Dévoreur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que cela intéresse tous mes visionnages de classiques, coups de coeur et curiosités. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau film et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère! Vous pouvez me contacter à justinkwedi@gmail.com, sur twitter et instagram

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mercredi 8 mars 2023

Tucker : L'homme et son rêve - Tucker: The Man and His Dream, Francis Ford Coppola (1988)


 En 1948, le jeune ingénieur américain Preston Tucker conçoit une automobile révolutionnaire, la Tucker '48. Le succès prévisible déclenche une contre-attaque immédiate du Big Three — General Motors, Chrysler et Ford — pour tuer le projet dans l'œuf. Mais Tucker est décidé à ne pas se laisser faire et à réaliser son rêve : il doit absolument réaliser cinquante exemplaires de sa voiture pour que celle-ci existe de fait.

Tucker est une des œuvres les plus personnelles de Francis Ford Coppola, un de ses projets de cœur qu’il réalise à point nommé à ce stade de sa carrière. Coppola avec la création de son studio, la réalisation de Coup de cœur (1982) et l’arsenal technologique innovant et en avance sur son temps durant sa production à cherché à bousculer et proposer une alternative au système studio. L’échec commercial du film l’endette pour de longues années et confirme, après le tournage dantesque d’Apocalypse Now (1979), le tempérament de créateur risque-tout et démiurge de Coppola, prêt à tout risquer et emporter avec lui son entourage dans sa vision. On comprend l’identification qu’il va ressentir envers la figure de Tucker, ingénieur-rêveur de génie qui défia l’industrie de l’automobile américaine des années 40 à travers les nouveaux standards innovants de son automobile Tucker ’48. La fascination de Coppola pour Tucker remonte à l’enfance lorsqu’on son père fit partie des investisseurs de la Tucker ’48, tandis que la promotion agressive et promesse de rêves futuristes marqua durablement son imaginaire. 

Il envisage donc dès le début des années 60 un biopic dont la concrétisation se matérialisera au gré de ses échecs ou succès au box-office, avec une approche (il faut longtemps envisagé d’en faire une comédie musicale, Coup de cœur endossera ce rôle finalement) et un casting (Marlon Brando, Jack Nicholson et Burt Reynolds furent envisagé dans le rôle-titre) fluctuant. C’est grâce au support de son ami George Lucas que Coppola parvient enfin à financer le projet, Lucas désormais richissime avec Star Wars lui renvoyant l’ascenseur puisque Coppola produisit son American Graffiti (1973) après l’échec de THX 1138 (1971). Tout comme à l’époque Coppola convaincra Lucas de tourner le dos à la SF froide et cérébrale de THX 1138 pour une œuvre plus populaire qui lui ressemble avec American Graffiti, Lucas incite également son ami à abandonner la comédie musicale pour une approche plus nostalgique et americana. Coppola ayant entre temps nourrit de grands rêves, connut la réussite et les cuisants échecs, le mimétisme est totale avec Tucker, d’autant que lui aussi implique profondément sa famille dans son processus créatif.

Coppola malgré plusieurs arrangements avec la réalité (les évènements du film se déroulent sur un an au lieu de quatre par exemple) cherche à capturer au plus près l’esprit de Preston Tucker. Il échangera beaucoup avec la famille de Tucker, Jeff Bridges étudiera en profondeur la posture, le phrasé et la gestuelle du « personnage ». Plus globalement, et sans compter bien sûr la rutilante reconstitution et la direction artistique de Dean Tavoularis, le ton optimiste du film ainsi que son caractère lumineux cherche littéralement à en faire un pendant fictionnel des spots publicitaires de l’époque dans lesquels Preston Tucker se mettait en scène. C’est tellement vrai que la scène d’ouverture reproduit dans sa voix-off et certaines images le vrai long spot promotionnel de 1948 (visionnable en bonus du blu-ray) qui sert d’introduction accéléré au caractère d’inventeur de génie de Tucker. 

