Dévoreur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que cela intéresse tous mes visionnages de classiques, coups de coeur et curiosités. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau film et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère! Vous pouvez me contacter à justinkwedi@gmail.com, sur twitter et instagram

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dimanche 26 juin 2011

Bonjour les vacances 2 - National Lampoon's European Vacation, Amy Heckerling (1985)


European Vacation est la suite du cultissime National Lampoon's Vacation (Bonjour les vacances en vf) géniale comédie qui voyait le père de famille Chevy Chase vivre avec sa petite famille des vacances aussi cauchemardesques qu'hilarante durant leur périple à travers les Etats-Unis. Les talents associés de John Hughes au script et de Harold Ramis pour sa deuxième réalisation ainsi que l'abattage comique de Chevy Chase avait donné une comédie irrésistible et attachante au succès massif.

Deux ans plus tard une suite est donc mise en route, Ramis passé à la vitesse supérieure avec Ghostbuster laisse sa place à la moins douée Amy Heckerling (Fast times at Ridgemont High teen comedy fort sympathique, Clueless nettement moins) et John Hughes rempile au script. Le couple Chevy Chase/Beverly D'Angelo est à nouveau réuni mais le casting change pour les rôles de leurs enfants (notamment Anthony Michael Hall excellent dans le premier film et devenu star entre temps grâce à Breakfast Club) avec de nouveaux acteurs donnant nettement plus dans le cliché adolescent et bien moins attachant.

National Lampoon Vacation offrait un regard tendre et moqueur sur la famille moyenne américaine et donnait dans la caricature tordante pour décrire l'Amérique profonde qu'ils traversaient, truffée de rednecks illétrés, de buveurs de bière et d'amateurs d'armes en tout genre. Ce second volet reprend donc le principe cette fois étendu à l'Europe,l'argument d'un gain à un jeu télévisé (avec John Astin le Gomez de La Famille Adams en présentateur déjanté) amenant nos héros à parcourir le vieux continent et précisément Rome, Paris, Londres et l'Allemagne rurale. Une nouvelle fois le scénario de Hughes moque autant les clichés attachés à ses contrées que l'ignorance crasse des américains pour le reste du monde.

Chevy Chase est grandiose dans ce registre, la mine autosatisfaite, se croyant maître de la situation et accumulant les gaffes. Parmi les moments savoureux, la difficile acclimatation à la conduite à gauche en Angleterre qui le voit tourner des heures durant dans un rond point, la visite express du Louvres sous prétexte qu'il ferme dans 15 minutes, l'invasion du domicile de retraités allemand qu'ils ont confondus avec leur famille sans parler des tentatives "d'adaptations" aux moeurs locales (toute la famille qui adopte le béret ridicule à Paris). le tout début du film avant le voyage lorsque chacun imagine l'Europe de ses rêves est gratiné aussi, Chevy Chase imaginant l'Allemagne comme un un décalque de La Mélodie du bonheur.

Fous rires garantis lorsqu'il s'agit de mettre en boîte les européens même si les gags sont inégaux. La légendaire goujaterie du parisien moyen offre formidable dialogue à double sens entre notre famille et un serveur très indélicat, la grande gastronomie française se résume à des surgelés chauffés en douce (sur fond de Marseillaise guillerette) et Paris est bien sûr peuplés de voleurs. L'épisode Londonien est tout aussi grossier avec des anglais tous dotés d'un accent cockney infernal (et Chevy Chase de sortir son traducteur électronique à la première occasion), qui conserve leur flegme même en cas d'accident de la route et dont les hôtel son dépourvus de salle de bain. Le casting regorge d'ailleurs d'acteurs locaux venus s'amuser, Victor Lanoux est très à l'aise en voleur de charme et le Monty Python Eric Idle toujours aussi allumé.

Très sympathique donc mais tout de même en dessous du premier film car la farce domine et la famille est moins attachante cette fois (hormis Chevy Chase parfait) et c'est nettement moins intemporel avec les tenues et ambiances 80's criardes ainsi que des références (les allusions à Lady Di) qui le date définitivement alors que le précédent gardait un côté universel pour quiconque avait parcourut les routes des vacances en famille. Il y a eu 3 autres déclinaison Christmas Vacation (1989), Las Vegas Vacation (1997) et une récente en 2010 pour un court-métrage publicitaire avec toujours Chevy Chase/Beverly d'Angelo à tenter éventuellement même si ça parait moins inspiré...

Sorti en dvd zone 1 et doté de sous titres franças, pour les "fans" il il a même un box désormais disponible réunissant tous les épisodes.

vendredi 15 octobre 2010

Bonjour les vacances - National Lampoon's Vacation, Harold Ramis (1983)


Père de famille surmené, Clark Griseworld n'a que trop peu l'occasion de profiter de sa famille. Pour les vacances d'été, il a décidé de traverser le pays en voiture avec femme et enfants afin d'aller au parc d'attraction Walley World et rien, absolument rien parmi les innombrables embûches placées sur leur route ne saura l'arrêter.

