Dévoreur de pellicule monomaniaque, ce blog servira à commenter pour ceux que cela intéresse tous mes visionnages de classiques, coups de coeur et curiosités. Je vais tenter le défi de la chronique journalière histoire de justifier le titre du blog donc chaque jour nouveau film et nouveau topo plus ou moins long selon l'inspiration. Bonne lecture et plein de découvertes j'espère! Vous pouvez me contacter à justinkwedi@gmail.com, sur twitter et instagram

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mercredi 4 octobre 2017

Y'aura t'il de la neige à Noël ? - Sandrine Veysset (1996)


Une famille recomposée : un homme marié ailleurs et qui y retourne chaque soir, une femme qui a sept enfants de lui, la misère et la rudesse à la campagne et l'amour de cette femme pour ses enfants.

Sandrine Veysset signe un premier film tendre et authentique, succès inattendu et véritable phénomène à sa sortie. La réussite du film tient grandement à la personnalité de la réalisatrice au parcours initial pas destiné au cinéma. Sandrine Veysset suit des études de lettres à Montpellier quand elle assiste à la construction des décors de Les Amants du Pont-Neuf de Leos Carax (1991). Captivée elle traîne longuement sur le plateau au point d’être adoptée par l’équipe et finira par être engagée comme chauffeur de Leos Carax. Durant leurs trajets elle lui raconte avec passion ces souvenirs d’enfance à la campagne et celui-ci lui suggère d’en tirer un récit. L’idée évolue vers un scénario de film et toutes les étoiles s’alignent miraculeusement pour la novice lorsqu’elle recevra le soutien du producteur Humbert Balsan. Sandrine Veysset malgré son inexpérience a une idée très précise de ce qu’elle veut rendre à l’écran et, de la collaboration étroite avec la directrice photo  Hélène Louvart à la méticulosité des décors ruraux de Jacques Dubus en passant par le réalisme des travaux fermiers, tout concours à incarner au plus près ses souvenirs. 

 Le film tire une profonde tendresse d’un contexte difficile. On y suit une famille dysfonctionnelle vivant au gré des soubresauts d’un père (Daniel Duval) indigne. C’est un homme marié logeant sa « famille » illégitime dans des conditions austères, exploitant ses sept enfants sur son exploitation faisant subir à son épouse (Dominique Reymond) ses crises de violence et de jalousie. Cette mère aimante et protectrice constitue le soleil et le rempart à ses vicissitudes. Le scénario est sans trame linéaire si ce n’est accompagner le quotidien des personnages sur trois saisons. Chacune de ces saisons permet d’en savoir progressivement un peu plus sur la situation. L’été qui ouvre le film donne ainsi l’illusion d’une structure familiale classique, avant que la dureté et les absences du père (qui retourne chaque soir dans son foyer légitime) fassent comprendre cette cruelle recomposition. Ce sera ensuite l’automne comme révélateur du caractère réellement néfaste du père, la perspective étendue avec l’école montrant le ressenti des enfants face aux autres de cette vie. Enfin l’hiver verra le profond désespoir, des conditions encore plus difficiles et des idées noires assaillir la mère.

Tout cela pourrait donc être profondément déprimant si le fil conducteur ne reposait pas sur cet amour indéfectible entre la mère et ses enfants. Sandrine Veysset n’a de cesse formellement de surmonter la dureté des situations en capturant la candeur de l’enfance, jouer « au loup » ou à cache-cache et les rires qui accompagnent faisant oublier la misère ambiante de ce que l’on a sous les yeux. La complicité mère/enfants irrigue l’écran et l’on sent le travail de Sandrine Veysset pour la nouer puisqu’elle fit vivre le casting ensemble bien en amont du tournage pour rendre ce sentiment palpable. Là encore la construction du film fait merveille, la dévotion de cette mère (et l’idolâtrie des enfants en retour) se révélant par sa propre enfance douloureuse en orphelinat. 

