Bouffeur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que ça intéresse tout mes visionnages de vieilleries, coup de coeur et nanar potentiels. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau visionnage et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère!

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mercredi 1 octobre 2014

Les Anges gardiens - Freebie and The Bean, Richard Rush (1974)

Freebie Waters (James Caan) et Benito « The Bean » Vasquez (Alan Arkin) sont « Freebie and the Bean », les Anges gardiens : deux flics de San Francisco qui forment un duo improbable et se lancent à la poursuite d’un truand notoire, Red Meyers, dans un grand tourbillon de balles, d’explosions de voitures et de plaisanteries.

Ambiance urbaine prononcée, duo de flics et poursuites en voiture survoltées, à première vue ce Freebie and the Bean parait être un des nombreux décalques produit dans le sillage du classique de William Friedkin French Connection. Cependant contrairement au film de Friedkin, la personnalité de nos deux policiers prend le pas sur l'intrigue de polar qui sans être un prétexte sert plutôt de fil rouge aux états d'âmes des héros. Freebie (James Caan) est un américain WASP célibataire endurci et jonglant plus ou moins avec la loi dans le cadre de ses fonctions quand son partenaire "The Bean" (Alan Arkin) est un latino-américain marié et père de famille suivant au contraire le règlement à la lettre.

La collaboration fait souvent des étincelles avec le duo passant le film à s'asticoter, se titiller et se battre dans des moments de comédie très enlevés où on s'attache à eux et où l'on ressent leur lien très particulier. L'intrigue sert idéalement cette exploration de leurs caractère puisqu’ils doivent filer un mafieux cible d'un contrat et le garder en vie avant d'avoir le mandat d'arrêt qui leur permettrait de le boucler. Caan en chien fou incontrôlable et Arkin en nerveux crispé sont parfaitement complémentaire et l'ensemble s'avère très plaisant à suivre.

Côté polar ça annonce déjà les excès de la décennie suivante du "buddy movie" dont Freebie and the Bean est un précurseur avec des policiers cow boy qui tirent d'abord et discutent ensuite mais surtout avec des scènes d'actions totalement décomplexées. On a ainsi une poursuite qui se conclut par la dévastation d'un appartement dont le salon est soudainement encombré d'une voiture, plus tard une traque à moto virtuose où à chaque fois la topographie de San Francisco est plutôt bien exploitée sans parler de quelques bagarres épique dont une qui voit la cuisine d'un restaurant mise à sac.

La traque finale en plein Super Bowl est un grand moment aussi, le côté décousu du scénario (où le duo prend le pas sur la trame en elle-même) amenant toujours rupture de ton et rebondissement surprenant. La conclusion où rien n'est résolu semble vouloir revenir à un ton désenchanté plus typiquement 70's mais la dernière scène rigolarde nous laissera sur ce même sentiment joyeux qui parcoure l'ensemble du film. Sympathique et rondement mené grâce à la mise en scène alerte de Richard Rush (le même qui commettra Color of Night 20 ans plus tard que s'est -il donc passé ?), le film sera un immense succès générant même une série tv que les élans sitcom (les déboires de Bean avec son épouse) annonçaient déjà ici.


Sorti en dvd zone 2 français chez Warner

dimanche 5 mai 2013

Catch 22 - Mike Nichols (1970)


Le Capitaine Yossarian, un bombardier B-25 de l'armée aérienne des États-Unis, se trouve sur l'île de Pianosa pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec d'autres membres de son escadron, Yossarian s'engage dans de dangereuses missions de vol, et après avoir vu ses compagnons mourir, il cherche un moyen d'en réchapper.

