Dévoreur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que cela intéresse tous mes visionnages de classiques, coups de coeur et curiosités. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau film et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère! Vous pouvez me contacter à justinkwedi@gmail.com, sur twitter et instagram

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mercredi 19 avril 2017

La Septième Victime - The Seventh Victim, Mark Robson (1943)


Mary Gibson recherche sa sœur Jacqueline disparue mystérieusement à Greenwich Village. Son enquête la mène à une secte satanique.

La Septième Victime est le quatrième film de l’orientation initiée par le producteur Val Lewton vers l’horreur suggestive au sein du studio RKO - La Féline (1942), Vaudou (1943) et L’Homme-léopard (1943) de Jacques Tourneur ayant précédé. Cette nouvelle direction vampirise ainsi désormais tous les projets, ce qui n’est pas sans conséquence sur certains films comme justement La Septième Victime. Le script initial de Charles O'Neal est une simple enquête à mystère où une jeune orpheline est impliquée dans un meurtre et la cible d’un serial-killer dont elle risque d’être la septième victime. Par la suite une seconde mouture voit le jour écrite par DeWitt Bodeen marqué par sa réelle rencontre avec un groupe d’adorateurs de Satan à New York. Cet élément est bien évidemment ajouté au script ce qui entraîne une certaine schizophrénie et plusieurs incohérences dans le ton et déroulement du film.

L’enquête de la jeune Mary (Kim Hunter) pour retrouver sa sœur disparue oscille donc entre les différentes directions contradictoires. La naïveté de l’héroïne se confronte ainsi à un mystère opaque, à des rencontres étranges et une oppressante cité new yorkaise. On reste cependant dans le « murder mystery » convenu jusqu’à une fabuleuse scène convoquant les ténèbres indicibles, une pièce dissimulée dans un corridor sombre abritant la mort. La marque des productions Newton en somme et que Mark Robson (dont c’est le premier film après avoir été monteur notamment sur Citizen Kane) amène avec un sens du timing éblouissant.   

C’est la qualité majeure du film, ce sens de l’atmosphère notamment quand se révèle l’identité des satanistes, quidam ordinaires dont l’aura maléfique se révèle par un réel soudain altéré. Les environnements urbains et domestiques quelconques prennent une tournure menaçante par les cadrages de Mark Robson et la photo de Nicholas Musuraca qui rend tous visages précédemment amicaux soudainement malfaisant. On peut deviner une influence du film sur le Rosemary’s Baby de Roman Polanski dans cette manière d’inscrire le possible surnaturel ou le déséquilibre mental dans le quotidien, de poser un malaise insaisissable. 

Mais malheureusement sous le brio formel reste toujours ce problème d’écriture maladroite. Certaines storylines sont lancées sans trouver de conclusions satisfaisantes (la romance possible entre Mary et le poète), les points de vue basculent brutalement (après avoir accompagnée Mary tout le film la narration se concentre soudainement sur Jacqueline dans la dernière partie) et les revirements improbables déroutent tel ce discours moralisateur de Tom Conway qui sème le remords chez les satanistes… C’est vraiment regrettable car même dans cette confusion il y a pas mal d’idées audacieuse et étranges (l’employée de Jacqueline dont on peut soupçonner un amour lesbien, la voisine mourante) mais n’allant pas au bout de parti-pris. Reste donc un film très imparfait mais à l’influence immense dans les orientations futures du cinéma fantastique.

Sorti en dvd zone 2 français chez Warner 

 

mardi 30 juillet 2013

Vaudou - I Walked with a Zombie, Jacques Tourneur (1943)


Une île proche d'Haïti. Une infirmière, Betsy Connell, est engagée pour s'occuper de Jessica, la femme de Paul Holland. Elle pense que Jessica a été envoûtée par des rites vaudou, elle finira par apprendre qu'en fait c'est un zombie.

