suivi de mœurs logiques en 1960
mais hors-sujet en 1998 - les subterfuges qu'invente supposément Cécilia
(Sophie Guillemin) pour voir Martin (Charles Berling) ne tiennent pas
la route pour une jeune fille de 17 ans dans un cadre moderne.
Cédric
Kahn enlève toute la dimension sociale, le rejet de son milieu nanti et
le rapport conflictuel à sa mère du personnage de Martin pour en faire
un simple dépressif narcissique assez antipathique. Les longs monologues
intérieurs où il s'interroge sur son désir et amour ambivalent envers
Cécilia sont transposés tels quels, et alors qu'un usage de la voix-off
aurait déjà été fort redondant, le scénario fait un choix pire encore en
inventant le personnage prétexte d'Arielle Dombasle auprès duquel
Martin vient se plaindre et laisser Charles Berling déclamer des
paragraphes quasi entiers du livre.
Ce côté sur explicatif joue aussi sur les nombreuses scènes de sexe,
certes frontale mais qui ne disent rien sur le lien des amants. Cédric
Kahn préfère faire décrire verbalement à Martin la manière dont Cécilia
se nourrit de son désir dans ses mouvements au lit, plutôt que de
l'expliciter par l'image durant les scènes de sexe. Les circonstances
limpides de la rencontre du couple dans le roman (Cécilia amante du
voisin peintre décédé de Martin) est remplacé par une laborieuse mise en
place là aussi prétexte à du crapoteux vain en nous faisant visiter un
Pigalle interlope. Le film mérite assez vite son titre dans le mauvais
sens du terme, tant par l'indigence formelle de son Paris grisâtre et de
ses intérieurs ternes, que la sensualité morne des étreintes ne vient
pas relever.
Si Charles Berling passe à côté en confondant obsession et
hystérie, en revanche Sophie Guillemin est une vraie révélation. Son
visage poupin et formes voluptueuses offrent un contraste entre un corps
offert mais un esprit qui restera irrémédiablement opaque à son amant.
Elle l'incarne avec naturel, suscitant paradoxalement le mystère sans
rien cacher certes de son corps mais surtout de ses pensées, ce qui
désarçonne Martin cherchant la faille pour la dominer par la jalousie,
l'argent, la brutalité mais se heurtant toujours à un mur. Un des rares
moments du livre bien rendu à l'écran sera d'ailleurs la scène où Martin
agace Cécilia en lui délégant des tâches diverses pour retarder le
moment de coucher avec elle, sans pour autant avoir prise en définitive. Le détachement de l'une s'oppose à l'ébullition cérébrale de l'autre, la délectation du présent face à son incapacité. Un beau ratage, Moravia a été autrement mieux servi précédemment par le
cinéma.
Pour surmonter des
difficultés financières et gagner son indépendance, une jeune femme, Nelly
(Emmanuelle Béart) fait plusieurs petits boulots. Par l'intermédiaire d'une
amie, Jacqueline (Claire Nadeau), elle rencontre dans un café un riche
retraité, Pierre Arnaud (Michel Serrault), qui lui propose de dactylographier
ses mémoires. Nelly accepte. Elle quitte son mari Jérôme (Charles Berling) et
passe de plus en plus de temps avec Monsieur Arnaud. Elle entre ainsi en rapport
avec Vincent (Jean-Hugues Anglade), qui se propose d'éditer le livre.
Avec cette œuvre sensible, troublante et feutrée, Claude
Sautet conclut sa filmographie en apothéose avec Nelly et Monsieur Arnaud. Sautet avait exploré sous toutes ses
formes la thématique de l’homme mûr indécis entre vulnérabilité et machisme
traditionnel dans la société française en mutation des 70’s (Les Choses de la vie (1969) César et Rosalie (1972), Vincent, François, Paul... et les autres
(1974), Mado (1976), Une histoire simple(1978)). Il parvint
à totalement se réinventer dans les 80’s en capturant cette fois les tourments
d’une jeunesse écorchée vive et en manque de repère dans les superbes Un mauvais fils (1980) et Quelques jours avec moi (1988) où il
bousculait le ton austère et la forme maîtrisée de ses films précédents par une
touche d’excentricité et de fougue où la sensibilité du drame ne s’estompait
pas. Nelly et Monsieur Arnaud
apparait à la fois comme une nouvelle mue tout en étant un aboutissement de ces
deux axes de sa filmographie, représenté par les personnages-titres.