Le récit adopte le même rythme frondeur en montrant l’effet boule de neige entre la naissance de l’idée chez Tucker, puis toute l’énergie qu’il peut déployer pour la mettre en œuvre, la conviction qu’il est capable d’insuffler à tous ses collaborateurs partageant désormais son rêve. La Tucker’48 représente aussi une sorte de fantasme de savoir-faire et d’innovation naïve « à l’américaine » où il s’agit de façonner le meilleur produit possible pour le consommateur, d’imposer de nouveaux standards qualitatifs. Ainsi on savoure la roublardise et les talents de bonimenteur de Tucker lorsqu’il présente son projet accompagné de photos d’accidents de la route sanglantes (tout en les forçant à déguste un rosbeef qu’ils rendront pour la plupart) pour exprimer sa préoccupation d’une sécurité renforcée pour son futur véhicule. Le film semble ainsi avancer comme dans un rêve, le pouvoir de persuasion de Tucker semblant convaincre politiques, financiers, stimuler ses collaborateurs dans la course contre la montre pour concevoir le premier prototype.

L’enthousiasme contagieux et sincère de Tucker va cependant se heurter au cynisme du monde politico-financier. En effet, Tucker a promis de concevoir un produit idéal au service de ses futurs clients, ce qui n’a jamais été le souci des sphères politiques recherchant plus de pouvoir, ni des cercles économiques simplement en quête de profit. Notre héros doit donc lutter face à la collusion de ses entités et corporations (les « Big Three » de l‘industrie automobile Ford, General Motors et Chrysler) qui cherchent entraver sa création, à détourner ses designs sous couvert d’économies. La farouche indépendance de Tucker l’amène s’appuyer sur ses proches pour parvenir à créer sa voiture, mais la compromission semble inéluctable pour démocratiser la Tucker’48 à l’échelle nationale. Concevoir un « bon » produit et seulement cela pour réussir est une chimère que va constater amèrement Tucker, sa droiture se confrontant aux coups bas juridiques et médiatiques divers. Coppola parvient à un superbe équilibre entre grandiloquence et retenue pour accompagner cette épopée, ramenant toujours à une échelle intime et plus particulièrement familiale le rêve de Tucker. 

Plusieurs scènes le soulignent, celle de la présentation du prototype où sous le triomphe il n’oublie pas de faire monter sa femme et sa fille sur scène, et surtout celle où le fait qu’ils changent la couleur de la Tucker’48 (né d’un choix pour plaire à son épouse Vera (Joan Allen) suscite la première altercation entre Tucker et ses mécènes. L’opposition entre le monde du capitalisme le plus vil et celui idéalisé de Tucker se traduit par les bascules de la photo de Vittorio Storaro, chaleureuse, stylisée et chargée de couleurs ou neutre et froide. L’effervescence et le mouvement perpétuel d’un Tucker obsessionnel (en promotion, en famille, dans son entrepôt) alterne avec les entrevues claustrophobes et figées de bureaux entre vieillards décatis ne laissant pas le monde avancer. Coppola évite cependant un manichéisme trop marqué, montrant en filigrane quelques failles de Tucker mais surtout à travers l’ambiguïté des deux mondes. Abe Karatz (Martin Landau) est un pur financier qui s'est laisser contaminer par la fièvre de Tucker, tandis que l’entrevue avec Howard Hughes (Dean Stockwell) laisse voir un pendant négatif de Tucker, un créatif qui s’est néanmoins laisser happer par sa part d’ombre.

L’épilogue judiciaire et la magnifique tirade finale de Tucker entérine le propos. L’ambition de Tucker est morte mais certainement pas l’accomplissement de son rêve, matérialisé par les 50 modèles de Tucker’48 qu’il a néanmoins réussi à faire construire, et dont toutes les innovations techniques seront reprises par ses concurrents et adversaires – un peu comme les idées du Coppola de Coup de cœur imprègne la confection du cinéma contemporain. Jeff Bridges est vraiment fabuleux et parfaitement soutenu par le beau casting. Le film ne rencontrera malheureusement un succès mitigé à sa sortie mais demeure une merveille en forme d’autoportrait masqué de son auteur. 