Adapté du cultissime roman éponyme de Joseph Heller, Catch 22 s'inscrivait avec le MASH de Robert Altman sorti la même année dans la vague des films de guerre antimilitariste usant de leur contexte historique (Guerre de Corée chez Altman et Deuxième Guerre Mondiale pour Nichols) pour dénoncer indirectement la Guerre du Vietnam. Les deux films n'auront pas exactement le même succès, l'outsider MASH (budget dérisoire, casting encore inconnu et tourné hors des regards des exécutifs de la Fox focalisé sur Patton produit simultanément) l'emportant aisément sur la superproduction qu'est Catch 22 portée par le prestige d'un Mike Nichols qui sortait des succès de Qui a peur de Virginia Woolf ? (1966) et Le Lauréat (1967).

Les raisons sont assez évidentes. MASH faisait fonctionner sa satire par un humour potache dans une célébration du collectif où ce groupe de médecin se réfugiant de l'horreur par la blague offrait un reflet des communautés hippies pacifistes alors en vogue. Catch 22 est bien moins facile d'accès et à l'inverse prône le libre arbitre et la force de l'individu à travers l'odyssée cauchemardesque de son héros Yossarian (Alan Arkin).

Yossarian est un bombardier que la multiplicité et dangerosité des missions a placé dans une grande situation d'angoisse et d'anxiété. Pour échapper à son prochain vol périlleux, Yossarian a décidé de se faire passer pour fou et inapte mais va se trouver face à un obstacle de taille : le catch 22. C'est un article militaire contrant ce type de demande puisque signifiant que si l'un pilote se déclare fou pour ne pas voler, c'est qu'il est conscient de sa folie et donc ne peut être fou.

Le film inscrira l'expression dans le langage courant anglo-saxon pour expliquer une situation où l'on est perdant quel que soit la voie empruntée. On comprendra mieux le rejet de la demande à travers la description de la base militaire. Dans MASH, la folie douce et l'excentricité sont des protections face à l'apocalypse ambiante, dans Catch 22 au contraire c'est un virus contagieux gagnant l'ensemble de soldats au bout du rouleau nerveusement.

Nichols montre graduellement cette folie environnante qui passe d'une ambiance splapstick cartoonesque et décalée au véritable cauchemar surréaliste. On aura ainsi les visions de la corruption des officiers entre veulerie (Jon Voight génial en magouilleur s'enrichissant avec les surplus de l'armée), ambition mal placée (le duo Martin Balsam/ Buck Henry prêt à toute les bassesses pour assurer la visibilité de leur unité) et incompétence pure et simple (le Major nommé à ce grade car son nom de famille est... Major !).

Les répercussions sur les pilotes sont bien sûr spectaculaires, les pathologies et névroses les plus variées s'illustrant dans des séquences délirantes : dialogues nonsensiques, gags Tex Avery (le malheureux finissant découpé par une pale d'avion, les soldats langues pendues face à l'assistante sexy du général) où lorgnant sur Tati (toujours bien surveiller ce qui se déroule en arrière-plan) et personnages grotesques porté par un casting d'exception. Orson Welles fait un caméo mémorable en général vulgaire, Art Garfunkel trouve son premier rôle cinéma (et retrouvera Nichols l'année suivante dans Ce plaisir qu'on dit charnel) en doux rêveur amoureux d'une prostituée italienne, Anthony Perkins déphasé et naïf comme souvent et même un touchant Marcel Dalio en vieillard clairvoyant.

Alan Arkin constamment au bord de la crise nerveuse semble bien normal pareillement entouré et malgré tous ses efforts dont une remise de médaille nu comme un ver. Nichols illustre par l'absurde le plus total la rigidité militaire qui est finalement la porte ouverte à toutes les dérives tant que le protocole est respecté. Après nous en avoir fait rire, le réalisateur pousse la chose dans une noirceur et un pur cauchemar halluciné durant la dernière demi-heure.