Ainsi aucune difficulté ne pourra se mettre en travers de sa progéniture, la dureté ordinaire puis la nature profondément abjecte du père (le spectre de l’inceste rôde) renforçant cette colère et ce sentiment protecteur. Dominique Reymond est magnifique, alliant une dimension aimante et maternelle avec une dureté face à l’adversité mais aussi une profonde mélancolie en filigrane. Tout cela se résume dans une superbe dernière séquence de noël où elle réunit sa famille près d’elle. Cette vie difficile qui pourrait conduire à lâcher prise définitivement sera toujours dépassée tant que demeure l’espoir de voir se dessiner un sourire sur le visage de ces enfants. Et parfois il suffit d’une neige tombante le soir de noël pour se raccrocher à la vie. 

Sorti en dvd et bluray chez Carlotta

 

samedi 30 septembre 2017

Barberousse - Akahige, Akira Kurosawa (1965)


Etudiant en médecine formé aux méthodes hollandaises et promis à un poste à la cour, le jeune Yasumoto se retrouve dans un dispensaire pour ce qu’il croit être une simple visite. C’est pourtant là qu’il poursuivra sa formation, guidé par Barberousse, un médecin idéaliste luttant contre la misère et l’ignorance.

Barberousse est un film pensé par Akira Kurosawa comme une œuvre somme de sa vision du monde. Le film constitue son ultime incursion dans le jidai-geki avant longtemps (avec Kagemusha quinze ans plus tard), et marque la fin d’un cycle avec un dernier projet pharaonique pour la Toho et la fin de sa collaboration avec Toshiro Mifune. Barberousse s’inscrit dans un cycle de la misère initié par L’Ange ivre (1948), Les Bas-fonds (1957) et qui se poursuivra avec Dode’s Kaden (1970). Kurosawa adapte pour la seconde fois (après Sanjuro (1962)) Shūgorō Yamamoto avec son roman Akahige shinryotan paru en 1958. Le récit évoque donc le quotidien d’un vrai dispensaire pour pauvre ayant existé durant l’ère Edo. Des moyens pharaonique, un tournage de près de deux ans et une reconstitution historique maniaque de Kurosawa (reproduction à l’identique du dispensaire, de l’agencement de ses pièces et du rangement de ses médicaments, construction d’un quartier entier de la ville) seront paradoxalement au service d’un film profondément intimiste. On suivra le cheminement du jeune médecin Yasumoto (Yūzō Kayama) au contact de l’expérimenté Barberousse (Toshiro Mifune).

Le propos de Kurosawa n’est pas de nous apprendre à voir la pauvreté, mais de voir les destinées tragiques et les être qui s’illustrent sous le vernis misérable. La scène d’ouverture où Yasumoto visite contraint le dispensaire est parfaitement à propos, le personnage ne voyant que crasse, odeurs nauséabondes et conditions insalubres plutôt que ceux qui les subissent. Tout le parcours initiatique de Yasumoto consistera à surmonter ses propres fêlures (une ambition contrariée et une déception amoureuse) pour la mettre au service des pauvres dont la douleur finira enfin par éveiller son empathie humaine, et donc sa vocation de médecin. Kurosawa expose le personnage sacrificiel de Sahachi (Tsutomu Yamazaki), mourant au service des autres justement pour dépasser la tragédie de son existence qui se révèlera en flashback. L’expression de ces maux passe par les mots et se ressentent à travers le regard changeant de Yasumoto. 