Sorti en bluray anglais chez Lions Gates, doté de sous-titres anglais et d'une vf

 
 

jeudi 28 avril 2016

Ice Storm - Ang Lee (1997)


En 1973, à New Canaan, Connecticut, les habitants se préparent à fêter Thanksgiving, mais l'enthousiasme est noyé par les déchirements familiaux : adultère, dépressions, absences, enfants déboussolés… La nuit venue, une tempête souffle, qui recouvre de glace et cristallise toute la ville.

Après sa belle adaptation de Jane Austen Raison et Sentiments (1995), Ang Lee prouvait une nouvelle fois avec Ice Storm sa capacité à explorer des univers forts éloignés de sa Taiwan natale. Le film adapte le roman éponyme de Rick Moody paru en 1994. La veine psychologique et les cadres typiques de l’auteur avec ces banlieues du Connecticut semblent plutôt respecter par Ang Lee dans ce récit choral. On suit au début des 70’s deux familles déboussolées durant une veille de Thanksgiving. La première partie explore les fêlures des protagonistes dans leur quotidien avant que dans la seconde l’isolement provoqué par une tempête fasse exploser un équilibre fragile.

Tout le film interroge une Amérique traditionnelle représentée par ce cadre provincial face aux bouleversements sociaux et politique d’alors – le scandale du Watergate évoqué à la télévision est un fil rouge narratif. Les 70’s ébranlent les modèles du couple et de la famille pour lesquels l’innocence des 50’s semblent bien loin. Les adultes ont du vague à l’âme, ne trouvant satisfaction ni dans le travail ni côté intime, le mal-être des couples Hood (Kevin Kline et Joan Allen) et Carver (Sigourney Weaver et Jamey Sheridan) les poussant vers le non-dit, l’indifférence et l’adultère. Les rapports avec les enfants s’en ressentent, notamment avec le personnage de Kevin Kline. 

Il tente maladroitement d’expliquer les « choses de la vie » à son fils (Tobey Maguire) déjà adolescent et au fait, ne choisit jamais entre fermeté et laxisme dans sa relation avec sa fille (Christina Ricci) et fait preuve d’une réaction exagérément vieux jeu lorsqu’il la surprendra à flirter.  L’atmosphère hivernale cotonneuse semble comme figer et écraser les personnages dans des environnements proprets, le blanc de la neige comme celui des demeures et du mobilier ayant aspiré les couleurs et les émotions. Même la sexualité de cette ère si libertaire donne des séquences sinistres, que ce soit les coucheries entre voisins (perdant leur insouciance pour reprendre une facette domestique montrant des modèles difficiles à bousculer), les rapprochements maladroits des adolescents où une grande soirée échangiste où le partenaire est choisi au hasard de sa paire de clés. 

Le mal-être des adultes se prolonge aux enfants par un saisissant effet de mimétisme (la kleptomanie et Joan Allen et Christina Ricci) dans la même famille ou se reflétant de l’une à l’autre tel Christina Ricci et Sigourney Weaver s’offrant par provocation plus que par désir pour tromper l’ennui. L'inconstance des adultes se conjugue à la maturité précoce des enfants déjà trop lucides et désenchanté. La première partie offre un remarquable portrait de mœurs, froid, impitoyable et étrange – le jeu très perché d’Elijah Wood. Cela se gâte un dans la deuxième, trop empesée dans sa noirceur hormis l’amusante scène où Tobey Maguire voit ses projets de perte de virginité mis à mal. 

