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mercredi 21 avril 2021

Le Grand Chef - Chief Crazy Horse, George Sherman (1955)


 Le grand chef indien Red Cloud annonce en mourant à sa tribu qu'elle sera bientôt dirigée par un grand chef mais que ce dernier sera tué par l'un de ses guerriers. Le jeune Crazy Horse comprend à la suite de cette vision qu'il est le héros de cette prophétie. Les années ont passé. Crazy Horse épouse la jeune Black Shawl. Son propre cousin, Little Big Man, est jaloux de lui. Battu par Crazy Horse, il quitte la tribu et devient un soldat. Mais on apprend que les terres des Sioux possèdent de l'or. Les familles des Indiens sont massacrées. Les Sioux comprennent que Crazy Horse est le guerrier désigné et prennent le sentier de la guerre...

Le Grand Chef s’inscrit dans le courant pro-indien du western des années 50, et plus particulièrement pour le réalisateur George Sherman qui consacrera plusieurs films à ce thème : Sur le territoire des Comanches (1950), Tomahawk (1951) et Au mépris des lois (1952). Le Grand Chef nous dépeint donc le destin de Crazy Horse (Victor Mature), grand chef indien à l’œuvre dans l’union des tribus sioux et qui contribuera à la fameuse défaite du Général Custer à Little Big Horn. George Sherman l’inscrit dans une dimension mystique, mythologique mais également tragique avec sa destinée guerrière annoncée dès son enfance par une prophétie et des visions qui l’assaillent. Ce sont les moments les plus inspirés formellement et qui interviennent en début de film, porté par la présence de Victor Mature. 

C’est l’un des aspects intéressant tout au long du film, l’attitude va-t-en-guerre inflexible (mais déterminée par les traités non tenus des blancs) est-elle déterminée par ce destin ou alors par la croyance irrationnelle qu’en a Crazy Horse. Face à cela se dresse l’antagoniste Little Big Man (Ray Danton) traître au peuple sioux (et dans un traitement très différent du futur film d’Arthur Penn avec Dustin Hoffman) qui devance les évènements qui lui sont défavorable avec opportunisme, loin de ce mysticisme. Le peuple sioux est donc en sursis, l’ironie étant que ce seront les éléments naturels et la famine qui auront raison de lui en dépit des victoires guerrière de Crazy Horse. 

Ces éléments sont donc plutôt bien vus mais le film manque d’ampleur, de souffle et de vrais personnages charismatiques sortis d’un Victor Mature très juste entre l’homme qui doute et la figure de chef.  Le film ne décolle jamais réellement, les morceaux de bravoures sont timides et elliptiques (Little Big Horn simplement évoqué en dialogue) et le récit ne transcende pas le côté attendu de ce qu’il annonce en préambule. Cela se laisse regarder mais Sherman a fait bien mieux sur le sujet avec Tomawak justement.


 Sorti en bluray et dvd zone 2 français chez Sidonis

 

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