Vaudou approfondissait la formule magique de l'épouvante découverte par Jacques Tourneur et son producteur Val Newton avec La Féline (1942) dont le succès sauva la RKO de la faillite l'année précédente. Le mystère, la suggestion et les jeux d'ombres sont cette fois exploités dans le cadre plus exotique d'Haïti en convoquant le folklore vaudou et la magie noire.

Le scénario offre une astucieuse variante du Jane Eyre de Charlotte Brontë dont on reconnaîtra aisément les emprunts. La jeune infirmière Betsy Connell (Frances Dee) est engagée pour s'occuper de l'épouse d'un riche propriétaire d'une proche d'Haïti, l'épouse étant plongée dans une étrange catatonie causée par une fièvre mais que la rumeur locale attribue au vaudou et faisant d'elle une zombie.

Le film oscille constamment entre cette dualité rationnelle ou surnaturelle quant au mal de Jessica, les deux interprétations se disputant souvent dans les partis pris visuels et narratif de Tourneur. L'inquiétude naît d'un rien avec quelques moments aussi sobres que glaçants telle cette première apparition spectrale de la malade dans la tour, sa seule robe blanche illuminant les ténèbres lorsqu'elle avance vers l'infirmière terrorisée.

Le terme zombie est ici plus associé à son lien avec la magie que la facette plus biologique qu'y amènera bien plus tard George Romero et c'est l'occasion pour Tourneur de livrer d’hypnotiques scènes rituelles. Tout un bon pour susciter le malaise, le bande son faisant de l'environnement naturel un personnage à part entière, le physique hors norme des autochtones (ce très inquiétant colosse aux yeux exorbités) et l'aura de superstition qui semble peser sur tout le film.

L'intrigue et ses enjeux terre à terre (triangle amoureux, rivalité fraternelle) cherchera toujours à nous ramener à un certain réalisme tandis que tout dans l'imagerie appelle au surnaturel, le second prenant de plus en plus le pas jusqu'au flamboyant final macabre et romanesque à la fois. La terreur, la vraie, ne s'instaure jamais réellement pour une ambiguïté qui donne une inquiétude latente qui donne tout son pouvoir de fascination à ce Vaudou et à l'art du fantastique selon Tourneur.

Sorti en dvd zone 2 français aux Editions Montparnasse dans la collection RKO

samedi 22 septembre 2012

Un caprice de Vénus - One touch of Venus, William A. Seiter (1948)

Un jeune concepteur de vitrines pour le compte d'un grand magasin est curieusement attiré par un mannequin qui fait partie du décor. Une nuit, sans réfléchir, il l'embrasse et d'un coup le mannequin naît à la vie. Il s'avère qu'elle n'est autre que Vénus, la déesse de l'Amour. Les complications commenceront quand Vénus à son tour tombera amoureuse de celui qui l'a réveillée.

La beauté irréelle, le port gracieux, le mélange d'ardeur et de détachement, le sex-appeal ravageur... Autant d'élément qui auront hissé Ava Gardner au rang de superstar hollywoodienne et surtout de figure iconique que les réalisateurs les plus inspirés n'auront de cesse de magnifier. Quoi de mieux pour saluer cet éclat que d'attribuer à l'actrice un rôle de déesse ? Joseph L. Mankiewicz et Albert Lewin l'ont bien compris en la filmant dans ces deux rôles les plus emblématiques, La Comtesse aux pieds nus et Pandora. Dans le premier, elle y est une "déesse" des écrans fragile, énigmatique et insaisissable à travers le tourbillon de flashback de ses amants et pour le second elle endosse littéralement les traits de Pandore, la première femme de l'humanité et cause des maux humains dans une fascinante relecture moderne. Avant ces deux grands chef d'œuvre, cette facette fut déjà exploitée en début de carrière sous une forme plus légère et modeste avec ce très plaisant One touch of Venus.