Tout le reste force le trait dans l’interprétation, les situations et les rebondissements notamment un terrible drame final. Inscrire la grande tragédie dans un cadre ordinaire n’était pas une mauvaise idée mais jure un peu avec la touche de chronique dépressive dans laquelle baigne le reste du film. Pas inintéressant néanmoins et porté par une interprétation d’ensemble excellente. C’est d’ailleurs un des films les plus célébrés d’Ang Lee puisqu’il remportera le Prix du scénario au Festival de Cannes 1997.

Sorti en dvd zone   français chez Studiocanal

samedi 5 octobre 2013

La Course à la mort - Death Race, Paul W.S. Anderson (2008)

Dans une Amérique futuriste, les prisonniers sont contraints de participer à de très violentes courses automobiles dans des arènes fermées. C'est dans ce contexte qu'un homme qui doit être libéré dans quelques semaines se voit assigné à participer à l'une de ces courses. Celle-ci est une course à la mort ! Il devient alors l'un des favoris du public qui le connaît sous le nom de Frankenstein...

Parmi les plus fameuses productions seventies de Roger Corman, La Course à la Mort de l’an 2000 de Paul Bartel était un savant mélange de série B outrancière typique de l’époque et de farce politique subversive avec son message virulent sur le spectacle comme opium du peuple. Voir le très mauvais Paul Anderson s’atteler au remake n’avait donc rien de rassurant, malgré les notes d’intention de ce dernier, désirant replacer la charge du film dans le contexte des médias actuels avec la télé réalité.

Le film est plutôt raté à ce niveau, hormis les manigances du personnage de directrice sadique, incarnée par Joan Allen, en quête d’audimat et de sensationnel, le thème est finalement à peine effleuré. Jamais le regard du spectateur (pourtant présent dans le film original) n’est interrogé, ni l’impact médiatique des courses, leur déroulement en vase clos au sein de la prison n’étant pas la meilleure des idées.

Pourtant, un peu à la manière du remake de Assaut de Carpenter par Jean François Richet, l’évacuation du message politique au profit du pur film de genre sans prétention s’avère assez convaincante. Les changements du scénario par rapport au film original vont dans ce sens (notamment l’histoire et l’identité de Frankenstein connue d’entrée), avec une ambiance de film de prison plus prononcée, le début du film enchaînant les clichés les plus éculés du genre avec ses gangs raciaux, la provocation et le bizutage des nouveaux venus.

L’amateur d’action virile (avec ses moments bien putassiers, dont ces bimbos venues d’autres pénitenciers dont on cherche encore l’utilité autres qu’esthétique), devrait donc y trouver son compte, Anderson se montrant plutôt efficace (à défaut d’être aussi tourbillonnant et inventif qu'un Speed Racer) lors des scènes de courses, en multipliant les cascades spectaculaires et les morts bien graphiques dont une décapitation au rétroviseur des plus brutales.

Jason Statham est une nouvelle fois parfaitement à l’aise et charismatique (il mériterait vraiment de se faire offrir des rôle plus consistants montrant de vraie disposition dramatique dans Braquage à l’Anglaise notamment), bien entouré par une galerie de personnages dégénérés à la caractérisation très bd dans l’esprit, même si Tyrese Gibson déçoit en Machine Gun Joe, bien loin de la prestation survoltée de Stallone dans le film original. Plutôt plaisant au final, et relevant un peu la filmographie généralement médiocre de Paul Anderson.

Sorti en dvd zone 2 français chez Universal

samedi 22 décembre 2012

Peggy Sue s'est mariée - Peggy Sue Got Married, Francis Ford Coppola (1986)


1985 : les anciens du lycée Buchanan, classe 1960, se retrouvent pour leur vingt-cinquième réunion. Ce soir, ils sont venus en habit d'époque, jupes gonflantes, robes des sixties, brosse et nœuds pap' pour les garçons. Peggy, très populaire en 1960, se retrouve reine de la soirée avec pour partenaire son mari, Charlie, le rocker. Mais ce tandem si brillant jadis est sur le point de se séparer. Revoyant son mari dans sa prime jeunesse, Peggy, encore amoureuse, s'évanouit. Elle s'enfonce dans le rêve et revit ces fameuses années 1960...