Avant son déclin récent (la très poussive série des Mafia Blues) et avant le pic créatif de son enchaînement magique Un jour sans fin/Ma femmes mes doubles et moi (le remake de Bedazzled se tient très bien aussi) Harold Ramis signa en début de carrière quelques comédie loufoque irrésistibles comme ce excellent National Lampoon Vacation. Le premier film de Ramis Le Golf en folie était assez irrésistible et hilarant sur le gag immédiat mais peinait à instaurer un récit prenant et des personnages attachants. Le tir est corrigé avec ce second essai grâce au script de John Hughes (Breakfast Club) qui s'entend à créer des de vrais personnage sous l'apparente futilité.

Le scénario est prétexte à une brinquebalante traversée des Etats-Unis ou notre petite famille va vivre pour notre plus grands plaisir un pur cauchemar avant d'arriver à son objectif. Loin de la vignette touristique, c'est l'occasion de se jouer des côté les plus pittoresque de l'Amérique profonde notamment les ploucs en tout genre rencontrés tel cette rencontre avec les cousins de la famille où Randy Quaid délivre un cabotinage gras et massif. On aura également droit à un aperçu des motels miteux (et de leurs lits vibrants défaillants) de bords d'autoroute ou encore des camping insalubres peu ragoûtants.

La grande attraction du film, c'est Chevy Chase (déjà dans Le Golf en Folie en golfeur zen) excellent en père de famille et américain moyen. Avec son assurance de façade toujours mise à mal, son côté authentique et simplet il est très attachant et offre un timing comique assez parfait tout au long des nombreuses mésaventures virant à la quête épique décalé (voir l'affiche très drôle jouant là dessus). La séquence où parti chercher du secours il se perd en plein désert d'Arizona est assez mémorable. Le scénario de Hughes se joue d'ailleurs pas mal des clichés attachés à chaque région ou état (avec plein de détails dans le dialogues où les situations qui parleront sans doute plus à ceux connaissant bien les Etats-Unis) plus ou moins subtils mais toujours drôle entre autres une bretelle raté qui emmènent notre famille WASP dans un quartier mal famé de Chicago ou encore une visite à Kansas City au milieu de rednecks armés jusqu'au dents à l'accent outrancier.

Ramis emballe le tout avec nonchalance et inventivité, toujours surprenant dans son approche du gags (l'endormissement de Chase au volant), le final étant ainsi inattendu. Le casting révèle quelque futurs grands talents comme Anthony Michael hall tout jeunot que Hughes récupérera un an plus tard pour son Breakfast Club. Le film remportera un grand succès au point de susciter de nombreuses suites (sans Harold Ramis mais toujours le couple Chevy Chase/Beverly D'Angelo) reprenant le principe pour l'Europe avec National European Vacation (1985), noël dans National Lampoon Christmas Vacation (1989) et Las Vegas dans Vegas Vacation (1997). Il y aura même des déclinaison sur le personnage de Randy Quaid et un court metrage pour la télé en 2010 réunissant à nouveau Chevy Chase et Beverly D'Angelo. Pas sûr de retrouver la magie de l'original mais je suis assez curieux de voir le volet européen qui doit valoir le détour.

Sorti uniquement en dvd zone 1 chez warner et doté de sous titres français.


mercredi 28 avril 2010

Le Golf en folie - Caddyshack, Harlod Ramis (1980)


Premier film de Harold Ramis où on ressent encore grandement l'influence de son passif d'amuseur télé mais sans le cadre qu'avait pu lui imposer John Landis sur American College dont il a écrit le scénario. Donc là malgré un fond vraiment intéressant (lutte des classe dans un club de golf, apisration à un meilleur avenir d'un jeune caddie joué par Michael O'Keefe, opposition entre nantis oisif et nouveau riches grande gueule investissant le golf) c'est assez bancal niveau rythme et moyennement palpitant, Un jour sans fin ou Ma femme mes doubles et moi sont encore loin.

Par contre pour ce qui est du gag immédiat, de l'humour bête et méchant ou non sensique c'est un pur régal. Dans un rôle très secondaire de gardien Bill Murray débutant vole quasiment la vedette à tout le monde. Envolée philosophique incompréhensible, dialogues salaces envers les golfeuses du 3e âge qu'il reluque et surtout un terrible duel digne de Bip Bip et Coyotte avec un rongeur dévastant le gazon du golf, c'est un véritable festival de grand n'importe quoi que nous offre Bill Murray.

Le reste du casting n'est pas en reste avec un Chevy Chase en golfeur "zen" et séducteur et un Rodney Dangerfield à hurler en juif flambeur adepte de la réplique assassine. Ramis orchestre quelques gags parodiques d'anthologie tel ce vieux golfeur touché par la grâce qui réussit des coups impossible avec une bande son reprenant la musique des Dix Commandements de Cecil B. Demille ou encore plus bas du front la terreur causé par un étron flottant dans une piscine accompagné du thème des Dents de la Mer .

Bref très inégal mais néanmoins prometteur pour la suite, on rit bien fort de bout en bout et c'est bien là l'essentiel. Ca fait bien plaisir à revoir vu la chute de la carrière de Ramis ces dernières années.

Trouvable facilement en dvd zone 2