La misère se raconte par ceux qui la vivent et Kurosawa orchestre tour à tour un flashback crépusculaire narré en voix-off par Sahachi, le silence étouffé d’un vieillard mourant et le récit bouleversant de sa fille. Kurosawa alterne le mélodrame ample et marqué par le destin pour le flashback (le tremblement de terre qui scelle le bonheur du couple), le cauchemar claustrophobe pour le dernier râle du vieillard et une mise en scène très étudiée alterne gros plan et plan d’ensemble pour les confessions de la fille. Ainsi s’affirme l’expression d’une misère dont la nature dépasse la simple dégradation physique ou le manque d’hygiène, et la mise en scène appuie constamment le regard de plus en plus impliqué de Yasumoto. Ce n’est donc qu’au bout d’une heure et demie que le disciple semble prêt à apprendre du maître (Kurosawa contrairement à L’Ange ivre endosse d’ailleurs le regard du disciple plutôt que le mentor) et endosse l’uniforme du dispensaire.

Barberousse est un passeur, un pivot et un idéal de dévotion suscitant l’admiration de Yasumoto. Ce personnage trop parfait sera la source de la rupture entre Kurosawa et Mifune en plus de bisbille financières puisque Mifune endetté ne peut rien tourner d’autre sur le tournage marathon et ne pouvant raser sa barbe. Le scénario a beau conférer à Barberousse quelques failles et actes répréhensibles (toujours pour la bonne cause malgré tout), l’interprétation bougonne mais toujours stoïque de l’acteur en fait une figure héroïque inaccessible. Cela donne cependant quelques moments jubilatoire quand Mifune nous rappelle son passif martial quand il corrigera une dizaine de voyous pour extirper une fillette d’une maison close. La tirade qui précède la mémorable raclée (Je suis docteur. Je ne vais pas vous tuer. Mais je risque de briser quelques os.) nous ramène à la truculence de Sanjuro tandis que la séquence magnifie la puissance de Mifune par la caméra en mouvement et le bruitage décuplé des os brisés. La bonté innée de Barberousse lui confère une hauteur moins immédiatement touchante que les autres protagonistes même si le charisme de Toshiro Mifune en fait une de ses interprétations les plus mémorables. L’émotion naîtra toujours de cette transformation des fêlures en énergie à consacrer aux autres, notamment celui de la jeune Otoyo (Terumi Niki) arrachée aux maltraitances d’une mère maquerelle. 

La fillette est tout d’abord un mur que Barberousse et Yasumoto amadouent avec patience et à nouveau son éveil nait de cette alternance entre ampleur et intimisme de Kurosawa. L’intime naît d’une belle idée formelle (le regard d’Otoyo brillant dans l’obscurité comme une humanité retrouvée), du quotidien et de la proximité (le montage jouant du contact visuel craintif puis complice) quand elle sera au chevet de Yasumoto malade. Cette conscience se mettra à son tour au service du monde qui l’entoure et Kurosawa endosse la pauvreté au-delà des murs du dispensaire quand Otoyo se liera d’amitié avec le garçonnet pauvre Petit rat. Cette bienveillance contagieuse concerne l’ensemble des personnages secondaires pour des instants très attachants (les servantes remplissant pudiquement l’assiette d’Otoyo car sachant que les restes iront à son ami) et s’incarne dans ce cri final dans le puits, une supplique à l’univers pour moins de souffrance dans ce monde. Akira Kurosawa signe tout simplement là un chef d’œuvre d’humanisme.

Sorti en dvd zone 2 français et bluray chez Wild Side 

 

mercredi 27 septembre 2017

Pilotes de chasse - Thunder Birds, William A. Wellman (1942)



Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans un camp d'entraînement de l'armée américaine, un élève pilote tombe amoureux de la fiancée de son instructeur.

Thunder Birds est un film de propagande pensé par la Fox pour surfer sur le succès de Un Yankee dans la RAF (1941). On inversera ainsi simplement le principe ici en faisant évoluer un anglais dans l’aviation américaine, le titre de travail du film étant d’ailleurs A Tommy in the U.S.A. Darryl Zanuck en écrit un traitement sommaire et engage William A. Wellman qui accepte la commande avec la promesse de pouvoir réaliser le plus personnel L'Étrange Incident (1943). Wellman est un vétéran de la Première Guerre Mondiale dans l’aviation et servi au sein de l'escadrille La Fayette. Cette expérience se manifesta dans plusieurs de ses films de guerre évoquant l’aviation, notamment Les Ailes (1927) un de ses chefs d’œuvres. 