A travers l’amitié trouble se nouant entre la jeune Nelly (Emmanuelle
Béart) et le riche retraité Monsieur Arnaud (Michel Serrault), c’est tout un
pendant des personnages emblématiques de Sautet qui renaît sous une forme plus
sobre. Pierre Arnaud représente ainsi au soir de la vieillesse les figures
masculines ambitieuses et handicapées sentimentalement des 70’s. La biographie
qu’il rédige retrace ainsi un parcours qui le vit passer du magistrat idéaliste
à l’homme d’affaire froid pour aboutir à une vieillesse en solitaire, séparé de
son épouse et voyant rarement ses enfants sans que cela ne semble l’affecter
outre mesure. Nelly quant à elle, entre deux boulots précaire et une vie
sentimentale sans but aboutissant d’entrée par une séparation d’avec son mari
(Charles Berling) reprend la résignation en plus et la folle énergie en moins
le relai des Patrick Dewaere et Daniel Auteuil pour cette jeunesse sans but.
Nelly comme Monsieur Arnaud se satisfont, l’une par l’apathie, l’autre par l’indifférence,
de leurs solitudes respectives. La reconnaissance polie de Nelly répond ainsi à
la philanthropie détachée de Monsieur Arnaud lorsque ce dernier la secoure
financièrement. L’évolution se fera lorsqu’ils se verront au quotidien pour
rédiger les mémoires de Monsieur Arnaud.
La simple dictée de départ devient plus impliquante pour Monsieur
Arnaud, tout comme la rédaction pour Nelly à travers leurs échanges. Michel
Serrault alterne ainsi bonhomie et détachement de plus en plus forcé, perturbé
qu’il est par cette jeune femme opaque. Sautet les oppose par leur
positionnement à l’image, par le dialogue et par le jeu très différent de
Michel Serrault et Emmanuelle Béart. Monsieur Arnaud arpente son bureau en tous
sens quand Nelly reste figée à son bureau, soliloque sur sa vie tant dans la
dictée de ces mémoires que dans des anecdotes plus personnelles qui n’y figurent
pas alors que Nelly garde ses distances et est peu diserte. La construction du
film inverse d’ailleurs en partie cette approche, les éléments du quotidien de
Monsieur Arnaud n’intervenant presque toujours que dans le cadre de son
appartement et sous le regard de Nelly (les coups de fils de sa femme, les
visites étranges de Michael Lonsdale, la rencontre avec sa fille) quand cette
dernière voit son quotidien bien plus fouillé (ses amis, son divorce, sa
romance naissante) comme pour offrir un contrepoint à cette apparente froideur.
Au fil des entrevues, le rapport change et l’ouverture à l’autre de chacun
répond à cette caractérisation initiale. Monsieur Arnaud moins centré sur
lui-même questionne sans succès Nelly sa vie et celle-ci par ses critiques et
réflexion sur l’ouvrage qu’elle tape laisse deviner un intérêt, une proximité
et finalement un attachement pour le vieil homme. Sautet procède par esquisses,
l’évolution de Monsieur Arnaud faisant évoluer son caractère gentiment bougon
par un semblant de jalousie quand Nelly nouera une liaison avec son éditeur
(Jean-Hugues Anglade). Pour Nelly cela passe par le regard (on a le sentiment qu'elle lève soudainement enfin les yeux sur Monsieur Arnaud) d’Emmanuel Béart
perdant peu à peu de sa nature indéchiffrable pour se faire plus tendre et
finalement par le geste quand un massera Arnaud victime de douleurs lombaires.
Le sommet de cette complicité sera une belle scène de dîner où Sautet traduit
subtilement la reconnaissance et l’affection pour l’autre qui remplis si bien
sa vie.