Perdu dans des projets mastodontes où sa mégalomanie et un public changeant provoquèrent les échecs (le superbe Coup de cœur, le raté Cotton Club, le semi échec du retour aux sources du Parrain 3), Coppola su pourtant retrouver un vraie fraîcheur à travers de plus modeste films comme l'enchaînement Rusty James/Outsiders et ce Peggy Sue s'est mariée, charmant conte moderne.

Le poids du passé, le regret de ce qui aurait pu être, (lourdement) au cœur du Parrain 3 à venir sont abordés avec une grande délicatesse ici. Peggy Sue (Kathleen Turner) est une quarantenaire à la croisée des chemins. En instance de divorce avec Charlie(Nicolas Cage), l'amour de sa vie, Peggy Sue s'interroge sur ses choix. De ses rêves juvéniles d'ailleurs d'aventures, il ne reste pas grand-chose puisqu'elle est demeurée dans sa ville où elle tient une boulangerie et qu'en se mariant jeune elle n'a connu qu'un seul homme et raté la révolution sexuelle des 60's.

Toutes ces questions remontent à la surface lors de la réunion de lycée où elle va croiser d'anciens camarades dont Charlie où la joie des retrouvailles se dispute à la nostalgie et surtout fait resurgir la question : sachant de quoi l'avenir est fait, agirait elle de la même façon ? Fantasme dû à cette angoisse ou vrai phénomène surnaturel, suite à un malaise Peggy Sue se réveille 25 ans plus au temps de son adolescence au début des 60's. Tout va donc pouvoir recommencer, ou se rejouer.

L'ambiance 50's naïve et la performance touchante de Kathleen Turner confère un attrait irrésistible à l'ensemble. L'émerveillement et la nostalgie de l'héroïne sont aussi ceux du spectateur, qu'il ait vécu ou fantasmé cette période que la mise en image de Coppola capture dans des vignettes "americana" façon Norman Rockwell avec son cadre pavillonnaire immaculé , ses bar à jukebox, ses garçons gominés... Coppola donne chair à ce chromo rétro à travers les attitudes de Peggy Sue où les retrouvailles avec les êtres chers supposés disparus (de manière sous-jacente pour la petite sœur ou la mère, plus explicite pour les grands parents) font retrouver une innocence et une candeur surprenante à l'adulte éteinte vue en début de film.

 Cette innocence se traduit dans ce jeu de recommencement où Peggy Sue va contourner ses habitudes d'antan en forçant des évènements seulement rêvés alors : sortir avec le bel intellectuel ténébreux qui la fascinait, dire ses quatre vérités au professeur d'algèbre... Pourtant tout la ramène toujours à Charlie, joué par un Nicolas Cage débutant (pas le seul avec un casting comptant des jeunes Jim Carrey, Helen Hunt ou Joan Allen) qui confère une candeur romantique surprenante à cet apprenti musicien notamment par l'usage risqué (qui rendirent Coppola et le studio furieux) d'un timbre cartoonesque chevrotant qui ne ridiculise jamais le personnage mais le rend d'autant plus fragile et touchant.

Le film baigne dans un espoir et une quiétude idéalisant ce passé rêvé (et quel score délicat de John Barry) où finalement le présent est plus à réparer que ces doux souvenirs comme l'apprendra Peggy Sue sortie de cette illusion. Kathleen Turner trouve là un de ces tout meilleurs rôles et Coppola signe un de ses films les plus enchanteurs et positifs dont Noémie Lvosky aura tiré un sympathique remake officieux récemment avec Camille redouble.

Sorti en bluray français chez Carlotta

Pour les fans de Coppola la vidéo de sa masterclass au Forum des images en lien ici