 Thunder Birds s’attache ainsi à dépeindre la formation d’apprentis pilotes dans une base d’entraînement américaine. Une voix-off tonitruante nous présente ainsi les lieux qui vont faire de ces jeunes gens des « hommes » avec images imposantes des avions en vol, des recrues arpentant le tarmac. Cette ouverture amorce des pistes intéressantes et méconnues en montrant des chinois parmi le melting-pot de recrues mais ce ne sera guère creusé dans la suite du film. Le scénario en reste au récit d’apprentissage à travers la relation entre l’élève anglais Peter Stackhouse (Jack Sutton) et l’instructeur Steve Britt (Preston Foster). Le devoir à accomplir surmonte tous les écueils à ce cheminement où s’entremêle le professionnel (le vertige que doit affronter Peter pour devenir pilote) et l’intime avec un triangle amoureux entre Peter, Steve et la belle Kay (Gene Tierney).

 Aucune vraie dramaturgie ne se noue cependant autour de ces enjeux, les élans du cœur ne venant pas détourner du devoir mais contribuant à mieux le réaliser. La rivalité n’existe ainsi pas réellement, Britt mettant sentiments personnels de côté pour faire de Peter un pilote chevronné. Ce n’est pas un cheminement fait de conflits initiaux mais un fait établi immédiatement et du coup le film suit une sorte de ligne claire sans heurts pas très passionnante et qui n’évite l’ennui que grâce à sa brève durée. Les scènes de vol témoignent de l’expérience de Wellman en mêlant habilement prises de vues réelles, rétroprojection pour les plans rapprochés et usage plus ou moins réussies de maquettes (moins impressionnantes que celles des films de guerre de la Warner) notamment durant une séquence de tempête de sable. Il faut bien cela pour nous sortir de l’indifférence polie ainsi que quelques moments piquants (la scène de la Croix rouge, le bain de Gene Tierney) et un Technicolor chatoyant mettant en valeur le regard de Gene Tierney.

Sorti en dvd zone 2 français et bluray chez ESC

mardi 26 septembre 2017

La Fête à Henriette - Julien Duvivier (1952)

Deux scénaristes doivent écrire une histoire pour un nouveau film. Leurs inspirations contradictoires vont faire vivre des situations rocambolesques à leurs deux héros, Henriette et Maurice…

La Fête à Henriette s'inscrit dans une parenthèse plus légère pour Julien Duvivier qui alignera quatre comédies (Sous le ciel de Paris (1951), Le Petit Monde de don Camillo (1952) et Le Retour de don Camillo (1953)) en ce début des années 50. L'idée du film naît lorsque Duvivier patinera dans l'écriture d'un projet antérieur et décidera d'en réorienter le ton. Cela lui inspirera donc le postulat de La Fête à Henriette qui mettra en scène les atermoiements d'un duo de scénariste sur un film tout en mettant en image les situations et ruptures de ton qui en découlent. Dans le film les deux scénaristes sont incarnés par Henri Crémieux et Louis Seigner et là encore Duvivier ne va pas chercher l'inspiration bien loin pour les caractériser. Duvivier collabore avec Henri Jeanson au scénario, un partenaire régulier (ils travailleront ensemble sur huit films de Duvivier) avec lequel il entretient une relation de travail tumultueuse du fait de leur caractères opposés. Les penchants romantiques et humanistes de Jeanson s'opposent ainsi gout de la noirceur de Duvivier, symbolisé dans le film par la truculence optimiste d'Henri Crémieux et les élans tourmentés de Louis Seigner. Le film s'en amuse dans un joyeux second degré, les excès de violence et d'érotisme de certaines situations contrebalançant avec la bienveillance jamais loin de la niaiserie tant à travers le film dans le film que des vifs échanges des deux auteurs.