L’écart d’âge semble empêcher chacun d’envisager une
possible romance ou en tout cas sa supposée attente se fera en décalage. Si
Monsieur Arnaud lui fait retrouver confiance en elle, Nelly ira plutôt se jeter
au bras de Jean-Hugues Anglade. Lorsque Nelly rompra (une scène de rupture
glaciale et cruelle typique de Sautet) et fera enfin de son bienfaiteur un vrai
confident, ce sera le moment où ce dernier décidera enfin de briser sa solitude
casanière. Le désir et l’amour que ressentent les deux personnages ne s’expriment
alors qu’avec ce mélange d’intimité et de recul. On pense à cette magnifique
scène où Monsieur Arnaud observe Nelly dormir et n’ose toucher sa peau nue.
La brusque
séparation finale où les regards en disent plus que la timide étreinte est tout
aussi poignante. La dernière scène inverse leur rapport à l’espace, en
exprimant par l’image le regret de ce qui aurait pu être et le manque que l’on
ressentira de l’autre. L’éternelle solitude se ressent avec cette fois un
Michel Serrault figé en gros plan le regard perdu et cette fois Emmanuelle en
mouvement arpentant d’un pas spectral une rue où le temps semble comme s’être
arrêté. Entre amitié et romance inassouvie, Claude Sautet tisse un délicat
entre-deux où ses héros ont toujours autant de difficultésse livrer. Magnifique.
Sorti en dvd zone 2 français et bluray chez Studiocanal
Michèle Leblanc est
agressée et violée dans sa grande maison de banlieue parisienne où elle vit
seule. Elle ne porte pas plainte par la suite et reprend sa vie entre sa
société de jeux vidéo qu'elle dirige avec son amie Anna, sa liaison avec Robert
le compagnon de celle-ci, son fils Vincent, son ex-mari Richard, ses voisins
Patrick et Rebecca.
Nous avions laissé Paul Verhoeven sur l’époustouflant Black Book (2006) et depuis la nouvelle
provocation du « hollandais violent » se faisait attendre. Il adapte
ici le roman de Philippe Dijan Oh et
faute de financement aux Etats-Unis se plie à un tournage en France avec le
langage et casting idoine. Ce changement de contexte n’empêche pas de signer
une œuvre singulière typique de son cinéma. La nature dominant/dominés des
relations hommes/femmes a toujours constitués une notion subversive chez
Verhoeven qui en donne un versant clinique et déroutant ici. La femme d’affaire
Michèle Leblanc (Isabelle Huppert) est violée par un inconnu vêtu de noir et
cagoulé dans le pavillon de banlieue où elle vit seule. Le film s’ouvre sur ce
traumatisant moment dont la brutalité se révèle d’abord par le son des cris et
du mobilier brisé sur fond d’écran noir, avant de se le laisser voir crument
par l’image. Ce choix amorce l’idée du déni de l’héroïne de cette agression - dont
les circonstances se dévoileront de manière fragmentée -, ou du moins d’une
acceptation placide de ce qui constitue le pire des abus pour une femme.
Isabelle Huppert excelle à exprimer cela par un détachement qui relève du
maladif, rangeant machinalement l’appartement dévasté, commandant chinois et
prenant un bain.La tâche de sang
apparaissant dans le blanc immaculé du bain moussant exprime pourtant
subtilement la brisure mentale et physique indélébile sous la normalité de
façade.
Chez Verhoeven la sexualité féminine est tout à la fois un
instrument de pouvoir et de souffrance. Les personnages les moins subtils en
font une simple arme de manipulation de la gent masculine telle la Sharon Stone
de Total Recall (1990) et Basic Instinct (1991). Souffrance et
pouvoir se conjuguent chez les figures les plus fascinantes comme l’innocente
Jennifer Jason Leigh abusée dans La Chair et le Sang (1985), le passif douloureux que l’on devine chez l’héroïne
white trash et ambitieuse de Showgirls(1995) et bien sûr la résistante juive infiltrée de Black Book. Dans chacune de ces œuvres, Verhoeven dilue habilement
les repères moraux, les héroïnes s’avérant insaisissables et ambiguës dans leur
rapport à ceux dont elles voulaient se venger. Jennifer Jason Leigh hésite
entre trahison et amour qui ne s’avoue pas envers le brutal Rutger Hauer,
Elizabeth Berkeley se confronte aux contradictions de son ambition dans Showgirls, et le mal prend un visage plus
trouble que le seul nazisme pour Carice Van Houten dans Black Book.