Le film croise comédie et conte moderne avec brio dans la manière d'introduire son postulat incongru le plus naturellement du monde. On peut éventuellement y déceler la patte de Frank Tashlin qui en reprendra de nombreux éléments bien plus tard dans son second film avec Jayne Mansfield La Blonde explosive dont où star de cinéma surgit dans la vie d'un quidam quelconque. Tashlin y réintroduira d'ailleurs tous les éléments caustiques plutôt adoucis dans One touch of Venus par rapport au musical de Broadway et le livre Thomas Anstey Guthrie qu'adapte le film.

Eddie Hatch (Robert Walker), modeste employé de magasin se voit confier par son patron Savoy (Tom Conway) la mission de réparer le rideau qui servira au grand évènement du jour, la présentation d'une magnifique statue de Venus, la déesse de l'amour. Quelque peu angoissé par la pression de la tâche Eddie s'offre un petit plaisir en posant ses lèvres sur celle de la divinité de marbre et là surprise, celle-ci s'anime sous les traits d'Ava Gardner folle d'amour pour lui.

Le timide Eddie ne sais bientôt plus où donner de la tête, doutant de sa santé mentale tandis que les ennuis s'accumulent autour de lui : poursuivi par les sbires de Savoy qui pensent qu'il a volé la statue, détesté par sa fiancé qui pense qu'il la trompe et surtout peu à peu débordé par les sentiments qu'il commence à éprouver pour le déesse.

En plus de Venus on peut dire que Cupidon est aussi de la partie à travers les deux autres histoires d'amour se déroulant en parallèle. D'abord celle assez niaise entre la fiancée d'Eddie Gloria (Olga San Juan) et son meilleur ami Joe (Dick Haymes) et celle bien plus piquante entre le patron coureur joué par Tom Conway et sa fidèle secrétaire Molly (Eve Arden excellente d'humour à froid). Chacune des deux se fait l'écho de celle d'Eddie et Venus à travers de jolies séquences musicales où on retiendra surtout un magnifique Speak Low entonné par Ava (doublée semble-t-il) signifiant le coup de foudre naissant des différents amoureux.

Robert Walker est très attachant en jeune homme maladroit aux allures gauches quelque peu effrayé par la beauté le poursuivant de ses assiduités. Ava Gardner n'a pas encore ici l'assurance des grands rôles à venir et William A. Seiter conscient des limites de son actrice escamote parfois ses séquences les plus dramatiques (la scène de l'ascenseur où il se focalise sur les réactions de Robert Walker, l'ellipse finale sur la disparition de Venus fonctionnant plus par le montage que le jeu de Gardner) mais la débutante a d'autre atouts.

La décontraction naturelle d'Ava Gardner sied parfaitement au rôle, son less is more contrebalançant avec son charisme et sa beauté magnifiée et renforçant ainsi l'assurance de cette déité sûr de son attrait. Souriante et amusée de l'agitation des mortels, elle s'amourache du plus humble et modeste d'entre eux qui ne résistera pas bien longtemps. Si Pandora apportera le charisme qui lui manque encore un peu ici, jamais elle n'a paru plus légère et juvénile dans sa sensualité libérée.

Elle est déjà magnifiquement mise en valeur à travers des moments subjuguant son attrait (toute la première partie où elle affole en toge transparente, Savoy qui n'ose la réveiller fasciné par ses traits endormis) ou son épanouissement amoureux dans la superbe scène de danse dans le parc. "Le plus bel animal du monde" gagne ici son statut d'icône, 12 copies grandeur nature de la statue réalisée par le sculpteur Joseph Nicolosi étant faite pour la promotion et de nombreuses plus réduites en merchandising. Nicolosi dû d'ailleurs retoucher la sculpture d'origine puisque Ava coquine lorsqu'elle posa pour lui fit tomber le haut pour l'aider à avoir les bonnes proportions mais le studio n'osa pas utiliser la statue tel quel dans le film. Joli petit film.