La narration et construction même du film va dans ce sens avec l'intrigue se déroulant comme un long trip dans les souvenirs de Yossarian truffé de virages inattendus et de répétitions étranges. L'excentricité devient réellement menaçante, la bizarrerie vire à la violence et la satire bascule dans l'horreur kafkaïenne (le business de Voight transformé en capitalisme tentaculaire omniscient). On ne peut exister dans ce système sans en jouer le jeu ou sombrer soi-même dans la folie et la seule solution est la fuite comme nous le montre l'échappée finale de Yossarian. En homme libre. Grand film !

Sorti en dvd zone 2 français chez Paramount

mardi 5 mars 2013

Argo - Ben Affleck (2012)


Le 4 novembre 1979, au summum de la révolution iranienne, des militants envahissent l’ambassade américaine de Téhéran, et prennent 52 Américains en otage. Mais au milieu du chaos, six Américains réussissent à s’échapper et à se réfugier au domicile de l’ambassadeur canadien. Sachant qu’ils seront inévitablement découverts et probablement tués, un spécialiste de "l’exfiltration" de la CIA du nom de Tony Mendez monte un plan risqué visant à les faire sortir du pays. Un plan si incroyable qu’il ne pourrait exister qu’au cinéma. 

 La réussite d’Argo vient confirmer le redressement de carrière spectaculaire que Ben Affleck a entamé depuis la réalisation de son premier film,Gone Baby Gone (2007). Il y a une dizaine d’années, le comédien était devenu source de moquerie, la faute à quelques blockbusters faisandés où il n’était guère à son avantage (Daredevil - Mark Steven Johnson, 2003 ; Pearl Harbor - Michael Bay, 2001) et une actualité animée par la presse people pour son mariage avorté avec Jennifer Lopez qui mena au lynchage médiatique mémorable de leur comédie en commun Gigli (Martin Brest, 2003). C’était pourtant oublier qu’Affleck accéda à Hollywood par la voie créative en coécrivant avec son ami Matt Damon le scénario de Will Hunting (Gus Van Sant, 1998), qui leur valu l’Oscar du meilleur scénario original - puis d' y effectuer un retour de premier plan par la mise en scène, avec Gone Baby Gone et The Town (2010).

On peut tenter la comparaison musicale afin d'évoquer l’évolution de Ben Affleck tout au long de ces trois films. On dit souvent d’un groupe que le premier album est celui où il jette sans demi-mesure toute sa spontanéité et son ébullition créative, le second étant celui de la confirmation où il joue de la redite, reposant sur les acquis de l’essai inaugural, et que le troisième est souvent l’album de la remise en question et de la prise de risque assurant la pérennité ou pas de la formation. Gone Baby Gone était un polar lorgnant sur le Mystic River (2003) de Clint Eastwood (puisque adapté également de Dennis Lehane). Le film usait déjà du cadre familier de Boston où a grandi Affleck et se différenciait de la grande tragédie d’Eastwood par un ton plus intimiste, au regard plus porté sur les dérives de cette Amérique white trash dont une enquête criminelle révèlerait les plus noirs secrets. 

The Town suivait la même voie dans le genre plus balisé du film de casse, la tutelle du Michael Mann de Heat (1995) remplaçant celle d’Eastwood et Affleck se démarquant une nouvelle fois par sa sensibilité et le ton cru et vrai qu’il donne à ses braqueurs, ancienne petites frappes de Boston telles qu’il en a lui-même croisé où qu’il aurait pu devenir sans le cinéma. Argo sort donc un Affleck plus en confiance du confort de ces deux premiers films en quittant le polar pour le film d’espionnage, s’échappant de Boston pour le cadre plus inconnu de l’Iran et surtout, en adaptant une histoire vraie issue d’un des hauts faits méconnus de la CIA.