Le sens de la provocation de
ses œuvres hollandaise explorant les mêmes questions (Business is Business (1971), Katie
Tippel (1975) ou Le Quatrième Homme
(1983)) trouvaient leur équivalent dans l’outrance et la démesure de sa période
américaine, dessinant des sociétés corrompues où les femmes devaient
s’astreindre de toute vertus morales ou physiques pour s’imposer. Paul
Verhoeven y agissait comme un véritable agent du chaos bousculant la bienséance
de la société hollandaise ou l’hypocrisie de la société américaine. Le problème
de Elle est de vouloir reprendre ces
motifs avec une sorte de retenue, de subtilité. Ce n’est pas le registre de
Verhoeven qui n’est jamais aussi bon que dans l’outrance, le portrait au
vitriol et la violence (physique, sexuelle, psychologique) exacerbée jusqu’à
l’absurde qui fait tout s’annuler. Une démarche qui fonctionne parfaitement
dans les contextes hauts en couleurs de ses films américains, le Moyen Age
paillard et bigot de La Chair et le sang,
Las Vegas terre de tous les vices dans Showgirl,
le néo noir hypersexué de Basic instinct
sans parler des futurs cauchemardesques de Robocop
(1987) et Starship Troopers (1997).
La banalité du cadre franchouillard de Elle
ne s’y prête pas et ne fait jamais décoller le propos de Verhoeven.
Cette retenue se justifie dans un premier temps par la
nature froide et « sous contrôle » d’Isabelle Huppert dont la dureté d’apparence
est mise à mal en sous-texte par son rapport aux hommes – les raisons de la
séparation avec l’ex époux joué par Charles Berling, la défiance de ses
employés et le passif douloureux avec son père. Le traumatisme ressurgit au gré d’une construction habile (le montage
révélant le rôle malheureux du chat dans l’agression), d’un décalage comique
réjouissant et inattendu - la désinvolture avec laquelle l’héroïne révèle les
faits à ses amis – avant de tenter de refaire naître la tension lorsque le
violeur nargue Isabelle Huppert, lui faisant comprendre qu’il l’observe et est
prêt à récidiver. La banlieue pavillonnaire terne, le milieu du jeu vidéo vu de
façon très superficielle et la galerie de personnage grossièrement dessinée
(mention spéciale à l’amant queutard joué avec de gros sabots par Christian
Berkel) tisse un environnement trop quelconque pour faire basculer le film dans
cet ailleurs monstrueux et immoral que sait si bien éveiller Paul Verhoeven.
Il
se repose avant tout sur une extraordinaire Isabelle Huppert perdue entre
attente et crainte de son agresseur dont l’identité peut aisément s’anticiper.
En poussant jusqu’à l’absurde vulgaire et violent ces autres films, Verhoeven
balayait d’un revers tout jugement moral des pourfendeurs de ses films (Basic Instinct provoquant les foudres du
milieu gay, Starship Troopers accusé
de nazisme) tandis que Elle par une
approche plus subtile et/ou timorée (selon les gouts) provoque des réactions
certes injustifiée des féministes y voyant une apologie du viol, mais que la
froide bienséance du film ne contredit pas avec suffisamment de conviction. La
force des autres films de Verhoeven était d’interroger par la satire sa
Hollande d’origine ou ses Etats-Unis d’accueil, difficile de voir un vrai
regard sur une France résumée à des banlieues pavillonnaires et adultères
bourgeois qu’on trouverait partout ailleurs. Les quelques pistes lancées avec
le personnage du fils sont trop grossières (et desservie par l’interprétation
de Jonas Bloquet et Alice Isaaz en jeune fiancée) pour rétablir cette faille.
Le cadre qui oppresse/brise l'héroïne n'existe pas assez pour rendre son redressement aussi spectaculaire et puissant que dans les autres films du réalisateur. Paul Verhoeven pèche par une retenue qui ne lui sied guère et facilite les interprétations hasardeuses pour les moins familiers à son cinéma
dans ce qui est son film le plus faible avec Hollow Man (2000).