  
Sorti en dvd zone 1 et doté de sous-titres anglais

mardi 11 septembre 2012

Tragique rendez-vous - Whistle Stop, Léonide Moguy (1946)


La belle Mary est convoitée à la fois par un joueur (et un raté) professionnel et le propriétaire d'un bar interlope. Entre les deux hommes, la lutte sera sans pitié.

1946 est une année charnière dans la carrière d'Ava Gardner. Jusque-là, son nom aura plutôt agité la rubrique mondaine par ses mariages de courtes durées avec Mickey Rooney et le musicien Artie Shaw, la cours assidue et vaine de Howard Hughes ainsi que sa réputation de noceuse invétérée. Côté film ce n'est guère reluisant puisque malgré son physique de rêve un terrible accent sudiste dont elle aura bien du mal à se débarrasser la cantonne à de la figuration et des rôles sporadiques. Elle détient d'ailleurs à l'époque un bien triste record puisque après cinq ans passés à la MGM elle n'a jamais dépassé le huitième rôle dans toute les distributions dont elle a pu faire partie. Tout change donc en 1946 avec son légendaire rôle de femme fatale dans Les Tueurs de Robert Siodmak qui marque la naissance à l'écran du "plus bel animal du monde". Avant ce film mythique, la MGM lui a cette même année donné une première fois sa chance avec ce plus méconnu Whistle Stop. Le film est certes assez mineur mais Ava, plus mûre, plus élégante et assurée y dessine tous les motifs du mythe à venir.

Vendu comme un film noir, Whistle Stop n'en emprunte que timidement les motifs sur sa toute fin et fait plutôt figure de mélodrame ou romance rurale. Ava Gardner y est Mary, jeune pour un temps de retour dans sa petite ville natale après deux ans passé à Chicago. Ce retour réveille la haine féroce entre deux de ses prétendants, Kenny (George Raft) et Lew Lentz (Tom Conway) aux personnalités et statut en tous points opposés. Kenny est le grand amour de sa vie, celui qu'elle n'a jamais cessé d'aimer mais ce dernier est un raté sans le sous engoncé dans de mauvaises habitudes (jeu, boisson) et qui n'est jamais sorti de la ville. Au contraire Lew est un riche entrepreneur, la figure locale la plus puissante alliant allure séduction et richesse.

La jalousie et le complexe d'infériorité de Kenny vont pourtant le pousser dans une voie de plus en plus dramatique alors qu'il cherche reconquérir Mary et être enfin digne de ses attentes. Malgré un petit souci de différence d'âge (on suppose qu'ils ont grandi ensemble même Ava Gardner est bien plus jeune que George Raft) l'alchimie est palpable entre George Raft et Ava Gardner. Léonide Moguy saisit bien l'irrésistible attrait physique qui les lie dès leur première scène commune mais cet amour est entravé par les non-dits, la rancœur et la jalousie essentiellement dû à un George Raft pathétique et touchant à la fois.

On a ainsi un triangle amoureux intense ou l'immaturité de Kenny va constamment pousser Mary vers la compagnie plus rassurante de Lew. L'argument de polar va naître du fait de la voie criminelle supposée ou ouvertement franchie par chacun d'eux par dépit : le turbulent Kenny va-t-il céder définitivement à ses mauvais penchants ou alors le respectable Lew révéler une nature plus noire que ce qu'il laisse croire ? Malgré quelconques longueurs et facilités dans l'intrigue le tout est plutôt prenant et parvient à surprendre avec un rebondissement final assez inattendu.