1979, en pleine crise iranienne, six employés de l’ambassade américaine réussissent à échapper à une prise d’otage et se réfugient chez leur homologue canadien en attendant d’être exfiltrés par la CIA. Une opportunité inattendue est alors choisie, celle de les faire passer pour une équipe de cinéma en repérages pour un film de science-fiction à la Star Wars. Le script exploite parfaitement, entre tension et incrédulité, son postulat incongru mais bien réel. Le prologue présentant l’explosive situation géopolitique iranienne en mêlant images d’archives et dessins de comics donne le ton, avant de glacer définitivement avec l’assaut brutal de l’ambassade américaine par des Iraniens ivres de revanche. Cette ouverture aura cernée les motifs de haine bien réels des Iraniens face au révoltant interventionnisme américain, tout en attirant l’empathie pour les employés américains innocents qui en seront victimes. Ayant balayé avec intelligence toute possible accusation de racisme et de parti pris, le réalisateur alterne vision d’ensemble et focus plus intimiste, relative légèreté et suspense au cordeau.

L’humour traverse ainsi les très sérieuses réunions de crise de l’état-major américain par des propositions encore plus farfelues que celle finalement retenue pour sauver les otages. De même, l’excentricité des milieux hollywoodiens sera croquée à travers les savoureuses prestations de John Goodman - campant John Chambers, le légendaire maquilleur de La Planète des Singes (Franklin J. Schaffner, 1967) ayant réellement participé à l’opération - et d'Alan Arkin nous guidant dans le chemin semé d’embûches qu’est la préproduction d’un film, même imaginaire.

Ces moments de détente ne font jamais oublier le calvaire que traversent les otages en Iran, à l’image de ce montage alterné où une lecture du script imaginaire de Argo rejoint brillamment l’angoisse de ces hommes et femmes sous pression. Ben Affleck réalisateur est le meilleur pour servir Ben Affleck acteur, ce que confirme ici sa composition sobre d’un professionnel de plus en plus impliqué dans le sauvetage risqué qu’il entreprend, ce notamment  dans une prise de décision magnifiquement amenée dans la dernière partie.

La forme s’inspire largement du thriller paranoïaque des 70's - petite afféterie vintage en ouverture avec l’utilisation d’époque du logo de la Warner -, comme dans cette traversée de souk des plus stressantes pour notre équipe de tournage en herbe. De manière plus vaste, c’est la menace plus opaque d’un peuple entièrement dédié à la destruction des Américains impies - les scènes où femmes et enfants s’appliquent à reconstituer les portraits des employés d’ambassade dans la paperasserie saccagée - qui rend l’ensemble oppressant, le moindre regard ou parole maladroite signifiant la mort.

Cette montée en puissance culmine lors d’une dernière partie magistrale et haletante où il faudra traverser un aéroport à la surveillance accrue. Si on pouvait jusque-là trouver l’utilisation du film fictif relativement décevante, le pouvoir de l’imaginaire reprend toutefois ses droits au moment opportun puisque nos héros duperont en partie leur ennemi en leur narrant tout simplement la trame de ce faux Argo à coups de mimes, de dessins - qu'on attribua d’ailleurs réellement au célèbre Jack Kirby - magnifiant finalement l'art du conteur. Une superbe réussite qui fait passer Ben Affleck des réalisateurs prometteurs à ceux dont nous attendrons désormais avec intérêt les productions futures, l'Oscar récent du meilleur film confirmant son éclatante revanche.

Sorti en dvd zone 2 français chez Warner

jeudi 10 janvier 2013

Glengarry - Glengarry Glen Ross, James Foley (1992)


Un cadre supérieur d'une importante société immobilière vient annoncer aux vendeurs une importante restructuration des effectifs. Les meilleurs resteront et se verront confier la commercialisation d'un lot de terrains particulièrement convoités, les autres seront purement et simplement mis à la porte. Alors s'en suit manipulation et guerre à outrance parmi les vendeurs qui veulent tous conserver leur place.