Le récit tisse une trame assez simple mais constamment bousculée par les contradictions des auteurs : la jeune Henriette (Dany Robin) est délaissée en pleine festivités du 14 juillet par son fiancé Robert (Michel Roux) obnubilé par une possible aventure avec une cavalière (Hildegard Knef), ce qui laisse le champ libre au voyou amoureux Maurice (Michel Auclair). L'ensemble est extrêmement ludique grâce à plusieurs idées formelles et narratives qui relancent constamment l'action. Le film se pose en pastiche outrancier de l'univers de Duvivier et du cinéma français au sens large. L'atmosphère de bal festive de ce 14 juillet ramène au début des années 30 et à certaines œuvres de René Clair comme Sous les toits de Paris (1930) ou Quatorze juillet (1933), des personnages furtifs évoquent les œuvres de Carné/Prévert (l'apparition funeste du Destin qui rappelle entre autre Les Portes de la nuit (1946)) et Maurice le bandit amoureux au grand cœur (et son opposition complice avec le flic joué par Daniel Ivernel) rappellera forcément Pépé le Moko (1935).

De manière générale, La Fête à Henriette n'est qu'une variation amusée d'une thématique de Duvivier sur la fatalité du destin. Il l'explicite et en rit ici en montrant les scénaristes marionnettistes de ce destin, invisible dans la tragédie menant ses personnages à leur pertes dans d'autres œuvres ou conceptualisé dans ses films à sketches (Un Carnet de bal (1937) en France ou encore Obsessions (1943) à Hollywood) dont le thème central amenait une cohérence d'ensemble. Rien de tout cela ici où l'on passe d'un genre à un autre sans prévenir avec une mise en scène se mettant au diapason. Quand le scénariste pessimiste se laisse aller à son attrait pour la violence c'est un festival cadrage en biais, de contre-plongée à la Orson Welles et d'imagerie baroque surchargée (le cirque fantasmé, les allées de statues antiques dans la maison que compte dévaliser Maurice) où cadavres et filles dévêtues s'exhibent sans discontinuer.

Lorsque l'optimiste prend le pouvoir c'est un romanesque tourbillonnant qui domine, Duvivier alternant les images de vraies festivités du 14 juillet et les tours de danse de son couple avec une ampleur qui capture à la fois l'allégresse de la ville (ces plans en plongée depuis les toits où l'on voit Paris animé) et celle des amoureux (la caméra accompagnant la danse de Dany Robin et Michel Roux tandis que l'arrière-plan se transforme pour figurer les innombrables rues qu'ils traversent). Et bien évidemment, une réplique cinglante viendra toujours railler les écarts de chacun des narrateurs (Qu'allons-nous faire de ce cadavre ?). La distance et les clins d'œil s'inscrivent parfois aussi astucieusement dans les dialogues tel ce moment où le scénariste pessimiste désespère de trouver une bonne histoire et lit des faits divers dans le journal dont il n'y a rien à tirer (et qui sont en fait les synopsis du Voleur de Bicyclette et Le petit Monde de don Camillo) tandis que hors-champ quelqu'un sifflote le thème musical de Fanfan la tulipe, grand succès du moment.

Si la facette ludique fonctionne à plein, ce côté éclaté (réellement audacieux dans le cinéma français de l'époque) ne parvient pas complètement à faire naître l'émotion. Cela est parfois dû à un certain manque de charisme des protagonistes qui ne transcendent pas le dispositif (Dany Robin et Michel Roux) ou alors à un drame qui ne s'installe pas avec assez de force au moment opportun (le destin de Michel Auclair). Du coup on saluera l'inventivité de l'ensemble sans pour autant s'être totalement senti impliqué, un écueil que parvient à éviter le génial remake que Richard Quine signera douze ans plus tard avec Deux têtes folles.

Sorti en dvd zone 2 français et bluray chez Pathé