Enjeu de cette lutte, Ava Gardner affirme déjà ce charme ravageur qui terrassera quelques mois plus tard les premiers spectateurs de The Killers. Léonide Moguy l'a bien compris et la met superbement en valeur tout au long du film, en particulier à travers le regard passionné de Raft pour qui elle figure une lumière apaisante dans la fange où il vivote. Les première retrouvailles, l'entrevue sur le perron de la maison (où la copie moyenne du dvd ne permet pas de savourer la photo de Russel Metty) et la réunion finale (et une apparition quasi angélique d'Ava Gardner) offre ainsi de très beaux moments où l'empathie fonction à plein avec un George Raft subjugué.

Malgré un manque d'expérience évident, Ava s'en sort bien dans le registre dramatique également et exprime bien l'amour et le dépit de son personnage face à cet amant autodestructeur. Il faut saluer aussi la belle performance de Victor McLaglen en Gildo bienfaiteur et tentateur à la fois. Pas inoubliable mais se laissant regarder sans ennui, un film qui marque les vrai premiers pas d'une débutante pas encore déesse.

Sorti en dvd dans la collection du journal "Le Monde" dans une copie assez moyenne mais c'est la seule existante pour voir le film. Sinon il est actuellement entièrement sur youtube.


mardi 14 août 2012

Two O'Clock Courage - Anthony Mann (1945)


Patty Mitchell renverse un homme qui se déclare frappé d'amnésie. Alors qu'elle l'aide à retrouver son identité, elle s'implique de plus en plus émotionnellement. Mais le secret qu'elle découvre est plus effrayant.

Two O'Clock Courage est seulement le 5e film d'Anthony Mann qui enchaîne à l'époque les série B à petit budget et démontre déjà ici son talent naissant avec brio. Le film est le remake de Two in the Dark réalisé en 1936 par Benjamin Stoloff qui produit lui-même la relecture de son œuvre initiale. L'ouverture chargée d'atmosphère laisse à penser qu'on va assister à un fil noir tortueux typique du genre mais pas tout à fait.

Une ruelle sombre et brumeuse, un homme titubant sans trop savoir où il va et blessé à la tête manque de se faire renverser par un taxi qui passait par là. Surgit alors la gouailleuse conductrice Patty Mitchell (Ann Rutherford) qui va constater que le quidam (Tom Conway) est fort mal en point et amnésique. Dans l'unité de temps de cette nuit, ils vont ainsi tenter de remonter la piste du passé de l'homme possiblement coupable d'un meurtre commis non loin de là.

Nous sommes plus là dans le registre du murder mystery/whodunit que du pur film noir et l'intérêt repose bien plus sur l'intrigue astucieuse truffée de rebondissement que le pur suspense. Ainsi un des grands apport de Mann par rapport à l'original est une légèreté et un humour constant que ce soit les échanges piquants entre Tom Conway et une pétillante Ann Rutherford ou des personnages secondaires tordant comme ce reporter annonçant le mauvais coupable tout au long du film à son rédacteur en chef bouillant de colère. Tout cela ne nous détourne pas du mystère à résoudre et le scénario distille habilement indices divers faisant progresser l'intrigue avec limpidité d'un point à un autre.

Si la culpabilité de Tom Conway n'est jamais remise en doute grâce à la prestation affable de l'acteur (et la dévotion immédiate et amoureuse d' Ann Rutherford) le rythme trépidant, les rencontres inattendues et l'ambiguïté constante des connaissances de Conway (amis ou ennemis ?) crée une tension jamais démentie sous la décontraction de façade. Ce traitement plutôt qu'un suspense plus marqué s'avèrera parfaitement justifié lorsqu’au lieu des gangsters habituels le cadre concernera finalement le milieu du théâtre, renforçant ce jeu de faux-semblant.

Mann emballe la chose en à peine plus d'une heure sans temps mort, haletante et surprenante jusqu'au bout. Un très bon moment porté par un duo vedette très complice, en particulier Ann Rutherford parfaite conductrice de taxi débrouillarde.

Pour l'instant seulement trouvable en édition espagnole sans sous-titres français mais patience le film sort le 4 septembre prochain aux Editions Montparnasse dans la collection RKO