James Foley même s'il n'a jamais complètement confirmé les espoirs suscités par son Comme un chien enragé (1985) sommet du cinéma US des 80's aura tout de même signé d'autres réussites comme le polar Le Corrupteur (1998) et surtout ce Glengarry Glen Ross. Le film constitue un sorte d'équivalent prolétaire au Wall Street d'Oliver Stone où les yuppies sont remplacé par une plus modeste équipe de vendeurs immobiliers avec cette même réflexion sur l'ambition, l'appât du gain et la concurrence effrénée suscitée par cette société capitaliste froide et impitoyable. Le film adapte une des plus fameuses pièces de David Mamet récompensée du prix Pulitzer et inspirée de la propre expérience du dramaturge qui à la fin des années 60 travailla au sein d'un agence immobilière.

La pièce triomphe tout d'abord en Angleterre où elle est jouée dès 1983 et le succès se confirme sur les scènes américaines à Chicago puis à Broadway. C'est là que l'idée d'un film va germer d'abord par le réalisateur Irvin Kershner y décelant le potentiel cinématographique. C'est finalement James Foley qui le mettra en scène bien plus tard entouré d'un casting de haut vol pour des rôles qui furent notamment convoité par Robert De Niro, Bruce Willis, Richard Gere and Joe Mantegna...

L'intrigue nous plonge dans deux jours sous pression dans le quotidien d'une agence immobilière où l'équipe de vendeur. Le film s'ouvre sur une séquence d'anthologie avec un Alec Baldwin envoyé par la maison-mère pour secouer nos vendeur aux chiffres médiocre avec une sacrée épée de Damoclès : à la fin de la semaine ceux qui n'auront effectués aucune vente seront renvoyés, le meilleur vendeur remportera une Cadillac et le second une boite de couverts (!). Alec Baldwin dans un monologue d'anthologie humilie, rabaisse et insulte ces subalternes qui n'existent que par le chiffre de leur dernière vente avec une agressivité ordurière jubilatoire.

Dès lors une bataille de manipulation, mensonges et bluff divers se joue dans l'agence où on découvre la personnalité de chacun. Le directeur d'agence froid aux doléances des vendeurs (Kevin Spacey), le vieux de la vieille cruellement dépassé et aux abois (Jack Lemmon), le leader arrogant et privilégié (Al Pacino), le rétif à l'autorité prêt à tout pour s'en sortir (Ed Harris)... En dépit de cette caractérisation marquée au départ, tous nous paraîtront sympathiques, pitoyables ou détestables dans leur détresse et détermination froide au fil de rebondissement mémorables les plaçant en position de force pour aussitôt les rabaisser plus bas que terre dans la minute qui suit.

Rarement on aura vu l'art de la vente aussi bien dépeint qu'ici avec un David Mamet (également auteur du scénario) qui accumule les joutes verbales mémorables où nos vendeurs négocient, cajolent, bousculent leur client qui s'apparente plutôt à une proie qui faut saisir avec toute la ruse possible. On aura droit à toutes les facettes de cet art mercantile, que ce soit l'harassante routine de harcèlement téléphonique et de visites impromptues à toute heure, une capacité de conviction sur le fil du rasoir de l'insistance déplacée, la roublardise et le mensonge. Ainsi poussé à bout par un système de pensée, chacun révèle ce qu'il a de plus fourbe en lui à travers cette rivalité. Tout cela est dépeint avec brio et une remarquable économie de moyen l'intrigue se déroulant principalement dans deux décors.

James Foley s'efface devant son sujet et sa mise en scène (sans céder abusivement au théâtre filmée) est entièrement au service des prestations exceptionnelles de l'ensemble du casting. Néanmoins Jack Lemmon au bord de la rupture tire le plus son épingle du jeu, tout comme Al Pacino tour à tour cajoleur (la manière dont il embobine Jonathan Pryce, grandiose) et agressif avec une tirade insultante envers le bureaucrate sans talent Kevin Spacey des plus savoureuse. Captivant et mordant, une grande réussite.

Sorti en dvd zone 2 français chez Carlotta

Extrait de la tirade mémorable d'Alec Baldwin en ouverture grandiose !